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Une publication de l'AED


AEDfocus
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UdM & Société
camerounaise

Qui enseigne à l'UdM ?One can compromise over programme but not over principle. Nkwame Nkrumah, Consciencism.
Sommaire
Numéro 0 - Juin 2005

Edito

Campus-EchosL'UdM au jour le jour
Stages des étudiants de médecine
Qui enseigne à l'UdM ?
Hommage au Professeur Josette NgeubouFocus

Se forger une marque et la communiquer

Diaspora-Echos

L'AAED au Canada
Sur les rives du Potomac (Washington)

Vu Par...

UdM & Société
De l'UdM aux Brasseries du Cameroun
L'UdM, 5 ans après

Partenaires

Visite du doyen de l'Université de Kinshasa
Coopération avec l'Université de Paris 13
Coopération avec le Centre Cardiologique de Monzino (Italie)

Dons

La Fondation Gacha offre un cabinet dentaire
Don de St Etienne au Lycée technique de Bafoussam

Babillard

Chargé de Patrimoine
Chargé de Projet
Chargé des Ressources Humaines
Agent en Communication
Assistante de Direction

Nous contacter

 EditoUdM.Comm, un outil qui vient à point nommé

Depuis que l'initiative AED-UdM est entrée dans sa phase opératoire avec l'ouverture, en l'an 2000, de l'Université des Montagnes, la question de la communication a constitué, il faut bien le reconnaître, un véritable maillon faible dans la formidable dynamique qui s'est enclenchée autour de cette initiative. En témoignent à suffisance les nombreuses interpellations qui nous sont régulièrement venues des amis et autres sympathisants désireux d'en savoir toujours davantage, mais qui butaient sur un site Web aux informations pas toujours mises à jour.

Et pour cause, nous nous sommes jusqu'ici reposés, pour communiquer, sur des organes de fortune, notamment des journaux locaux et privés, qui ont certes souvent parlé de notre initiative, mais de leur point de vue et selon leur propre programmation. Du coup, bien des événements ayant constitué de véritables temps forts dans la vie de l'UdM, fille aînée de l'AED, n'ont connu qu'une médiatisation fort limitée.


Ainsi en a-t-il été de la pose de la première pierre du bâtiment actuellement en cours de finition sur le campus définitif de Banékané et qui va abriter la Clinique Universitaire, de l'ouverture de la nouvelle bibliothèque entièrement informatisée du campus de Mfetom réalisée avec un financement de l'Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI), de l'inauguration de la Clinique Expérimentale de Chirurgie Thoracique réalisée en partenariat avec l'Université de Milan, et plus récemment de la rétrocession, au Lycée Classique de Bafoussam, des équipements transportés dans un container de l'UdM depuis Saint-Etienne en France, pour ne citer que quelques uns de ces temps forts.

Certes, dans le cadre de la Lettre publiée par l'AED-F, et que nous avons accueillie avec joie et admiration, quelques autres messages ont été passés. Et même les responsables de l'AED-F nous ont dit leur disponibilité à ouvrir les colonnes de cette Lettre aux informations générales sur l'initiative AED-UdM. Mais tout en appréciant cette offre à sa juste valeur, il nous a semblé qu'il pourrait être limitatif pour la grande famille AED-U
dM de passer par le canal d'une des associations-filles, fût-elle première-née, pour se faire connaître et communiquer avec le monde. Il nous a également semblé qu'une telle option pourrait être inhibitrice pour d'autres AED-Diaspora qui voudraient créer leur propre organe de communication avec leur périodicité et avec la possibilité de privilégier tel ou tel type d'information;

Aussi estimons-nous, pour toutes ces raisons, que l'UdM.Comm vient à point nommé pour combler un vide, celui de l'existence d'une voix officielle de l'AED-UdM et d'un moyen de diffusion, à large échelle, des multiples événements qui jalonnent l'existence de l'une et de l'autre.
En effet, il nous a paru important d'offrir aux amis et sympathisants de l'initiative AED-UdM, lesquels se font de plus en plus nombreux de par le monde, l'opportunité d'avoir part aux événements qui font le quotidien de l'Université des Montagnes ; de partager ses joies mais aussi de prendre connaissance des difficultés auxquelles elle est confrontée du fait de son caractère atypique et de sa philosophie pas toujours partagée, ni même comprise.
Cette ouverture aux réalités quotidiennes de la jeune institution qu'est l'UdM les prépare, à n'en point douter, à mieux la comprendre et à mieux l'aider.
L'UdM.Comm vient également à point nommé pour offrir à nos partenaires une source de référence à laquelle ils pourront désormais venir puiser les informations relatives à l'initiative AED-UdM, à sa situation administrative, à ses rapports avec le Ministère de l'Enseignement Supérieur, de même qu'à son plan de développement à court et à long terme, à sa politique de financement, à sa conception du partenariat, etc.
Mais notre ambition n'est pas de faire des amis, sympathisants et autres partenaires de l'AED-UdM de simples consommateurs d'informations produites par nous. L'UdM.Comm se veut aussi une tribune qui leur est ouverte et à partir de laquelle nous souhaitons les entendre s'exprimer, formuler des critiques, proposer des stratégies, commenter des initiatives, interpeller des responsables ou, plus simplement, donner des informations sur des sujets pouvant être de quelque intérêt pour l'initiative AED-UdM. Nous souhaitons que l'UdM. Comm soit un véritable lieu d'échange d'idées qui contribueront à faire de cette initiative un véritable succès.

En pensant plus spécialement aux différentes AED-Diaspora qui, à l'instar de l'Association pour l'Éducation et le Développement, France (AED-F) et de l'Association pour l'Aide à l'Éducation et au Développement (AAED, Canada) sont en cours de structuration, nous voulons affirmer que l'UdM.Comm constitue également un canal par lequel elles peuvent non seulement s'exprimer, mais également échanger leurs expériences quand bien même elles disposeraient de leur propre organe d'expression. C'est vraiment le cas ici de dire que l'abondance en la matière ne nuira pas.


En somme, l'UdM.Comm se veut un peu comme l'arbre à palabre sous lequel chaque partie prenante de l'initiative AED-UdM est invitée, comme autrefois dans nos sociétés traditionnelles, à venir non seulement poser des problèmes mais en même temps suggérer des réponses à même d'assurer à cette initiative un heureux développement.

Mais comment conclure cet éditorial sans exprimer nos remerciements certes, mais surtout notre admiration, à tous ceux qui se sont si généreusement impliqués dans la conception de cet organe de communication ainsi que dans la production de la matière qui y est offerte ?

Comment ne pas saluer ici la formidable équipe multinationale qui s'est mobilisée autour de l'idée une fois lancée de créer un lien entre l'initiative AED-UdM et ses nombreux amis et sympathisants?

Comment ne pas saluer toutes ces voix venues, tout spontanément, du Canada, de France, des Etats-Unis, du Cameroun pour prendre part - et avec quel professionnalisme et enthousiasme! - au débat d'où est sorti l'UdM.Comm, un produit de haute facture ?

En effet, à voir le nombre de messages échangés entre les uns et les autres depuis de longs mois, à voir la disponibilité et la générosité d'esprit dont les uns et les autres ont fait preuve devant les propositions et contre-propositions, à voir le nombre de collaborateurs qui se sont proposés pour rédiger des articles ou qui, une fois sollicités, ont volontiers accepté de le faire, il y a lieu d'affirmer que l'UdM.Comm est, de par sa mise en œuvre, à l'image même de ce que voudrait être l'AED-UdM, c'est-à-dire une initiative véritablement communautaire à laquelle chacun est appelé à apporter sa petite pierre.
Aussi il n'y a plus qu'à souhaiter que la dynamique ainsi enclenchée perdure afin que l'UdM.Comm contribue à faire de l'initiative AED-UdM un exemple de ce développement endogène dont le Cameroun, comme l'Afrique en général, a un si pressant besoin.

André Ntonfo, Secrétaire Général de l'AED
Yaoundé, Cameroun

Campus-EchosL'UdM au jour le jour !


L'Université des Montagnes compte actuellement trois cent vingt-neuf étudiants répartis sur deux facultés: la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) et la Faculté des Sciences Technologiques (FST). Les cours sont assurés du Lundi au Vendredi, de 7h45 à 17h15, parfois 18h et sont entrecoupés par des pauses de 15 minutes toutes les deux heures avec une grande pause pour le déjeuner qui peut durer une heure ou deux selon les facultés.

La plupart de nos enseignants viennent d'autres universités, nationales comme étrangères et les effectifs limités facilitent les rapports entre étudiants et enseignants. En FST par exemple, les enseignants ont la possibilité de connaître tous leurs étudiants ainsi que les difficultés qu'ils rencontrent pendant les cours. De plus, à la fin de certains cours, les étudiants ont la possibilité de donner leur point de vue sur le contenu et la qualité des enseignements. Ce qui est nouveau dans le paysage pédagogique camerounais. D'un sondage rapide auprès de quelques étudiants, toutes facultés confondues, il ressort d'ailleurs que ceux-ci n'ont aucun doute sur la qualité des enseignements qu'ils reçoivent, encore moins sur les compétences de leurs enseignants. Ils se plaignent cependant du rythme des cours qu'ils jugent un peu trop stressant, ainsi que des difficultés liées à une programmation rendue difficile du fait de la répartition géographique des enseignants. Globalement, tous sont unanimes sur le fait que leurs formations sont d'un niveau solide. En dehors des cours, le milieu estudiantin est animé par des clubs qui se créent au sein du campus, et qui s'expriment à travers des conférences et autres activités.
Henriette P. Ekoko dans la salle d'informatique de l'UdM Récemment, l'Association des Étudiants dans l'Éducation et la Santé (AEDES) a tenu une conférence sur la fabrication du yaourt et de la confiture. Les étudiants ont aussi leurs lieux de détente, tels que le laboratoire informatique connecté sur internet, une salle de projections cinématographiques au sein du campus qui projette des films le mercredi, et un restaurant universitaire géré par la mutuelle des étudiants, qui, entre autre activités, organise des rencontres sportives, opposant les étudiants dans des matchs de football et de handball féminin et masculin tous les week-ends.

Somme toute, la tendance quotidienne de la vie estudiantine se résume en peu de mots: Etudes, Loisirs et Solidarité.

Henriette P. EKOKO
Faculté des Sciences et de Technologie II
Bangangté, Cameroun

Les étudiants de la FSS en stages

Commencé en mi-février, le stage clinique des étudiants des 4e et 5e années de médecine touche à sa fin. D'une durée de 4 mois, ce stage se terminera d'ici la mi-juin par un examen clinique et une épreuve orale devant un jury.
Depuis trois mois, les médecins en herbe de l'UdM, répartis dans les hôpitaux protestants de Bandjoun (Mbouo) et Bangwa, ainsi qu'à l'hôpital provincial de Bafoussam et Ad Lucem de Mbouda, se sont formés à l'ombre de leurs pairs et bientôt confrères, aux réalités quotidiennes de la vie de médecins. Au cours de ce stage, l'accent est mis sur le développement des compétences en gynécologie, obstétrique, chirurgie et pédiatrie.

Qui enseigne à l'UdM ?

Qui enseigne à l'Université des Montagnes ? Telle est la question qui brûle les lèvres de tous ceux qui foulent pour la première fois le sol du campus de l'UdM. Sa position géographique éloignée des métropoles camerounaises, l'allure modeste des locaux et enfin la conscience du coût que peuvent valoir les installations de facultés enseignant la médecine ou la technologie, suscitent ce genre de questionnements. Pour la 'petite histoire', un étudiant de première année me raconte au sujet de la modestie des locaux : " Je devais prendre une inscription à l'UdM depuis l'année dernière… Mais j'avais renoncé au vu des bâtiments qui ne correspondaient pas à une université sérieuse dans mon esprit. Je m'attendais à voir des grands bâtiments vitrés comme on en trouve ailleurs. C'était pour moi une énorme déception. C'est à travers les témoignages des anciens étudiants que j'ai résolument décidé de déposer ma candidature à l'UdM ". Comme quoi, plus qu'à la qualité de ses enseignements, c'est à l'allure de ses bâtiments que le public camerounais se fait une idée de l'institution.

Depuis le démarrage des cours à l'UdM, l'opinion publique nourrit quelques doutes sur la qualité des enseignements qui y sont donnés. Et pourtant, s'il est une chose clairement établie aujourd'hui par de nombreux observateurs, c'est bien que, à l'UdM, les enseignements sont de très bon niveau. Ce ne sont ni les anges, ni les génies des montagnes qui les dictent, mais bel et bien des enseignants qui arrivent des quatre coins du Cameroun et du monde. Nous pouvons les classer en trois catégories :
1. Les enseignants permanents, essentiellement des médecins et des pharmaciens expérimentés, installés dans des structures privées, et des professeurs des Universités d'Etat du Cameroun et d'ailleurs, à la retraite ou encore en activité.
2. Les enseignants vacataires également employés par les Universités d'Etat le plus souvent.
3. Les enseignants missionnaires, expatriés, camerounais mais aussi des Africains vivant à l'étranger ou encore des enseignants, formateurs ou chercheurs de toute nationalité désirant participer au projet. Il est important de souligner l'énorme travail qu'effectuent à ce niveau les Doyens Assesseurs des deux facultés actuelles pour recruter des enseignants, et plus particulièrement en France. Le Président de l'AED, qui est lui-même un professionnel de la santé, recrute nombre de ses pairs pour l'UdM. Et il en va ainsi de l'équipe d'Italiens qui a créé un laboratoire de chirurgie expérimentale sur le campus.

Bien sûr, l'harmonisation des programmes avec des enseignants venus du monde entier relève parfois d'une véritable gymnastique téléphonique mais l'harmonisation est nécessaire afin de permettre un déroulement des enseignements sans heurt. Le projet UdM, mis en place par l'AED, est une initiative originale, on le voit, en ceci qu'il ne repose sur aucune structure étatique ou ecclésiastique comme c'est très souvent le cas des Universités privées en Afrique. Il puise essentiellement son énergie et sa force dans les efforts, souvent immenses, des hommes et des femmes de bonne volonté qui croient à une autre Afrique, celle qui se prend en charge et se réinvente. C'est justement dans cet esprit que les enseignants partagent leur savoir avec les étudiants de l'UdM. Un cadre agréable, reposant, loin du stress des grandes agglomérations et propice à l'activité intellectuelle les accueille, qui pour une semaine, qui pour deux semaines, suivant les disponibilités des unes et des autres.
Des étudiants en pharmacie avec leurs enseignants A ce propos, le Professeur Abolo Mbenti de l'Université de Yaoundé I, nous a confié après son premier passage : " J'arrive à tenir sept heures d'enseignement en une journée, c'est incroyable. Le climat est propice et les enfants sont particulièrement encourageants. Il est vraiment agréable de travailler avec eux. J'ai la nette impression que la conscience du lourd sacrifice dont les parents font preuve, leur confère une posture qui incite irrésistiblement à toujours partager. Ce qui est loin d'être le cas avec nos étudiants de Yaoundé ". Par ailleurs, la grande diversité d'horizons des enseignants favorise indubitablement l'ouverture d'esprit chez les étudiants.

Mais les défis de ce système sont réels car si des enseignants venant de tous les horizons constituent une richesse, cette dernière se révèle souvent difficile à gérer lorsqu'il s'agit de planifier, de programmer les enseignants en respectant désirs et impératifs des uns et des autres.

Après quatre années d'enfantement difficile, l'UdM s'engage résolument à tenir le profil d'une institution à la hauteur de ses ambitions. Des efforts considérables se font en vue de l'amélioration et de la maîtrise de son système pédagogique, lequel connaît quelques difficultés au niveau de la programmation du fait de l'appartenance de certains enseignants à d'autres institutions qui, faut-il le rappeler, ne leur facilitent pas toujours les choses.

A la faveur de la situation légale dont jouit l'UdM aujourd'hui, les démarches s'intensifient auprès des diverses institutions partenaires, notamment l'université de Yaoundé 1 et bien d'autre, afin de faciliter les échanges d'enseignants et même d'étudiants. Comme quoi, la mise en application des accords spécifiques avec les partenaires sera, à n'en pas douter, le sésame qui inaugurera un nouveau concept des programmations.

Anselme Nzoko
Service de la scolarité, Université des Montagnes

Bangangté, Cameroun

Hommage au Professeur Josette Ngeubou

La nouvelle du décès de la Pr. Josette Ngeubou membre du Bureau Exécutif de l'AED est tombée telle un couperet. Ses obsèques ont eu lieu le samedi 30 avril à Bapa.
La Vice-Doyenne de la Faculté de Droit de l'Université de Yaoundé II à Soa était une militante convaincue du projet UdM et ne se faisait jamais prier pour apporter sa contribution à toute action qui pouvait faire avancer l'UdM.
May your soul rest in peace !

 


FocusUdM : Se forger une marque et la communiquer

Une première promotion de l'Université des Montagnes est sur le marché du travail. Dans deux ans, les premiers médecins formés par l'UdM seront à pied d'oeuvre. Un peu partout, des Camerounais et d'autres citoyens du monde se mobilisent pour soutenir cette initiative unique en son genre, celle d'une université créée et entièrement gérée par une association. Des médias ont déjà consacré des reportages sur l'Udm et on pourrait citer à profusion des faits saillants qui montrent que le projet prend au fil des jours de l'ampleur. Dès lors, il devient nécessaire de penser et de mettre en oeuvre un plan de communication autour de l'UdM. Il s'agit d'affiner des messages et de les amener à un public cible (personnel, médias, étudiants, membres du réseau de soutien, institutions gouvernementales, universités partenaires, donateurs…) pour atteindre nos objectifs. Mais, que gagne l'UdM en investissant le champ de la communication institutionnelle ?

L'UdM fait indéniablement partie du paysage universitaire du Cameroun. Toutefois sa jeunesse et son statut ne lui assurent pas encore la même visibilité que celle des universités d'état, les plus anciennes installées dans le pays. Elle ne bénéficie pas non plus du parrainage d'une institution établie avec de puissants relais comme c'est le cas de l'Université Catholique. Pour se faire connaître davantage, l'UdM a donc besoin d'aller vers le public et les institutions, en utilisant des moyens qui sont à la hauteur de ses ambitions.

L'UdM évolue auprès d'autres établissements d'enseignement supérieur. Dès lors, il est important de se faire une image de marque (brand) dans le paysage local, régional, africain et même mondial. Dans un contexte où la publicité et les techniques de marketing communicationnel sont de plus en plus utilisées, l'UdM ne saurait faire bande à part et continuer sa croissance tout en ignorant l'urgence d'une stratégie d'image cohérente. A cet égard, l'attractivité des outils de communication qu'elle mettra en œuvre est une donnée primordiale pour véhiculer ses messages. Cette stratégie se déploie au moyen d'outils tel que l'internet, les prospectus, une action concertée en direction des médias, une présence accrue de l'UdM dans les lieux d'échanges de savoir (colloques, concours inter-universitaires…) etc. UdM.Comm fait désormais partie de cette panoplie.

Dans le contexte social qui est le nôtre en Afrique, l'UdM se veut aussi porteur d'un enseignement qui donne sens. Elle a été créée pour répondre à l'impératif d'améliorer les conditions de vie et d'être au monde du peuple africain, tout en valorisant le potentiel humain en vue d'assurer un développement local répondant aux besoins de nos territoires. A cet égard, elle se doit de communiquer sur le sens de ses actions et peut rallier plusieurs donateurs/sympathisants à cette cause. La manière dont le projet se met en œuvre, à savoir l'internationalisation progressive du soutien que l'UdM reçoit, est la preuve vivante d'un message qui circule et se transmet : Celui d'une Afrique renaissante qui se prend en main et qui "s'approprie le savoir technologique", tout en assurant les modalités de son transfert ; mais aussi d'une Afrique qui d'emblée veut partager avec le reste du monde son savoir faire.

Etre présent auprès des divers publics, c'est aussi mettre à disposition la bonne information au moment opportun. Les étudiants sont avides d'information sur le contenu des enseignements, les donateurs sur les projets en cours et les besoins futurs. Partout dans le monde, les personnes prêtes à donner un peu de leur temps pour un enseignement à l'UdM aimeraient savoir comment ils peuvent se rendre utiles. Le journaliste qui rédige un papier sur l'UdM a besoin, quant à lui, d'un site web pour sa recherche. On pourrait facilement allonger la liste.

Une communauté internationale s'est constituée autour de ce projet. Elle ne cesse de grandir. Des synergies transcontinentales et transculturelles se mettent en place. Il importe d'encourager ces initiatives, de les valoriser et d'assurer une meilleure circulation de l'information. Cela participe du renforcement du sentiment d'appartenance au projet UdM. Cependant, comment parvenir à relever les défis inhérents à une communication performante ?

Une action isolée ne suffit pas...

Une équipe au sein de l'AED avec pour mission de penser et de mettre en oeuvre la stratégie de communication de l'UdM est certainement utile. Toutefois, il faudra bien confier une partie du travail aux professionnels de la communication et du marketing. A terme un poste de chargé de marketing et communication au sein de l'UdM-AED est à souhaiter. Tout ceci nécessitera des ressources financières et un encadrement adéquat.

Mais la principale force d'un plan de communication reste avant tout les membres mêmes du réseau. Des étudiants à ceux qui se mobilisent partout dans le monde en passant par le personnel de l'UdM, chacun est le meilleur agent de communication du projet. Il s'agit alors simplement d'en parler dans son entourage. Mais aussi, chacun est invité à participer aux organes de communication de l'UdM-AED. D'ailleurs, UdM.Comm ne vivra que s'il est alimenté par toutes et tous. Diffuser le journal autour de soi -sa vocation est de circuler sans aucune retenue-, faire remonter à la rédaction ce qui se fait dans son milieu pour l'UdM, envoyer des commentaires et suggestions, voilà quelques exemples d'actions que chaque sympathisant, où qu'il soit est invité à poser. Cela permettra à UdM.Comm de mieux répondre au besoin d'information, de soutien et de valorisation des initiatives de mobilisation qui se font partout dans le monde.

Le chantier de la communication de l'UdM est immense mais à notre portée. Si on l'aborde avec sérieux et "professionnalisme", les retombées n'en seront que plus grandes. Vous êtes toutes et tous invités à ouvrir grand les yeux et à tendre les oreilles, pour repérer autour de vous des talents en publicité, photographie, marketing, développement web, création graphique, web-design, relation publique, rédaction… Vous-même peut-être êtes de ceux-là ? Ces talents sont nécessaires pour réussir ce que nous construisons. L'UdM se fait avec vous, par vous et pour nous tous.

Noël Toche Mbah
Montréal, Canada

 

Diaspora-Echos Portrait de l'AAED au Canada

L'Association pour l'Aide à l'Education et au Développement (AAED) a été fondée en 2003 par un groupe de Camerounais vivant au Québec. Bien que sa création ait été inspirée par l'existence de l'AED au Cameroun avec qui elle partage par ailleurs une même vision, l'AAED est un organisme à but non lucratif distinct et autonome enregistré selon les lois du Québec et du Canada. Elle est basée à Montréal (Québec) et sa vocation est de soutenir des initiatives dans les domaines de l'éducation, de la santé et du développement au Cameroun, en Afrique et ailleurs dans les pays du Sud.

L'AAED a pour objectifs la collecte ou l'acquisition de matériel pédagogique neuf ou usagé (livres, ordinateurs, matériel de laboratoire, médicaments, etc.) au profit d'établissements d'enseignement ou de santé dans les pays en développement, la mise en place de partenariats avec divers organismes du Canada pour des projets conjoints dans les pays du Sud ainsi que la sensibilisation du public principalement canadien, à la lutte contre la pauvreté dans ces pays.
L'AAED a embrassé dès sa création, la cause de l'Université des Montagnes (UdM) dont elle est devenue l'un des principaux groupes de soutien en Amérique du nord. Elle a établi dans ce sens un partenariat formel avec l'AED au Cameroun afin de répondre aux exigences de la législation canadienne. De fait, l'essentiel des activités actuelles de l'AAED est orientée vers le parrainage de l'UdM.

L'AAED est actuellement dirigée par un Conseil d'administration de 25 membres dispersés au Canada et aux Etats-Unis. Sa gestion est assurée par un Comité Exécutif de 5 membres. Le CA et le CE rendent compte à l'Assemblée générale annuelle composée d'une quarantaine de membres. L'AAED est financée par les cotisations des membres, les dons en nature ou en espèces des sympathisants et généreux donateurs sans qui elle ne saurait mener ses projets à terme.

Depuis 2003, l'AAED a noué des contacts avec des donateurs potentiels comme l' "Association des Parlementaires Québécois Cultures à Partager de Chicoutimi" afin de faire acheminer des livres au Cameroun. En 2004, elle a établi des contacts avec diverses institutions universitaires et bibliothèques municipales pour collecter du matériel pédagogique et autres équipements. En janvier 2004, l'UdM a reçu un premier envoi de livres recueillis par des membres de l'AAED.

L'AAED a également parrainé le projet d'informatisation de la bibliothèque de l'UdM réalisé en 2004, avec un financement de l'Agence Canadienne pour le Développement International. Elle a aussi initié des actions d'information auprès du public canadien et de la communauté Binam, une association regroupant des Camerounais basés au Québec. A moyen et long termes, l'AAED envisage plusieurs projets et actions, comme la poursuite de la collecte de matériel pédagogique, la recherche de partenariats au Canada pour l'UdM, le développement d'un programme de coopération permettant aux compétences de la diaspora d'effectuer des missions (enseignement, recherche, formation) à l'UdM, un appui à l'UdM et à l'AED (expertise, recherche de financements, montage de projets etc.) et enfin l'organisation d'activités de levées de fonds pour financer ses projets.
La bibliothèque universitaire de l'UdM est entièrement informatisée... Pour contacter l'AAED :
Dieudonné Mouafo, Coordonnateur (dmouafo@hotmail.com)
Nouepeyiô Kom, Chargé des communications (nkom@videotron.ca)
AAED, C.P. 79008, Gatineau (Québec), CANADA, J8Y 3Y0.
Téléphone :
+ 1 819 770 8089


Sur les rives du Potomac
(extrait d'un texte publié sur http://www.icicemac.com)

Profitant du début de la pause de printemps, Ambroise Kom décide de descendre passer quelques jours chez Célestin Monga dans la banlieue de Washington D.C. En discutant avec lui, Célestin dit avoir invité quelques amis des environs, de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International à venir partager un pot et demande à Ambroise de bien vouloir présenter l'UdM, sa genèse, ses objectifs fondamentaux ainsi que l'état d'avancement du projet. Lui, de son côté, avait pris soin de reproduire les images d'un diaporama sur l'UdM envoyé par Homère Nkwawo depuis Paris pour le distribuer à ses invités afin de leur donner une idée de la matérialité de l'UdM. Le Samedi 5 mars 2005, la résidence familiale de Célestin Monga devient ainsi l'espace d'une rencontre entre l'UdM à Bangangté et des Camerounais de la banlieue de Washington.

Les invités à cette causerie - qui prendra cependant un tour plutôt formel !- sont une trentaine. Ambroise Kom raconte donc l'UdM, jusqu'aux difficultés que rencontrent ses promoteurs face à une administration qui utilise l'arme réglementaire contre tout ce qui semble échapper à l'initiative étatique. On apprendra ainsi qu'au Cameroun, une autorisation - ministérielle - de création ne permet pas d'ouvrir et qu'une autorisation d'ouverture, tout autant ministérielle, ne permet pas de fonctionner. Et de fait, la démultiplication des procédures administratives, après le vide juridique qu'une loi sur les établissements privés est venue combler en 2002, sans vraiment cependant tracer les modalités de son application, est l'un des grands défis que l'UdM doit surmonter.

Face à une logique perverse de monnayage des diplômes et des concours, l'autre défi de l'UdM est d'inculquer aux étudiantes et étudiants une véritable éthique du travail. L'ambition de l'UdM est de devenir un pôle de développement en mettant sur pied des structures pouvant servir les intérêts de la formation tout en rendant des services à la communauté : laboratoire d'analyses médicales, atelier de dépannage d'équipement biomédical, clinique universitaire, etc.
L'UdM a été créée dans le contexte de crise économique des années 1990, marqué par l'effondrement du système éducatif camerounais jusqu'alors dominé par l'État, et suivi par un exil des étudiants à un âge de plus en plus précoce alors que cette crise a en même temps accéléré la fuite des cerveaux. Dès lors, l'UdM donne aux étudiantes et étudiants camerounais, destinés à l'exil, la possibilité d'avoir une formation de qualité, à un coût raisonnable et ce, sans quitter le pays. La formation de qualité est assurée par une solide conception des programmes, par un recrutement sur concours, mais aussi par une ouverture sur le monde qui se traduit par une coopération multiforme avec des universités africaines et européennes.

Si l'UdM est une vraie réponse à la demande grandissante d'éducation après le baccalauréat, à laquelle l'Etat seul n'est plus en mesure de répondre, elle offre aussi un début de réponse aux questions que pose la fuite des cerveaux: celle de la mise au point d'une stratégie pour intégrer la diaspora camerounaise ou africaine à un projet local à l'heure d'un transnationalisme toujours grandissant. La diaspora a répondu à l'appel de l'UdM en contribuant de manière décisive à la fourniture d'un matériel de pointe mais aussi en apportant son expertise dans la formation. En clair, plus besoin de résider au pays pour contribuer à son développement. La résolution progressive de l'imbroglio bureaucratique, la mise sur pied d'une infrastructure offrant un cadre toujours plus adapté à la formation et à l'intégration du potentiel de la diaspora dans tous les aspects de la vie de l'UdM permettront à cette université d'initiative communautaire de réaliser pleinement son ambition, qui consiste, selon le mot d'Ambroise, à transformer l'expérience de la vie en savoir opérationnel et adapté aux réalités camerounaises dans la perspective d'une amélioration des conditions de vie.

Les discussions faisant suite à l'exposé d'Ambroise Kom ont été pour la plupart informelles, s'insérant entre boissons et excellente cuisine camerounaise (pas besoin de résider au pays pour savourer les délices du ndolè ou du taro !). Quelques interventions ont rythmé la soirée. Samuel Dongmo, directeur de BioInformatics à l'Ecole de Médecine de l'Université du Maryland et Fondateur du portail AllCameroon.com, a proposé de participer à une refonte totale du website de l'AED et de l'UdM pour le mettre à la hauteur des ambitions du projet. Il a également offert ses services pour faire un reportage sur le AllCameroon.com, un site d'informations générales qu'il a créé et qu'il gère, afin d'améliorer le support technologique local et d'explorer les possibilités d'un partenariat avec l'Université de Baltimore dans le Maryland.
Pour ce qui est du Website, Samuel Dongmo est aussitôt invité à donner un coup de main à la commission qui est déjà à pied d'oeuvre pour son 'relookage'. Consciente du déficit de communication, l'Association pour l'Education et le Développement, (AED), promotrice de l'UdM, vient de lancer UdM.COMM, son organe de communication officiel. La collaboration avec l'Université de Maryland sera évidemment la bienvenue !


"Chaque génération découvre sa mission, l'accomplit ou la trahit", a martelé, citant Fanon, Albert Zeufack, économiste de la Malaisie à la Banque Mondiale. Il a demandé ce que l'audience pouvait concrètement faire pour aider l'UdM. Michel Leno, opticien, a en partie répondu en suggérant que l'AED-F en France ou l'AEED au Canada étaient des structures existantes qui pouvaient déjà canaliser les bonnes volontés soucieuses de contribuer à la mission de l'UdM. Pour terminer, Salomon Samen a pris la parole pour introduire le doyen des Camerounais à la Banque Mondiale, Michael Azefor. Ce dernier a félicité Ambroise pour sa contribution à l'éducation et aux réalisations de l'UdM. Le défi, selon lui, revient à choisir entre organisation ou agonie. Et l'UdM dépasse le stade des lamentations pour entreprendre d'organiser une réponse concrète et adaptée à son environnement. Pour les invités de cette soirée, les initiateurs de l'UdM sont passés du stade des beaux discours à celui de l'action. Voilà qui peut raisonnablement nous enthousiasmer, a affirmé Michael Azefor ! Mais l'enthousiasme est aussi porteur de défis et parmi eux, l'un des plus immédiats semble être la nécessité d'avoir les figures de nos sœurs, de nos mères, de nos filles ou de nos compagnes sur la prochaine photo du Conseil d'orientation qui tient lieu de Conseil d'administration de l'UdM !


Cilas Kemedjio, Rochester, USA


 

Vu par...
L'UdM au miroir de la société camerounaise

D'après un adage Bamiléké, le danseur est mal placé pour lui-même apprécier son pas de danse. Le regard de l'autre lui renvoie ainsi le reflet de son art et l'incite à mieux régler sa mesure. Il en est du danseur comme de tout individu ou institution. Poser la question de savoir comment l'aventure 'Université des Montagnes' (UdM) est perçue à différents niveaux de la société camerounaise est donc particulièrement utile. Cela participe de l'impérieux besoin d'évaluation indispensable à qui veut avancer ou, éventuellement, réorienter ses objectifs.

Tout d'abord, remontons à l'origine, au contexte de la naissance de l'UdM. Jusqu'en 1993, le paysage universitaire au Cameroun se constitue d'une seule université, à Yaoundé, et de plusieurs grandes écoles réparties sur quatre principaux sites : Dschang, Ngaoundéré, Buéa, Yaoundé II et Douala. A l'orée des années 90, ce modèle, mis en place en 1962, copie conforme du système français, ne tient plus. Il succombe sous les effectifs, des infrastructures obsolètes et de mauvaises conditions de travail pour les enseignants. Impuissant, l'Etat répond à la demande d'une formation de qualité par des mesures impopulaires : suppression de la bourse étudiante, des facilités de transport et de logement, abandon des parents et de leur progéniture aux affres de la crise économique… A l'époque, l'Université de Yaoundé est un terrain miné. La pétaudière échappe au contrôle des pouvoirs publics et les étudiants transforment le campus en foyer de contestation politique. Sous la contrainte, le Président de la République ouvre le jeu politique, en même temps qu'il entreprend une réforme du système universitaire.
Dans la foulée, le Renouveau, nom de baptême du régime Biya relâche son étreinte sur divers secteurs de la vie nationale jadis fermés à la concurrence. C'est le cas de l'Audiovisuel et de l'Enseignement Supérieur. Radios et institutions privées d'enseignement supérieur se multiplient et attestent de la soif des Camerounais de penser leur société autrement, de sortir du monolithisme. Cette brusque irruption du privé dans le pré carré du public n'entrait cependant pas dans les scénarios du pouvoir et n'obéissait manifestement pas à une réelle volonté de dégraisser le mammouth que constituait l'université et de moderniser le système universitaire.

En effet, l'objectif caché de la réforme du 19 janvier 1993 qui dote le Cameroun de cinq nouvelles universités d'Etat, participait de la volonté de casser un front politique, celui des étudiants concentrés à Yaoundé. Par conséquent, l'entrée du privé dans l'univers de l'enseignement supérieur, n'est pas forcément perçue comme un enrichissement par un pouvoir qui n'avait en fait jamais renoncé à contrôler les espaces intellectuels. La fièvre des années de braises passée, le Renouveau s'applique méthodiquement à restaurer l'ordre ante bello, au travers d'artifices juridiques et administratifs. L'ostracisme envers les universités privées laïques est du même ordre que l'hostilité gouvernementale envers les entreprises audiovisuelles, autres espaces de pensée et de formation du citoyen.

Il importait de faire ressortir ce décor afin de mieux comprendre la place des universités privées dans l'environnement politique au Cameroun. Au sommet de l'Etat, l'expérience est diversement appréciée. Quelques institutions jouissent, de la part des pouvoirs publics, d'un préjugé favorable. C'est le cas de l'Université Catholique d'Afrique Centrale (UCAC) qui bénéficie du prestige de l'Eglise catholique. L'Église en effet, peut revendiquer un passé, jugé élogieux, dans le domaine de la formation et de l'encadrement de la jeunesse. On la crédite de sérieux, de sens des responsabilités et de souci de l'intérêt général dans la gestion de ses écoles et de ses collèges. Malgré l'image de désolation qu'offre actuellement les secteurs des écoles catholiques, l'Église continue à afficher un attachement à ces qualités qu'elle a, théoriquement, en partage avec l'État. L'enseignement supérieur protestant bénéficie du même préjugé. Tout autre est le regard des pouvoirs publics sur les initiatives privées laïques. Les promoteurs privés qui ont frappé à la porte du niveau supérieur viennent pour l'essentiel du secondaire. Certains, bien sûr, ont brillé par des errements : recrutements sans autorisation, filières non autorisées, sureffectifs, monnayage des épreuves, précarité des conditions de travail ou autres dérives.
Etudiants en médecine lors des travaux pratiques La peur des dérapages peut ainsi expliquer en partie la peur du Gouvernement pour l'innovation. Les pouvoirs publics ont besoin d'être rassurés. Noble dans son principe, la prudence observée au Ministère de l'Enseignement Supérieur est cependant entachée de suspicion. Si la question obsédante dans les cercles du pouvoir est de savoir qui est 'derrière l'affaire', c'est sans doute avant tout pour mieux s'assurer de la 'loyauté' du promoteur vis-à-vis du Renouveau. De plus, l'investissement dans l'éducation est d'abord affaire de business, de sorte que la 'cote' des promoteurs est fonction de leurs libéralités pendant les opérations de collecte de prébendes pour le financement des causes ou des activités favorables aux dignitaires du régime. L'appartenance aux cercles du pouvoir rassure le régime en place et prémunit les promoteurs contre les éventuelles tracasseries administratives et les pressions fiscales. Or, dans le cas de l'UdM, la multitude des promoteurs et le caractère collégial de sa gestion complique sa lisibilité.
Qui est derrière l'Association pour l'Education et le Développement (AED), promotrice de
l'UdM ? La question taraude les cercles au pouvoir. En remuant les papiers et en scrutant l'environnement, on arrive à associer au projet des noms qui ne sont pas réputés proches du régime en place. Ils ont le 'défaut' des fonceurs, des iconoclastes. Dans le passé, au sein de l'Université de Yaoundé, leur indépendance d'esprit, leur attachement aux valeurs universitaires et leur refus du carriérisme leur a valu des démêlés avec certains de leurs pairs et les foudres du pouvoir. Quelques uns se sont réconciliés avec lui mais les rancœurs de l'époque n'ont pas pris une ride.
Il faut cependant distinguer entre le regard de l'homme de la rue et celui du gouvernement. Au niveau de l'opinion publique, la querelle des autorisations et des conventions concernant le fonctionnement de l'UdM, les balbutiements de l'administration, le vide juridique et les sorties intempestives de différents ministres de l'Enseignement supérieur dans les médias, ont davantage contribué à brouiller sa perception de l'UdM. Les pouvoirs publics ont peut-être réussi à passer à une partie de l'opinion publique, la conviction que les choses importantes comme l'éducation ne peuvent être gérées que par l'Etat ou avec son aval.

Travaillée par de nombreux articles de journalistes mal intentionnés ou tout simplement mal informés, une partie de l'opinion s'est aussi laissée convaincre par le fait que l'UdM serait une université tribale ; le caractère tribal étant aux yeux de ses détracteurs renforcé par son implantation géographique ainsi que par la mobilisation de la communauté de l'Ouest autour de l'institution. Dans un pays habitué, depuis Lamberton, à tout lire sous le prisme tribal, une telle assertion passe d'autant plus facilement que le projet n'est pas toujours encadré par une stratégie de communication permanente en direction de ce public : de ce côté, l'UdM a du pain sur la planche.
Une frange croissante de Camerounais échappe à cette perception trop rapide et partisane dès lors qu'ils prennent la peine de percer le flou entretenu par les pouvoirs publics. La personnalité, la carrière des promoteurs et des enseignants, choisis parmi les meilleurs dans leur spécialité et souvent issus de la diaspora, le témoignage des parents privés par le passé de l'affection de leurs enfants contraints à l'exil et, surtout, le caractère innovant de l'expérience en cours à Bangangté contribuent à améliorer l'image de l'UdM auprès des élites bien-pensantes. Projet culturel et éducatif, l'UdM prétend rompre avec la simple récitation des savoirs importés d'ailleurs, en assurant également la réhabilitation de nos savoirs ancestraux. L'UdM se veut aussi un projet de développement qui ambitionne de dispenser une formation tournée vers les problèmes concrets de développement.
Concevoir l'université comme un fait culturel et un projet de développement ne devrait pas à priori susciter réticence. Ce mouvement de sympathie qui se nourrit principalement de l'échec du système universitaire public mérite d'être soutenu et mieux expliqué. Pour l'instant, les sympathisants se recrutent parmi les députés, les enseignants, les magistrats, des ministres et anciens ministres… Mais il importe que la société civile camerounaise se mobilise davantage autour de cette expérience originale qui entre en rivalité avec un modèle post-colonial synonyme aujourd'hui d'échec.

François Xavier Luc Deutchoua, Yaoundé, Cameroun

De l'UdM aux Brasseries du Cameroun : Le témoignage d'un diplômé de la première 'Génération UdM'.

Je m'appelle Simplice DOUNGMO YEMELONG. J'ai 24 ans et je suis né à Mbouda dans l'Ouest-Cameroun. En juin 2000, j'ai obtenu un baccalauréat scientifique à Yaoundé. A l'automne de la même année, je me suis inscrit à l'Université de Yaoundé I où j'ai fait une année d'études en physique. Je suis ensuite entré à la Faculté des Sciences et Technologie (FST) de l'Université des Montagnes (UdM) pour suivre la formation Informatique et Réseaux sur trois ans. Voici comment je me suis retrouvé à l'UdM et à mon premier poste d'informaticien aux Brasseries du Cameroun.

Un jour, à la sortie d'une séance de TD à la fac de Yaoundé, je suis passé au " babillard " et c'est là qu'une affiche a particulièrement retenu mon attention : " L'Université des Montagnes ouvre ses portes… Concours d'entrée à l'Université des Montagnes… ". J'ai aussitôt été attiré par les filières proposées par l'UdM et plus particulièrement par celle des Réseaux et Télécoms. C'était l'occasion de me réorienter parce que les études en physiques offrent très peu d'opportunités professionnelles au Cameroun. De plus, j'ai toujours été passionné par les NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) et plus particulièrement par les télécoms. J'ai donc posé ma candidature et réussi le concours d'entrée en 1ère année de la FST de l'UdM. J'ai débuté ma formation en octobre 2001. Au lieu de la filière Réseaux et Télécoms qui m'attirait, je me suis retrouvé en 'Informatique et Réseaux' mais c'est là une tout autre histoire…


Simplice Doungmo dans son Bureau des Brasseries du Cameroun à Bafoussam.En 3ème année, un camarade de la promotion et moi avons décroché, grâce aux autorités udémoises, un stage académique au service informatique de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC). Le thème de mon stage s'intitulait " La gestion/administration du réseau informatique : le cas du réseau informatique de la SABC-ouest ". Ce stage a duré trois mois et si je m'en tiens aux propos du personnel, du chef du service informatique et du directeur d'agence, nous y avons donné entièrement satisfaction. Une lettre de félicitation a d'ailleurs été adressée aux dirigeants de l'UdM concernant la formation que nous avions reçue. J'ai rédigé ensuite un rapport de fin de stage que j'ai défendu en Octobre 2004 en obtenant la mention " Très Bien " devant un jury au campus de Fetum à Bangangté.
Après cette présentation et sur demande de la SABC, je suis retourné au service informatique de cette entreprise où j'ai été recruté. Concrètement, mon travail consiste entre autre à effectuer les diagnostiques des incidences sur les équipements réseaux, à m'assurer que les six centres sont connectés en permanence au système central et à les assister en ligne en cas de difficultés ; bref, à veiller au bon fonctionnement du réseau et du parc informatique de l'usine de Bafoussam.
Ainsi, petit à petit, par de simples mais efficaces prestations, je me suis imposé en trois mois dans un service avec des collègues d'une vingtaine d'années d'expérience ! Je dois avouer que je doutais un peu de moi au départ car je 'sous-estimais' la formation que j'ai reçue à l'UdM.

Mais en fait, après trois mois de stage et trois mois de travail effectifs dans une structure aussi complexe que la SABC, je pense disposer d'assez bons éléments pour apprécier la qualité de la formation reçue à l'UdM. La période de stage au cours de laquelle nous avons travaillé avec des étudiants de quatre autres établissements a permis de nous 'évaluer' et je peux assurer qu'en trois ans, nous avons beaucoup appris à l'UdM. Certes, en tant que première promotion de la FST, les autorités udémoises et nous, les étudiants, avons dû faire face à beaucoup de difficultés en tout genre. Cependant, le grand avantage que nous avons, me semble-t-il, c'est que nous y avons fait un peu de tout : réseaux, développement d'application, développement web, maintenance informatique, télécoms… bref, nous avons reçu des bases pour nous adapter et nous tirer d'affaire dans tous ces domaines. Or, de nos jours, la polyvalence est une qualité extrêmement recherchée en entreprise.

Bien d'autres choses, à mon avis restent à faire pour encore et toujours améliorer la qualité de la formation. Mais aux étudiants des promotions qui nous suivent, je conseillerais d'être confiants et de développer un grand amour pour les laboratoires car c'est en étant constamment en contact avec les machines que l'on développe une curiosité qui conduit aux découvertes les plus enrichissantes.
J'ai toujours affirmé avec fierté que j'ai été formé à l'UdM et comme je reconnais avoir beaucoup reçu de cette jeune institution, je n'hésite pas à défendre ses intérêts. J'espère un jour, grâce à de multiples partenariats de l'UdM signés avec d'autres universités, décrocher une place pour poursuivre mes études : c'est actuellement mon plus grand rêve! Enfin, je pense que nous avons tous réellement besoin de conjuguer nos efforts pour soutenir l'action des promoteurs de la jeune institution qu'est l'Université des Montagnes.

Simplice Doungmo, Bafoussam, Cameroun

Une étudiante de médecine raconte l'UdM, 5 ans après son ouverture…

Ce qui frappe le plus en arrivant à l'UdM, l'année de son ouverture, c'est le grand sous-bois avec ses arbres haut de plus de 10 mètres. Une fois la grille traversée, à droite, se dresse une petite maison marron et jaune, sur laquelle est peint : PRESIDENCE UdM. BIENVENUE
Lorsqu'on avance sur l'allée, on a en face de soi un bâtiment où on peut lire "SEMPER ALTISSIMO ASCENDERE " leitmotiv de l'UdM qui signifie " RECHERCHER TOUJOURS L'EXCELLENCE " ; ce bâtiment est fait de 5 salles, elles aussi marron et jaune. La cinquième salle de ce même bâtiment aura eu l'honneur d'abriter la 1ere génération, la 1 ère promotion, le 1er cours de l'UdM !

Tout autour, c'était la brousse, la forêt … Le bâtiment avec ses cinq salles était planté là comme en plein décor. Nous étions une vingtaine, le 16 Octobre 2000, date du premier cours mais deux semaines après, le chiffre total s'élevait à 35. La première année fut difficile, partagée que nous étions entre l'incertitude du devenir de l'UdM, qui n'avait pas encore obtenu d'autorisation officielle d'ouverture et l'incertitude de pouvoir finir nos études vu le coût élevé des frais de scolarité.

Mais comme nous étions déjà dans la barque UdM, il ne restait qu'à 'ramer' pour ne pas chavirer. Ces incertitudes sur le devenir de l'université pesaient sur nous, 'première promotion' et nous tirons aujourd'hui un coup de chapeau aux promoteurs de cette œuvre qui nous rassuraient par leur présence constante ainsi que les conseils qu'ils nous prodiguaient.

Les premières années étaient difficiles ; on était tous en face d'un nouveau système de cours, tant pour ceux qui venaient fraîchement du lycée que pour ceux qui avaient déjà fait un tour dans une des universités publiques du pays ; le système était organisé de telle sorte que des enseignants vacataires arrivaient à Bangangté le dimanche, nous prenant du lundi au vendredi à 07h45, voire le samedi. Les cours prenaient fin à 18h ; à peine la semaine finie, une autre commençait avec de nouveaux enseignants et au même rythme.

Nos premiers contacts avec l'hôpital se sont fait en troisième année. À la fin de l'année académique, nous avons eu un mois de stage appelé 'stage d'imprégnation'; jusqu'à aujourd'hui, nous avons encore de bons souvenirs de celui-ci car il a été dirigé de main de maître et d'expert par le Dr. Henri Nomigni. Nous en sommes ressortis bien préparés pour affronter le 2nd cycle.

5 ans après, l'UdM n'est vraiment plus la même et lorsqu'on y met les pieds, on a du mal à reconnaître le campus du premier jour : un silence imposant y règne dès l'entrée ; la forêt a disparu et laisse place à une merveilleuse cité où il fait bon vivre. L'effrayant sous-bois a perdu bon nombre de ses arbres et s'est vu flanqué de bancs publics où l'on est bercé par la fraîcheur des montagnes. Les herbes, quant à elles, cachette des serpents ont laissé place à des parterres de fleurs entretenus quotidiennement.

Les bâtiments alors inoccupés ont été entre temps aménagés en confortables salles de classes avec des tables et des chaises propres au style UdM. D'autres bâtiments ont été affectés au service administratif, à l'informatique avec une salle bien équipée, et surtout à une bibliothèque richement fournie en livres et ordinateurs pour consulter des CD-roms de médecine. Des toilettes modernes ont été construites au grand soulagement des étudiants, des filles surtout !

Actuellement, notre promotion est en stage académique. Nous avons rejoint les différents sites de stage que sont Bangwa, Mbouo, Mbouda et Bafoussam où nous effectuons un mois dans chaque service de médecine : interne, pédiatrie, chirurgie et gynécologie.

Un mois et demi après, nous sommes à moitié satisfaite de notre stage, car nous constatons qu'une partie de nos craintes ne valent plus la peine. Nous avons quand même appris beaucoup de choses. L'insatisfaction réside plutôt dans la courte durée de la période de stage car nous aurions souhaité faire deux mois dans chaque service plutôt qu'un pour encore mieux nous imprégner.

Les craintes venaient du fait que des cours, notamment ceux d'enseignants vacataires de la Faculté de Médecine et des Sciences Biologiques de l'Université de Yaoundé n'ont pas pu être faits quand les enseignants n'étaient pas au rendez-vous. Nous rencontrons beaucoup de difficultés devant les pathologies. Nous essayons tant bien que mal de combler le vide par des recherches personnelles et espérons que ce déficit sera comblé avec les promotions suivantes. C'est toujours ainsi, les promotions suivantes bénéficient de l'expérience mais aussi d'avantages dont les premières n'ont pas pu profiter : meilleure organisation des cours, des programmes, meilleure structuration de l'année académique, etc.

L'autorisation de fonctionnement pour le premier cycle est désormais acquise : demie victoire ! Cependant quand viendra notre tour dans le deuxième cycle? Espérons que d'ici à l'an prochain, nous l'aurons ! Ce qui permettrait une officialisation de nos diplômes à la sortie. Nous continuons à espérer et à faire confiance à ceux qui nous ont conduits jusque-là.

Une chose est sûre et nous en sommes convaincue : Dans 10 ans, l'UdM fera parler d'elle comme l'une des meilleures écoles de médecine en Afrique Centrale voire en Afrique ;
Que Dieu nous prête longue vie et nous donne d'être témoin de cette éclosion.

Ruth N. NGONGANG
Faculté des Sciences de la Santé, V
Bangangté, Cameroun

 

PartenairesUnikin-UdM : Conventions de partenariat en marche !

Les conventions de partenariat passées entre l' UdM et de nombreuses institutions camerounaises et étrangères ont toujours paru pour certains comme une simple recette de marketing. Erreur ! Le Pr. Penge On'Okoko, Doyen de la Faculté de pharmacie de l'Université de Kinshasa a effectué une mission de travail à l'UdM le 28 mars 2005.

Objectif de la mission :
Donner un contenu concret à la collaboration entre la Faculté de Pharmacie de l'Unikin et la filière pharmacie de la Faculté des Sciences de la Santé de l'UdM
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Les travaux se sont déroulés pendant deux jours en présence des principaux responsables de la Faculté des Sciences de la Santé de l'UdM. L'essentiel des discussions portait sur l'harmonisation des programmes, sur les programmes d'échange des enseignants et de recherche, sur le profil des étudiants ainsi que sur les diplômes.

A l'issue des travaux, des résolutions ont été adoptées par les deux parties. Le conseil scientifique de l'UdM doit être mis en place avec un siège pour le représentant de l'Université de Kinshasa. Dans le cadre de la collaboration en matière de recherche, l'Unikin est prête à recevoir les chercheurs et les étudiants de l'UdM dans ses laboratoires à partir de l'année prochaine. Enfin, une participation bilatérale aux rencontres scientifiques (séminaires, colloques, symposium) sera mise en place.
La signature des conventions spécifiques comme celle-ci, vient ainsi mettre fin aux inquiétudes qui semblaient hanter l'esprit des étudiants par rapport à la normalisation de leur fin de formation. Une démarche similaire est d'ailleurs en cours pour les autres filières.

Bon à savoir : deux enseignants de l'Unikin sont attendus ce mois de mai pour des enseignements à l'UdM !

La Coopération UdM - Université de Paris 13 en marche

Dans le cadre de la coopération entre les deux institutions, l'UdM a accueilli, du 11 au 22 avril 2004, deux enseignants de l'Université de Paris 13. Pendant deux semaines, les Professeurs Schermann et Nkwawo ont dispensé des cours de communication numérique, radiocommunication avec les mobiles et de télécommunications aux étudiants de la Faculté des Sciences et de Technologie (FST) de l'UdM. Ce séjour a été l'occasion pour le Pr. Nkwawo, qui est aussi Doyen Assesseur de la FST de participer à une réunion du Conseil de Faculté le 14 avril. Il a également saisi l'opportunité de son séjour pour rendre visite à certains établissements secondaires de Bangangté et Bafoussam, afin de faire connaître l'UdM à leurs élèves dans la perspective de la rentrée 2005-2006. C'est ainsi qu'en compagnie de certains enseignants, notamment Messieurs Ntoh Ntoh et Takoudjou, le Pr. Nkwawo a rencontré prêt de 300 élèves des classes terminales au Lycée Classique de Bafoussam, et un nombre aussi important au Lycée Classique de Bangangté et au Collège Newton de la même ville.
Il convient de relever pour s'en féliciter que les enseignants de l'Université de Paris 13 ont déjà effectué plusieurs séjours à l'UdM. En dépit de toutes les difficultés qu'on peut imaginer, ils demeurent convaincus de la noblesse du projet de l'UdM et entendent ne ménager aucun effort pour apporter leur soutien à cette jeune institution.
Coopération UdM - Centre Cardiologique de Monzino (Italie)

Une équipe de chercheurs du Centre Cardiologique de Monzino (Italie) a séjourné au campus de l'UdM en mars 2005. Pendant une dizaine de jours, les Dr. Fabio et Francesco, assistés de leur collaborateur anesthésiste et accompagnés par leurs collègues camerounais, les Dr. Fokam et Nguemachi, ont poursuivi les travaux de recherche commencés l'année dernière.
Ce deuxième séjour des chercheurs milanais entre dans le cadre de la convention de coopération signée en 2004 entre l'Université des Montagnes et le Centre Cardiologique de Monzino.
C'est suite à cette convention qu'un laboratoire d'anatomie comparée et de chirurgie expérimentale, équipé par la partie milanaise a été mis sur pied à l'UdM. Ce laboratoire, bien que modeste, offre une plate-forme technique aux recherches en cours et fait la fierté de l'UdM. Il permet en outre d'envisager le futur de la recherche scientifique au sein de cette institution avec beaucoup de sérénité.
En plus de l'équipement des laboratoires et d'une coopération prometteuse entre chercheurs italiens et camerounais, la convention signée entre les deux institutions permettra également l'échange de praticiens, d'enseignants, de chercheurs et d'étudiants. L'élaboration et l'exécution de projets de recherche communs, la participation aux jurys d'examen et notamment de thèse sont également envisagées.

Dons
La Fondation Jean Félicien Gacha offre un cabinet dentaire à l'UdM

L'UdM vient de recevoir un cabinet dentaire de la Fondation Jean Félicien Gacha. "C'est avec une joie immense que nous acceptons ce magnifique don qui arrive fort à propos, c'est-à-dire au moment où nous envisageons d'ouvrir la filière dentaire dans notre Université" a tenu à préciser le président de l'AED, le Pr. Lazare Kaptué dans sa lettre de remerciement au secrétaire général de la Fondation Jean Félicien Gacha.

La Fondation Jean Félicien Gacha est installée à Bangoulap. Elle a été créée par Linette Gacha et son époux Lee Dumas, qui ont choisi de vivre leur retraite à Bangoulap. Elle a pour ambition d'intervenir dans des actions pérennes qui permettent aux bénéficiaires de se prendre en charge eux-mêmes en vue d'assurer leur propre développement. Ses domaines d'intervention touchent entre autre les actions de formation, le don d'équipement aux établissements sanitaires, les travaux d'adduction d'eau potable et le soutien aux Groupes d'Initiatives Communes. C'est dans ce cadre que la fondation a mis en place un atelier de menuiserie à bois et de menuiserie métallique qui sert de lieu de pratique aux élèves du collège d'enseignement technique de Bangoulap.

Le Pr. Lazare Kaptue a formulé le vœu que ce don soit le premier d'une collaboration que l'AED souhaite fructueuse.

Le cabinet dentaire sera provisoirement installé sur le campus de Mfetum en attendant l'installation définitive sur le campus de Banakane.

Le réseau de l'UdM au service d'une coopération avec le Lycée Technique de Bafoussam

L'AED-UdM a procédé, le 30 mars 2005, à la rétrocession d'une importante quantité d'équipements et ouvrages pédagogiques au Lycée Technique de Bafoussam.
La cérémonie qui regroupait un impressionnant parterre d'autorités de la province de l'Ouest, était présidée par Madame la Secrétaire d'Etat au Ministère des Enseignements Secondaires.

Une partie des équipements arrivés à Bafoussam de SaintEtienne....


Geste symbolique: Le Président de l'AED remet un oscilloscope à la
Secrétaire d'Etat...


Les différents intervenants ont tous, chacun à leur tour, saluer cette solidarité agissante de l'AED-UdM, qui permettait enfin au Lycée Technique de Bafoussam de jouir du matériel qui lui avait été offert deux ans plus tôt par son partenaire de St. Etienne en France, le Lycée Benoît Fourneyron.
Ce matériel était resté bloqué en France par manque de moyen de transport, jusqu'à la rencontre heureuse entre le Lycée de St Etienne et les associations BIAGNE et AED-F (Association pour l'Education et le Développement - France). Ces dernières ont mis leurs logistique et savoir faire à disposition afin d'acheminer le matériel vers Bafoussam.

La cérémonie a été suivie d'une audience accordée par Madame la Secrétaire d'Etat aux dirigeants de l'AED, représentée par son Président, son Secrétaire Général et Secrétaire Général-Adjoint, son Trésorier et son Attaché Administratif.
La rétrocession des équipements a été matérialisée par un geste symbolique du Président de l'AED remettant un oscilloscope à Madame le Secrétaire d'Etat au Ministère des Enseignements Secondaires.

 

BabillardL'AED, promotrice de L'Université des Montagnes à Bangangté au Cameroun et du Centre Hospitalier Universitaire des Montagnes recherche :

Un Agent en Communication, relations publiques et marketing (H/F)
Un Chargé des Projets (H/F)
Un Chargé du Patrimoine (H/F)
Un Chargé des Ressources Humaines (H/F)
Un Assistant de Direction (H/F)

UdM.Comm
B.P. 208 Bangangté
Cameroun

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Fax: + (237) 348 45 79
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Edité par L'AED (Association pour l'Education et le Développement)
Association à but non lucratif (Loi du 19 Décembre 1990)
Enregistrée le 26 Août 1994 (Déclaration N0 23/RD/F36/BAPP)

Directeur de publication :
André Ntonfo


UdM.Comm
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Rédacteur en chef :
Ambroise Kom

Conseiller à la rédaction :
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Rédaction :
Jean-Pierre Chaungueu
François Xavier Luc Deutchoua
Alphonse Djapiapsi
Innocent Futcha
Luc Kamga
Anselme Nzoko

Ont collaboré à ce numéro :
Relookage du logo UdM : Fanny Dupin
Relecture : Chantal Polony, Marie Astrid Ausloos et Sylvie Hamon