Si vous avez des difficultés pour
visualiser UdM.Comm, cliquez ici
UdM.Comm
Une publication de l'AED

AEDfocus
g

UdM
& Société
camerounaise 
Qui enseigne à l'UdM ?One can
compromise over programme but not over principle. Nkwame Nkrumah,
Consciencism.
Sommaire
Edito
UdM.Comm, un outil qui vient à point
nomméDepuis que l'initiative
AED-UdM est entrée dans sa phase opératoire avec l'ouverture, en l'an
2000, de l'Université des Montagnes, la question de la
communication a constitué, il faut bien le reconnaître, un véritable
maillon faible dans la formidable dynamique qui s'est enclenchée autour de
cette initiative. En témoignent à suffisance les nombreuses
interpellations qui nous sont régulièrement venues des amis et autres
sympathisants désireux d'en savoir toujours davantage, mais qui butaient
sur un site Web aux informations pas toujours mises à
jour.
Et
pour cause, nous nous sommes jusqu'ici reposés, pour communiquer, sur des
organes de fortune, notamment des journaux locaux et privés, qui ont
certes souvent parlé de notre initiative, mais de leur point de vue et
selon leur propre programmation. Du coup, bien des événements ayant
constitué de véritables temps forts dans la vie de l'UdM, fille aînée de
l'AED, n'ont connu qu'une médiatisation fort limitée.
Ainsi en
a-t-il été de la pose de la première pierre du bâtiment actuellement en
cours de finition sur le campus définitif de Banékané et qui va abriter la
Clinique Universitaire, de l'ouverture de la nouvelle bibliothèque
entièrement informatisée du campus de Mfetom réalisée avec un financement
de l'Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI), de
l'inauguration de la Clinique Expérimentale de Chirurgie Thoracique
réalisée en partenariat avec l'Université de Milan, et plus récemment de
la rétrocession, au Lycée Classique de Bafoussam, des équipements
transportés dans un container de l'UdM depuis Saint-Etienne en France,
pour ne citer que quelques uns de ces temps forts.
Certes, dans le
cadre de la Lettre publiée par l'AED-F, et que nous avons
accueillie avec joie et admiration, quelques autres messages ont été
passés. Et même les responsables de l'AED-F nous ont dit leur
disponibilité à ouvrir les colonnes de cette Lettre aux informations
générales sur l'initiative AED-UdM. Mais tout en appréciant cette offre à
sa juste valeur, il nous a semblé qu'il pourrait être limitatif pour la
grande famille AED-UdM de passer par le
canal d'une des associations-filles, fût-elle première-née, pour se faire
connaître et communiquer avec le monde. Il nous a également semblé qu'une
telle option pourrait être inhibitrice pour d'autres AED-Diaspora
qui voudraient créer leur propre organe de communication avec leur
périodicité et avec la possibilité de privilégier tel ou tel type
d'information;
Aussi estimons-nous, pour toutes ces raisons, que
l'UdM.Comm vient à point nommé pour combler un vide, celui de
l'existence d'une voix officielle de l'AED-UdM et d'un moyen de diffusion,
à large échelle, des multiples événements qui jalonnent l'existence de
l'une et de l'autre.
En effet, il nous a paru important d'offrir aux
amis et sympathisants de l'initiative AED-UdM, lesquels se font de plus en
plus nombreux de par le monde, l'opportunité d'avoir part aux événements
qui font le quotidien de l'Université des Montagnes ; de partager ses
joies mais aussi de prendre connaissance des difficultés auxquelles elle
est confrontée du fait de son caractère atypique et de sa philosophie pas
toujours partagée, ni même comprise.
Cette ouverture aux réalités
quotidiennes de la jeune institution qu'est l'UdM les prépare, à n'en
point douter, à mieux la comprendre et à mieux
l'aider.
L'UdM.Comm vient également à point nommé pour offrir à
nos partenaires une source de référence à laquelle ils pourront désormais
venir puiser les informations relatives à l'initiative AED-UdM, à sa
situation administrative, à ses rapports avec le Ministère de
l'Enseignement Supérieur, de même qu'à son plan de développement à court
et à long terme, à sa politique de financement, à sa conception du
partenariat, etc.
Mais notre ambition n'est pas de faire des amis,
sympathisants et autres partenaires de l'AED-UdM de simples consommateurs
d'informations produites par nous. L'UdM.Comm se veut aussi une tribune
qui leur est ouverte et à partir de laquelle nous souhaitons les
entendre s'exprimer, formuler des critiques, proposer des stratégies,
commenter des initiatives, interpeller des responsables ou, plus
simplement, donner des informations sur des sujets pouvant être de quelque
intérêt pour l'initiative AED-UdM. Nous souhaitons que l'UdM. Comm soit
un véritable lieu d'échange d'idées qui contribueront à faire de cette
initiative un véritable succès.
En pensant plus spécialement
aux différentes AED-Diaspora qui, à l'instar de l'Association pour
l'Éducation et le Développement, France (AED-F) et de l'Association pour
l'Aide à l'Éducation et au Développement (AAED, Canada) sont en cours de
structuration, nous voulons affirmer que l'UdM.Comm constitue également un
canal par lequel elles peuvent non seulement s'exprimer, mais également
échanger leurs expériences quand bien même elles disposeraient de leur
propre organe d'expression. C'est vraiment le cas ici de dire que
l'abondance en la matière ne nuira pas.
En somme, l'UdM.Comm
se veut un peu comme l'arbre à palabre sous lequel chaque partie prenante
de l'initiative AED-UdM est invitée, comme autrefois dans nos sociétés
traditionnelles, à venir non seulement poser des problèmes mais en même
temps suggérer des réponses à même d'assurer à cette initiative un heureux
développement.
Mais comment conclure cet éditorial sans exprimer
nos remerciements certes, mais surtout notre admiration, à tous ceux qui
se sont si généreusement impliqués dans la conception de cet organe de
communication ainsi que dans la production de la matière qui y est offerte
?
Comment ne pas saluer ici la formidable équipe multinationale
qui s'est mobilisée autour de l'idée une fois lancée de créer un lien
entre l'initiative AED-UdM et ses nombreux amis et sympathisants?
Comment ne pas saluer toutes ces voix venues, tout spontanément,
du Canada, de France, des Etats-Unis, du Cameroun pour prendre part - et
avec quel professionnalisme et enthousiasme! - au débat d'où est sorti
l'UdM.Comm, un produit de haute facture ? En effet, à
voir le nombre de messages échangés entre les uns et les autres depuis de
longs mois, à voir la disponibilité et la générosité d'esprit dont les uns
et les autres ont fait preuve devant les propositions et
contre-propositions, à voir le nombre de collaborateurs qui se sont
proposés pour rédiger des articles ou qui, une fois sollicités, ont
volontiers accepté de le faire, il y a lieu d'affirmer que l'UdM.Comm est,
de par sa mise en œuvre, à l'image même de ce que voudrait être l'AED-UdM,
c'est-à-dire une initiative véritablement communautaire à laquelle chacun
est appelé à apporter sa petite pierre.
Aussi
il n'y a plus qu'à souhaiter que la dynamique ainsi enclenchée perdure
afin que l'UdM.Comm contribue à faire de l'initiative AED-UdM un exemple
de ce développement endogène dont le Cameroun, comme l'Afrique en général,
a un si pressant besoin.André Ntonfo, Secrétaire Général de l'AED
Yaoundé,
Cameroun
Campus-Echos
L'UdM au jour le jour !
L'Université des
Montagnes compte actuellement trois cent vingt-neuf étudiants
répartis sur deux facultés: la Faculté des Sciences de la Santé (FSS)
et la Faculté des Sciences Technologiques (FST). Les cours sont
assurés du Lundi au Vendredi, de 7h45 à 17h15, parfois 18h et sont
entrecoupés par des pauses de 15 minutes toutes les deux heures avec une
grande pause pour le déjeuner qui peut durer une heure ou deux selon les
facultés.La
plupart de nos enseignants viennent d'autres universités, nationales
comme étrangères et les effectifs
limités facilitent les rapports entre étudiants et enseignants. En
FST par exemple, les enseignants ont la possibilité de connaître
tous leurs étudiants ainsi que les difficultés qu'ils rencontrent
pendant les cours. De plus, à la fin de certains cours, les
étudiants ont la possibilité de donner leur point de vue sur le
contenu et la qualité des enseignements. Ce qui est nouveau dans le
paysage pédagogique camerounais. D'un sondage rapide auprès de
quelques étudiants, toutes facultés confondues, il ressort
d'ailleurs que ceux-ci n'ont aucun doute sur la qualité des
enseignements qu'ils reçoivent, encore moins sur les compétences de
leurs enseignants. Ils se plaignent cependant du rythme des
cours qu'ils jugent un peu trop stressant, ainsi que des
difficultés liées à une programmation rendue difficile du fait de la
répartition géographique des enseignants. Globalement, tous sont
unanimes sur le fait que leurs formations sont d'un niveau
solide. En dehors des cours, le milieu
estudiantin est animé par des clubs qui se créent au sein du
campus, et qui s'expriment à travers des conférences et autres
activités. 
Henriette
P. Ekoko dans la salle d'informatique de l'UdM
Récemment, l'Association
des Étudiants dans l'Éducation et la Santé (AEDES) a tenu une
conférence sur la fabrication du yaourt et de la confiture. Les étudiants
ont aussi leurs lieux de détente, tels que le laboratoire informatique
connecté sur internet, une salle de projections cinématographiques au sein
du campus qui projette des films le mercredi, et un restaurant
universitaire géré par la mutuelle des étudiants, qui, entre autre
activités, organise des rencontres sportives, opposant les étudiants dans
des matchs de football et de handball féminin et masculin tous les
week-ends.
Somme toute, la tendance quotidienne de la vie
estudiantine se résume en peu de mots: Etudes, Loisirs et
Solidarité.Henriette P. EKOKO
Faculté des
Sciences et de Technologie II
Bangangté,
CamerounLes étudiants de la FSS en stages
Commencé en mi-février, le stage clinique des
étudiants des 4e et 5e années de médecine touche à sa fin. D'une
durée de 4 mois, ce stage se terminera d'ici la mi-juin par un
examen clinique et une épreuve orale devant un jury.
Depuis trois
mois, les médecins en herbe de l'UdM, répartis dans les hôpitaux
protestants de Bandjoun (Mbouo) et Bangwa, ainsi qu'à
l'hôpital provincial de Bafoussam et Ad Lucem de Mbouda, se sont
formés à l'ombre de leurs pairs et bientôt confrères, aux réalités
quotidiennes de la vie de médecins. Au cours de ce stage, l'accent
est mis sur le développement des compétences en gynécologie,
obstétrique, chirurgie et pédiatrie.
Qui enseigne à l'UdM ?Qui enseigne à
l'Université des Montagnes ? Telle est la
question qui brûle les lèvres de tous ceux qui foulent pour la première
fois le sol du campus de l'UdM. Sa position géographique éloignée des
métropoles camerounaises, l'allure modeste des locaux et enfin la
conscience du coût que peuvent valoir les installations de facultés
enseignant la médecine ou la technologie, suscitent ce genre de
questionnements. Pour la 'petite histoire', un étudiant de première année
me raconte au sujet de la modestie des locaux : " Je devais prendre une
inscription à l'UdM depuis l'année dernière… Mais j'avais renoncé au vu
des bâtiments qui ne correspondaient pas à une université sérieuse dans
mon esprit. Je m'attendais à voir des grands bâtiments vitrés comme on en
trouve ailleurs. C'était pour moi une énorme déception. C'est à travers
les témoignages des anciens étudiants que j'ai résolument décidé de
déposer ma candidature à l'UdM ". Comme quoi, plus qu'à la qualité de ses
enseignements, c'est à l'allure de ses bâtiments que le public camerounais
se fait une idée de l'institution. Depuis le démarrage
des cours à l'UdM, l'opinion publique nourrit quelques doutes sur la
qualité des enseignements qui y sont donnés. Et pourtant, s'il est une
chose clairement établie aujourd'hui par de nombreux observateurs, c'est
bien que, à l'UdM, les enseignements sont de très bon niveau. Ce ne sont
ni les anges, ni les génies des montagnes qui les dictent, mais bel et
bien des enseignants qui arrivent des quatre coins du Cameroun et du
monde. Nous pouvons les classer en trois catégories :
1. Les
enseignants permanents, essentiellement des médecins et des
pharmaciens expérimentés, installés dans des structures privées, et des
professeurs des Universités d'Etat du Cameroun et d'ailleurs, à la
retraite ou encore en activité.
2. Les enseignants vacataires
également employés par les Universités d'Etat le plus souvent.
3.
Les enseignants missionnaires, expatriés, camerounais mais aussi
des Africains vivant à l'étranger ou encore des enseignants, formateurs ou
chercheurs de toute nationalité désirant participer au projet. Il est
important de souligner l'énorme travail qu'effectuent à ce niveau les
Doyens Assesseurs des deux facultés actuelles pour recruter des
enseignants, et plus particulièrement en France. Le Président de l'AED,
qui est lui-même un professionnel de la santé, recrute nombre de ses pairs
pour l'UdM. Et il en va ainsi de l'équipe d'Italiens qui a créé un
laboratoire de chirurgie expérimentale sur le campus. Bien
sûr, l'harmonisation des programmes avec des enseignants
venus du monde entier relève parfois d'une véritable gymnastique
téléphonique mais l'harmonisation est nécessaire afin de permettre
un déroulement des enseignements sans heurt. Le projet UdM, mis en
place par l'AED, est une initiative originale, on le voit, en ceci
qu'il ne repose sur aucune structure étatique ou ecclésiastique
comme c'est très souvent le cas des Universités privées en Afrique.
Il puise essentiellement son énergie et sa force dans les
efforts, souvent immenses, des hommes et des femmes de bonne volonté
qui croient à une autre Afrique, celle qui se prend en charge et se
réinvente.
C'est justement dans cet esprit que les enseignants partagent leur
savoir avec les étudiants de l'UdM. Un cadre agréable, reposant,
loin du stress des grandes agglomérations et propice à l'activité
intellectuelle les accueille, qui pour une semaine, qui pour
deux semaines, suivant les disponibilités des unes et des
autres.
Des étudiants en pharmacie avec leurs
enseignants A ce propos, le Professeur
Abolo Mbenti de l'Université de Yaoundé I, nous a confié après son premier
passage : " J'arrive à tenir sept heures d'enseignement en une journée,
c'est incroyable. Le climat est propice et les enfants sont
particulièrement encourageants. Il est vraiment agréable de travailler
avec eux. J'ai la nette impression que la conscience du lourd sacrifice
dont les parents font preuve, leur confère une posture qui incite
irrésistiblement à toujours partager. Ce qui est loin d'être le cas avec
nos étudiants de Yaoundé ". Par ailleurs, la grande diversité d'horizons
des enseignants favorise indubitablement l'ouverture d'esprit chez les
étudiants.Mais les
défis de ce système sont réels car si des enseignants venant de
tous les horizons constituent une richesse, cette dernière se révèle
souvent difficile à gérer lorsqu'il s'agit de planifier, de programmer les
enseignants en respectant désirs et impératifs des uns et des autres.
Après quatre années d'enfantement difficile, l'UdM s'engage
résolument à tenir le profil d'une institution à la hauteur de ses
ambitions. Des efforts considérables se font en vue de l'amélioration et de la maîtrise de
son système pédagogique, lequel connaît quelques difficultés au niveau de
la programmation du fait de l'appartenance de certains enseignants à
d'autres institutions qui, faut-il le rappeler, ne leur facilitent pas
toujours les choses.
A la faveur de la situation légale dont jouit l'UdM
aujourd'hui, les démarches s'intensifient auprès des diverses institutions
partenaires, notamment l'université de Yaoundé 1 et bien d'autre, afin de
faciliter les échanges d'enseignants et même d'étudiants. Comme quoi,
la mise en application des accords spécifiques avec les partenaires sera,
à n'en pas douter, le sésame qui inaugurera un nouveau concept des
programmations.Anselme Nzoko
Service de la scolarité,
Université des Montagnes
Bangangté,
CamerounHommage au Professeur Josette Ngeubou
La nouvelle du décès de la
Pr. Josette Ngeubou membre du Bureau Exécutif de l'AED est
tombée telle un couperet. Ses obsèques ont eu lieu le samedi 30
avril à Bapa.
La Vice-Doyenne de la Faculté de Droit de
l'Université de Yaoundé II à Soa était une militante convaincue
du projet UdM et ne se faisait jamais prier pour apporter sa
contribution à toute action qui pouvait faire avancer
l'UdM.
May your soul rest in peace
!

Focus
UdM : Se
forger une marque et la communiquerUne première promotion de
l'Université des Montagnes est sur le marché du travail. Dans deux ans,
les premiers médecins formés par l'UdM seront à pied d'oeuvre. Un peu
partout, des Camerounais et d'autres citoyens du monde se mobilisent pour
soutenir cette initiative unique en son genre, celle d'une université
créée et entièrement gérée par une association. Des médias ont déjà
consacré des reportages sur l'Udm et on pourrait citer à profusion des
faits saillants qui montrent que le projet prend au fil des jours de
l'ampleur. Dès lors, il devient nécessaire de penser et de mettre en
oeuvre un plan de communication autour de l'UdM. Il s'agit d'affiner des
messages et de les amener à un public cible (personnel, médias, étudiants,
membres du réseau de soutien, institutions gouvernementales, universités
partenaires, donateurs…) pour atteindre nos objectifs. Mais, que gagne
l'UdM en investissant le champ de la communication institutionnelle
?
L'UdM fait
indéniablement partie du paysage universitaire du Cameroun.
Toutefois sa jeunesse et son statut ne lui
assurent pas encore la même visibilité que celle des universités d'état,
les plus anciennes installées dans le pays. Elle ne bénéficie pas non plus
du parrainage d'une institution établie avec de puissants relais comme
c'est le cas de l'Université Catholique. Pour se faire connaître
davantage, l'UdM a donc besoin d'aller vers le public et les institutions,
en utilisant des moyens qui sont à la hauteur de ses ambitions.
L'UdM évolue auprès
d'autres établissements d'enseignement supérieur. Dès lors, il est important de se faire une image de marque
(brand) dans le paysage local, régional, africain et même mondial. Dans un
contexte où la publicité et les techniques de marketing communicationnel
sont de plus en plus utilisées, l'UdM ne saurait faire bande à part et
continuer sa croissance tout en ignorant l'urgence d'une stratégie d'image
cohérente. A cet égard, l'attractivité des outils de communication qu'elle
mettra en œuvre est une donnée primordiale pour véhiculer ses messages.
Cette stratégie se déploie au moyen d'outils tel que l'internet, les
prospectus, une action concertée en direction des médias, une présence
accrue de l'UdM dans les lieux d'échanges de savoir (colloques, concours
inter-universitaires…) etc. UdM.Comm fait désormais partie de cette
panoplie.Dans le contexte social qui
est le nôtre en Afrique, l'UdM se veut aussi porteur d'un
enseignement qui donne sens. Elle a été créée pour répondre à
l'impératif d'améliorer les conditions de vie et d'être au monde du peuple
africain, tout en valorisant le potentiel humain en vue d'assurer un
développement local répondant aux besoins de nos territoires. A cet égard,
elle se doit de communiquer sur le sens de ses actions et peut rallier
plusieurs donateurs/sympathisants à cette cause. La manière dont le projet
se met en œuvre, à savoir l'internationalisation progressive du soutien
que l'UdM reçoit, est la preuve vivante d'un message qui circule et se
transmet : Celui d'une Afrique renaissante qui se prend en main et qui
"s'approprie le savoir technologique", tout en assurant les modalités de
son transfert ; mais aussi d'une Afrique qui d'emblée veut partager avec
le reste du monde son savoir faire.
Etre présent auprès des divers publics, c'est
aussi mettre à disposition la bonne information au moment opportun.
Les étudiants sont avides d'information sur le contenu des enseignements,
les donateurs sur les projets en cours et les besoins futurs. Partout dans
le monde, les personnes prêtes à donner un peu de leur temps pour un
enseignement à l'UdM aimeraient savoir comment ils peuvent se rendre
utiles. Le journaliste qui rédige un papier sur l'UdM a besoin, quant à
lui, d'un site web pour sa recherche. On pourrait facilement allonger la
liste. Une communauté
internationale s'est constituée autour de ce projet. Elle ne cesse de
grandir. Des synergies transcontinentales et transculturelles se mettent
en place. Il importe d'encourager ces initiatives, de les valoriser et
d'assurer une meilleure circulation de l'information. Cela participe du
renforcement du sentiment d'appartenance au projet UdM. Cependant, comment
parvenir à relever les défis inhérents à une communication performante
?
Une action isolée ne suffit pas...Une équipe au sein de l'AED avec
pour mission de penser et de mettre en oeuvre la stratégie de
communication de l'UdM est certainement utile. Toutefois, il faudra bien
confier une partie du travail aux professionnels de la communication et du
marketing. A terme un poste de chargé de marketing et communication au
sein de l'UdM-AED est à souhaiter. Tout ceci nécessitera des ressources
financières et un encadrement adéquat.Mais la principale force
d'un plan de communication reste avant tout les membres mêmes du
réseau. Des étudiants à ceux qui se
mobilisent partout dans le monde en passant par le personnel de l'UdM,
chacun est le meilleur agent de communication du projet. Il s'agit alors
simplement d'en parler dans son entourage. Mais aussi, chacun est invité à
participer aux organes de communication de l'UdM-AED. D'ailleurs, UdM.Comm
ne vivra que s'il est alimenté par toutes et tous. Diffuser le journal
autour de soi -sa vocation est de circuler sans aucune retenue-, faire
remonter à la rédaction ce qui se fait dans son milieu pour l'UdM, envoyer
des commentaires et suggestions, voilà quelques exemples d'actions que
chaque sympathisant, où qu'il soit est invité à poser. Cela permettra à
UdM.Comm de mieux répondre au besoin d'information, de soutien et de
valorisation des initiatives de mobilisation qui se font partout dans le
monde.Le chantier de la
communication de l'UdM est immense mais à notre portée. Si on l'aborde avec sérieux et "professionnalisme",
les retombées n'en seront que plus grandes. Vous êtes toutes et tous
invités à ouvrir grand les yeux et à tendre les oreilles, pour repérer
autour de vous des talents en publicité, photographie, marketing,
développement web, création graphique, web-design, relation publique,
rédaction… Vous-même peut-être êtes de ceux-là ? Ces talents sont
nécessaires pour réussir ce que nous construisons. L'UdM se fait avec
vous, par vous et pour nous tous.
Noël Toche
Mbah
Montréal, Canada

Diaspora-Echos

Portrait
de l'AAED au CanadaL'Association pour l'Aide à l'Education et au
Développement (AAED) a été fondée en 2003 par un groupe de
Camerounais vivant au Québec. Bien que
sa création ait été inspirée par l'existence de l'AED au Cameroun
avec qui elle partage par ailleurs une même vision, l'AAED est un
organisme à but non lucratif distinct et autonome enregistré selon
les lois du Québec et du Canada. Elle est basée à Montréal
(Québec) et sa vocation est de soutenir des initiatives dans
les domaines de l'éducation, de la santé et du développement au
Cameroun, en Afrique et ailleurs dans les pays du
Sud.
L'AAED a pour objectifs la collecte ou
l'acquisition de matériel pédagogique neuf ou usagé (livres,
ordinateurs, matériel de laboratoire, médicaments, etc.) au profit
d'établissements d'enseignement ou de santé dans les pays en
développement, la mise en place de partenariats avec divers
organismes du Canada pour des projets conjoints dans les pays du
Sud ainsi que la sensibilisation du public principalement
canadien, à la lutte contre la pauvreté dans ces pays.
L'AAED a embrassé dès sa
création, la cause de l'Université des Montagnes (UdM) dont elle est
devenue l'un des principaux groupes de soutien en Amérique du nord. Elle a
établi dans ce sens un partenariat formel avec l'AED au Cameroun afin de
répondre aux exigences de la législation canadienne. De fait, l'essentiel
des activités actuelles de l'AAED est orientée vers le parrainage de
l'UdM.
L'AAED est
actuellement dirigée par un Conseil d'administration de 25 membres
dispersés au Canada et aux Etats-Unis. Sa gestion est assurée par un
Comité Exécutif de 5 membres. Le CA et le CE rendent compte à l'Assemblée
générale annuelle composée d'une quarantaine de membres. L'AAED est
financée par les cotisations des membres, les dons en nature ou en espèces
des sympathisants et généreux donateurs sans qui elle ne saurait mener ses
projets à terme.Depuis 2003, l'AAED a noué des
contacts avec des donateurs potentiels comme l' "Association des
Parlementaires Québécois Cultures à Partager de Chicoutimi" afin de
faire acheminer des livres au Cameroun. En 2004, elle a établi des
contacts avec diverses institutions universitaires et bibliothèques
municipales pour collecter du matériel pédagogique et autres équipements.
En janvier 2004, l'UdM a reçu un premier envoi de livres recueillis par
des membres de l'AAED.
L'AAED a également parrainé le projet
d'informatisation de la bibliothèque de l'UdM réalisé en 2004,
avec un financement de l'Agence Canadienne pour le Développement
International. Elle a aussi initié des actions d'information auprès
du public canadien et de la communauté Binam, une association
regroupant des Camerounais basés au Québec. A moyen et long
termes, l'AAED envisage plusieurs projets et actions, comme la
poursuite de la collecte de matériel pédagogique, la recherche de
partenariats au Canada pour l'UdM, le développement d'un programme
de coopération permettant aux compétences de la diaspora d'effectuer
des missions (enseignement, recherche, formation) à l'UdM, un appui
à l'UdM et à l'AED (expertise, recherche de financements, montage de
projets etc.) et enfin l'organisation d'activités de levées de fonds
pour financer ses projets. 
La
bibliothèque universitaire de l'UdM est entièrement
informatisée... Pour contacter l'AAED :
Dieudonné Mouafo, Coordonnateur
(dmouafo@hotmail.com)
Nouepeyiô
Kom, Chargé des communications (nkom@videotron.ca)
AAED, C.P.
79008, Gatineau (Québec), CANADA, J8Y 3Y0.
Téléphone :
+ 1 819 770 8089
Sur les rives du Potomac
(extrait d'un texte publié sur http://www.icicemac.com)Profitant du début de
la pause de printemps, Ambroise Kom décide de descendre passer
quelques jours chez Célestin Monga dans la banlieue de Washington
D.C. En discutant avec lui, Célestin dit avoir invité quelques amis
des environs, de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire
International à venir partager un pot et demande à Ambroise de bien
vouloir présenter l'UdM, sa genèse, ses objectifs
fondamentaux ainsi que l'état d'avancement du projet. Lui, de son
côté, avait pris soin de reproduire les images d'un diaporama sur
l'UdM envoyé par Homère Nkwawo depuis Paris pour le distribuer à ses
invités afin de leur donner une idée de la matérialité de l'UdM. Le
Samedi 5 mars 2005, la résidence familiale de Célestin Monga devient
ainsi l'espace d'une rencontre entre l'UdM à Bangangté et des
Camerounais de la banlieue de Washington.
Les invités à cette causerie - qui prendra cependant un
tour plutôt formel !- sont une trentaine. Ambroise Kom raconte donc
l'UdM, jusqu'aux difficultés que rencontrent ses promoteurs face à
une administration qui utilise l'arme réglementaire contre tout ce
qui semble échapper à l'initiative étatique. On apprendra ainsi
qu'au Cameroun, une autorisation - ministérielle - de création ne
permet pas d'ouvrir et qu'une autorisation d'ouverture, tout autant
ministérielle, ne permet pas de fonctionner. Et de fait, la
démultiplication des procédures administratives, après le vide
juridique qu'une loi sur les établissements privés est venue combler
en 2002, sans vraiment cependant tracer les modalités de son
application, est l'un des grands défis que l'UdM doit
surmonter.Face à une logique perverse
de monnayage des diplômes et des concours, l'autre défi de l'UdM est
d'inculquer aux étudiantes et étudiants une véritable éthique du
travail. L'ambition de l'UdM est de devenir un pôle de
développement en mettant sur pied des structures pouvant servir les
intérêts de la formation tout en rendant des services à la
communauté : laboratoire d'analyses médicales, atelier de dépannage
d'équipement biomédical, clinique universitaire, etc.
L'UdM a
été créée dans le contexte de crise économique des années 1990,
marqué par l'effondrement du système éducatif camerounais
jusqu'alors dominé par l'État, et suivi par un exil des étudiants à
un âge de plus en plus précoce alors que cette crise a en même temps
accéléré la fuite des cerveaux. Dès lors, l'UdM donne aux étudiantes
et étudiants camerounais, destinés à l'exil, la possibilité d'avoir
une formation de qualité, à un coût raisonnable et ce, sans quitter
le pays. La formation de qualité est assurée par une solide
conception des programmes, par un recrutement sur concours, mais
aussi par une ouverture sur le monde qui se traduit par une
coopération multiforme avec des universités africaines et
européennes. Si l'UdM est
une vraie réponse à la demande grandissante d'éducation après le
baccalauréat, à laquelle l'Etat seul n'est plus en mesure de
répondre, elle offre aussi un début de réponse aux questions que
pose la fuite des cerveaux: celle de la mise au point d'une
stratégie pour intégrer la diaspora camerounaise ou africaine à un
projet local à l'heure d'un transnationalisme toujours grandissant.
La diaspora a répondu à l'appel de l'UdM en contribuant de
manière décisive à la fourniture d'un matériel de pointe mais aussi
en apportant son expertise dans la formation. En clair, plus
besoin de résider au pays pour contribuer à son développement. La
résolution progressive de l'imbroglio bureaucratique, la mise sur
pied d'une infrastructure offrant un cadre toujours plus adapté à la
formation et à l'intégration du potentiel de la diaspora dans tous
les aspects de la vie de l'UdM permettront à cette université
d'initiative communautaire de réaliser pleinement son ambition, qui
consiste, selon le mot d'Ambroise, à transformer l'expérience de la
vie en savoir opérationnel et adapté aux réalités camerounaises dans
la perspective d'une amélioration des conditions de
vie.
Les discussions faisant suite à
l'exposé d'Ambroise Kom ont été pour la plupart informelles,
s'insérant entre boissons et excellente cuisine camerounaise (pas
besoin de résider au pays pour savourer les délices du ndolè ou du
taro !). Quelques interventions ont rythmé la soirée. Samuel Dongmo,
directeur de BioInformatics à l'Ecole de Médecine de l'Université du
Maryland et Fondateur du portail AllCameroon.com, a proposé de
participer à une refonte totale du website de l'AED et de l'UdM
pour le mettre à la hauteur des ambitions du projet. Il a
également offert ses services pour faire un reportage sur le
AllCameroon.com, un site d'informations générales qu'il a créé
et qu'il gère, afin d'améliorer le support technologique local et
d'explorer les possibilités d'un partenariat avec l'Université de
Baltimore dans le Maryland.
Pour ce qui est du Website, Samuel
Dongmo est aussitôt invité à donner un coup de main à la commission
qui est déjà à pied d'oeuvre pour son 'relookage'. Consciente du
déficit de communication, l'Association pour l'Education et le
Développement, (AED), promotrice de l'UdM, vient de lancer
UdM.COMM, son organe de communication officiel. La
collaboration avec l'Université de Maryland sera évidemment la
bienvenue !
"Chaque génération
découvre sa mission, l'accomplit ou la trahit", a martelé,
citant Fanon, Albert Zeufack, économiste de la Malaisie à la Banque
Mondiale. Il a demandé ce que l'audience pouvait concrètement faire
pour aider l'UdM. Michel Leno, opticien, a en partie répondu en
suggérant que l'AED-F en France ou l'AEED au Canada étaient des
structures existantes qui pouvaient déjà canaliser les bonnes
volontés soucieuses de contribuer à la mission de l'UdM. Pour
terminer, Salomon Samen a pris la parole pour introduire le doyen
des Camerounais à la Banque Mondiale, Michael Azefor. Ce dernier a
félicité Ambroise pour sa contribution à l'éducation et aux
réalisations de l'UdM. Le défi, selon lui, revient à choisir
entre organisation ou agonie. Et l'UdM dépasse le stade des
lamentations pour entreprendre d'organiser une réponse concrète et
adaptée à son environnement. Pour les invités de cette soirée, les
initiateurs de l'UdM sont passés du stade des beaux discours à celui
de l'action. Voilà qui peut raisonnablement nous enthousiasmer, a
affirmé Michael Azefor ! Mais l'enthousiasme est aussi porteur de
défis et parmi eux, l'un des plus immédiats semble être la nécessité
d'avoir les figures de nos sœurs, de nos mères, de nos filles ou de
nos compagnes sur la prochaine photo du Conseil d'orientation qui
tient lieu de Conseil d'administration de l'UdM !
Cilas Kemedjio, Rochester,
USA

Vu par...
L'UdM au miroir de la société camerounaise D'après un adage Bamiléké,
le danseur est mal placé pour lui-même apprécier son pas de danse. Le
regard de l'autre lui renvoie ainsi le reflet de son art et l'incite à
mieux régler sa mesure. Il en est du danseur comme de tout individu ou
institution. Poser la question de savoir comment l'aventure 'Université
des Montagnes' (UdM) est perçue à différents niveaux de la société
camerounaise est donc particulièrement utile. Cela participe de
l'impérieux besoin d'évaluation indispensable à qui veut avancer ou,
éventuellement, réorienter ses objectifs.
Tout d'abord, remontons à l'origine, au contexte de la
naissance de l'UdM. Jusqu'en 1993, le paysage
universitaire au Cameroun se constitue d'une seule université, à Yaoundé,
et de plusieurs grandes écoles réparties sur quatre principaux sites :
Dschang, Ngaoundéré, Buéa, Yaoundé II et Douala. A l'orée des années 90,
ce modèle, mis en place en 1962, copie conforme du système français, ne
tient plus. Il succombe sous les effectifs, des infrastructures obsolètes
et de mauvaises conditions de travail pour les enseignants. Impuissant,
l'Etat répond à la demande d'une formation de qualité par des mesures
impopulaires : suppression de la bourse étudiante, des facilités de
transport et de logement, abandon des parents et de leur progéniture aux
affres de la crise économique… A l'époque, l'Université de Yaoundé est un
terrain miné. La pétaudière échappe au contrôle des pouvoirs publics et
les étudiants transforment le campus en foyer de contestation politique.
Sous la contrainte, le Président de la République ouvre le jeu politique,
en même temps qu'il entreprend une réforme du système
universitaire.
Dans la foulée, le Renouveau, nom de baptême du
régime Biya relâche son étreinte sur divers secteurs de la vie nationale
jadis fermés à la concurrence. C'est le cas de l'Audiovisuel et de
l'Enseignement Supérieur. Radios et institutions privées d'enseignement
supérieur se multiplient et attestent de la soif des Camerounais de penser
leur société autrement, de sortir du monolithisme. Cette brusque irruption
du privé dans le pré carré du public n'entrait cependant pas dans les
scénarios du pouvoir et n'obéissait manifestement pas à une réelle volonté
de dégraisser le mammouth que constituait l'université et de moderniser le
système universitaire.
En effet, l'objectif
caché de la réforme du 19 janvier 1993 qui dote le Cameroun de cinq
nouvelles universités d'Etat, participait de la volonté de casser un front
politique, celui des étudiants concentrés à Yaoundé. Par conséquent, l'entrée du privé dans l'univers de
l'enseignement supérieur, n'est pas forcément perçue comme un
enrichissement par un pouvoir qui n'avait en fait jamais renoncé à
contrôler les espaces intellectuels. La fièvre des années de braises
passée, le Renouveau s'applique méthodiquement à restaurer l'ordre ante
bello, au travers d'artifices juridiques et administratifs. L'ostracisme
envers les universités privées laïques est du même ordre que l'hostilité
gouvernementale envers les entreprises audiovisuelles, autres espaces de
pensée et de formation du citoyen.
Il importait de
faire ressortir ce décor afin de mieux comprendre la place des
universités privées dans l'environnement politique au Cameroun. Au
sommet de l'Etat, l'expérience est diversement appréciée. Quelques
institutions jouissent, de la part des pouvoirs publics, d'un
préjugé favorable. C'est le cas de l'Université Catholique
d'Afrique Centrale (UCAC) qui bénéficie du prestige de l'Eglise
catholique. L'Église en effet, peut revendiquer un passé, jugé
élogieux, dans le domaine de la formation et de l'encadrement de la
jeunesse. On la crédite de sérieux, de sens des responsabilités et
de souci de l'intérêt général dans la gestion de ses écoles et de
ses collèges. Malgré l'image de désolation qu'offre actuellement les
secteurs des écoles catholiques, l'Église continue à afficher un
attachement à ces qualités qu'elle a, théoriquement, en partage avec
l'État. L'enseignement supérieur protestant bénéficie du même
préjugé. Tout
autre est le regard des pouvoirs publics sur les initiatives privées
laïques. Les promoteurs privés qui ont
frappé à la porte du niveau supérieur viennent pour l'essentiel du
secondaire. Certains, bien sûr, ont brillé par des errements :
recrutements sans autorisation, filières non autorisées,
sureffectifs, monnayage des épreuves, précarité des conditions de
travail ou autres dérives. 
Etudiants en médecine lors des travaux
pratiques La peur des dérapages peut
ainsi expliquer en partie la peur du Gouvernement pour l'innovation. Les
pouvoirs publics ont besoin d'être rassurés. Noble dans son principe, la
prudence observée au Ministère de l'Enseignement Supérieur est cependant
entachée de suspicion. Si la question obsédante dans les cercles du
pouvoir est de savoir qui est 'derrière l'affaire', c'est sans doute avant
tout pour mieux s'assurer de la 'loyauté' du promoteur vis-à-vis du
Renouveau. De plus, l'investissement dans l'éducation est d'abord affaire
de business, de sorte que la 'cote' des promoteurs est fonction de leurs
libéralités pendant les opérations de collecte de prébendes pour le
financement des causes ou des activités favorables aux dignitaires du
régime. L'appartenance aux cercles du pouvoir rassure le régime en place
et prémunit les promoteurs contre les éventuelles tracasseries
administratives et les pressions fiscales. Or, dans le cas de l'UdM, la
multitude des promoteurs et le caractère collégial de sa gestion complique
sa lisibilité.
Qui est derrière
l'Association pour l'Education et le Développement (AED), promotrice de
l'UdM
? La
question taraude les cercles au pouvoir. En remuant les papiers et en
scrutant l'environnement, on arrive à associer au projet des noms qui ne
sont pas réputés proches du régime en place. Ils ont le 'défaut' des
fonceurs, des iconoclastes. Dans le passé, au sein de l'Université de
Yaoundé, leur indépendance d'esprit, leur attachement aux valeurs
universitaires et leur refus du carriérisme leur a valu des démêlés avec
certains de leurs pairs et les foudres du pouvoir. Quelques uns se sont
réconciliés avec lui mais les rancœurs de l'époque n'ont pas pris une
ride.
Il
faut cependant distinguer entre le regard de l'homme de la rue et celui du
gouvernement. Au niveau de l'opinion publique, la querelle des
autorisations et des conventions concernant le fonctionnement de l'UdM,
les balbutiements de l'administration, le vide juridique et les sorties
intempestives de différents ministres de l'Enseignement supérieur dans les
médias, ont davantage contribué à brouiller sa perception de l'UdM. Les
pouvoirs publics ont peut-être réussi à passer à une partie de l'opinion
publique, la conviction que les choses importantes comme l'éducation ne
peuvent être gérées que par l'Etat ou avec son aval.
Travaillée par de nombreux articles de journalistes mal
intentionnés ou tout simplement mal informés, une partie de l'opinion
s'est aussi laissée convaincre par le fait que l'UdM serait une université
tribale ; le caractère tribal étant aux yeux de ses détracteurs
renforcé par son implantation géographique ainsi que par la mobilisation
de la communauté de l'Ouest autour de l'institution. Dans un pays habitué,
depuis Lamberton, à tout lire sous le prisme tribal, une telle assertion
passe d'autant plus facilement que le projet n'est pas toujours encadré
par une stratégie de communication permanente en direction de ce public :
de ce côté, l'UdM a du pain sur la planche.
Une frange croissante de Camerounais échappe à cette
perception trop rapide et partisane dès lors qu'ils prennent la peine de
percer le flou entretenu par les pouvoirs publics. La personnalité, la
carrière des promoteurs et des enseignants, choisis parmi les meilleurs
dans leur spécialité et souvent issus de la diaspora, le témoignage des
parents privés par le passé de l'affection de leurs enfants contraints à
l'exil et, surtout, le caractère innovant de l'expérience en cours à
Bangangté contribuent à améliorer l'image de l'UdM auprès des élites
bien-pensantes. Projet culturel et éducatif, l'UdM prétend rompre avec la
simple récitation des savoirs importés d'ailleurs, en assurant également
la réhabilitation de nos savoirs ancestraux. L'UdM se veut aussi un projet de développement qui ambitionne
de dispenser une formation tournée vers les problèmes concrets de
développement.
Concevoir l'université
comme un fait culturel et un projet de développement ne devrait pas à
priori susciter réticence. Ce mouvement de sympathie qui se nourrit
principalement de l'échec du système universitaire public mérite d'être
soutenu et mieux expliqué. Pour l'instant, les sympathisants se recrutent
parmi les députés, les enseignants, les magistrats, des ministres et
anciens ministres… Mais il importe que la société civile camerounaise se
mobilise davantage autour de cette expérience originale qui entre en
rivalité avec un modèle post-colonial synonyme aujourd'hui
d'échec.François Xavier Luc Deutchoua,
Yaoundé, CamerounDe l'UdM aux Brasseries du Cameroun : Le témoignage
d'un diplômé de la première 'Génération UdM'.Je m'appelle
Simplice DOUNGMO YEMELONG. J'ai 24 ans et je suis né à Mbouda
dans l'Ouest-Cameroun. En juin 2000, j'ai obtenu un baccalauréat
scientifique à Yaoundé. A l'automne de la même année, je me suis
inscrit à l'Université de Yaoundé I où j'ai fait une année d'études
en physique. Je suis ensuite entré à la Faculté des Sciences et
Technologie (FST) de l'Université des Montagnes (UdM) pour suivre la
formation Informatique et Réseaux sur trois ans. Voici comment je me
suis retrouvé à l'UdM et à mon premier poste d'informaticien aux
Brasseries du Cameroun.Un jour, à la sortie
d'une séance de TD à la fac de Yaoundé, je suis passé au " babillard
" et c'est là qu'une affiche a particulièrement retenu mon attention
: " L'Université des Montagnes ouvre ses portes… Concours d'entrée à
l'Université des Montagnes… ". J'ai aussitôt été attiré par les
filières proposées par l'UdM et plus particulièrement par celle des
Réseaux et Télécoms. C'était l'occasion de me réorienter parce que
les études en physiques offrent très peu d'opportunités
professionnelles au Cameroun. De plus, j'ai toujours été passionné
par les NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la
Communication) et plus particulièrement par les télécoms. J'ai donc
posé ma candidature et réussi le concours d'entrée en 1ère année de
la FST de l'UdM. J'ai débuté ma formation en octobre 2001. Au lieu
de la filière Réseaux et Télécoms qui m'attirait, je me suis
retrouvé en 'Informatique et Réseaux' mais c'est là une tout autre
histoire…

Simplice Doungmo dans son Bureau des Brasseries du
Cameroun à Bafoussam.En 3ème
année, un camarade de la promotion et moi avons décroché,
grâce aux autorités udémoises, un stage académique au
service informatique de la Société Anonyme des Brasseries du
Cameroun (SABC). Le thème de mon stage s'intitulait " La
gestion/administration du réseau informatique : le cas du
réseau informatique de la SABC-ouest ". Ce stage a duré trois
mois et si je m'en tiens aux propos du personnel, du chef du
service informatique et du directeur d'agence, nous y avons
donné entièrement satisfaction. Une lettre de félicitation a
d'ailleurs été adressée aux dirigeants de l'UdM concernant la
formation que nous avions reçue. J'ai rédigé ensuite un
rapport de fin de stage que j'ai défendu en Octobre 2004 en
obtenant la mention " Très Bien " devant un jury au campus de
Fetum à Bangangté.
Après cette présentation et sur demande de la SABC,
je suis retourné au service informatique de cette entreprise
où j'ai été recruté. Concrètement, mon travail consiste entre
autre à effectuer les diagnostiques des incidences sur les
équipements réseaux, à m'assurer que les six centres sont
connectés en permanence au système central et à les assister
en ligne en cas de difficultés ; bref, à veiller au bon
fonctionnement du réseau et du parc informatique de l'usine de
Bafoussam. Ainsi, petit à petit, par de simples mais efficaces
prestations, je me suis imposé en trois mois dans un service avec
des collègues d'une vingtaine d'années d'expérience ! Je dois avouer
que je doutais un peu de moi au départ car je 'sous-estimais' la
formation que j'ai reçue à l'UdM.
Mais en fait, après trois
mois de stage et trois mois de travail effectifs dans une structure
aussi complexe que la SABC, je pense disposer d'assez bons éléments
pour apprécier la qualité de la formation reçue à l'UdM. La
période de stage au cours de laquelle nous avons travaillé avec des
étudiants de quatre autres établissements a permis de nous 'évaluer'
et je peux assurer qu'en trois ans, nous avons beaucoup appris à
l'UdM. Certes, en tant que première promotion de la FST, les
autorités udémoises et nous, les étudiants, avons dû faire face à
beaucoup de difficultés en tout genre. Cependant, le grand avantage
que nous avons, me semble-t-il, c'est que nous y avons fait un peu
de tout : réseaux, développement d'application, développement web,
maintenance informatique, télécoms… bref, nous avons reçu des bases
pour nous adapter et nous tirer d'affaire dans tous ces domaines.
Or, de nos jours, la polyvalence est une qualité extrêmement
recherchée en entreprise.Bien d'autres choses, à mon
avis restent à faire pour encore et toujours améliorer la qualité
de la formation. Mais aux étudiants des promotions qui nous
suivent, je conseillerais d'être confiants et de développer un grand
amour pour les laboratoires car c'est en étant constamment en
contact avec les machines que l'on développe une curiosité qui
conduit aux découvertes les plus enrichissantes.
J'ai toujours
affirmé avec fierté que j'ai été formé à l'UdM et comme je reconnais
avoir beaucoup reçu de cette jeune institution, je n'hésite pas à
défendre ses intérêts. J'espère un jour, grâce à de multiples
partenariats de l'UdM signés avec d'autres universités, décrocher
une place pour poursuivre mes études : c'est actuellement mon plus
grand rêve! Enfin, je pense que nous avons tous réellement besoin de
conjuguer nos efforts pour soutenir l'action des promoteurs de la
jeune institution qu'est l'Université des Montagnes. Simplice Doungmo, Bafoussam,
Cameroun
Une étudiante de médecine raconte l'UdM, 5 ans après son
ouverture…
Ce qui frappe le plus en
arrivant à l'UdM, l'année de son ouverture, c'est le grand sous-bois avec
ses arbres haut de plus de 10 mètres. Une fois la grille traversée, à
droite, se dresse une petite maison marron et jaune, sur laquelle est
peint : PRESIDENCE UdM.
BIENVENUE
Lorsqu'on avance sur l'allée, on a en face de soi un bâtiment
où on peut lire "SEMPER ALTISSIMO ASCENDERE " leitmotiv de l'UdM qui
signifie " RECHERCHER TOUJOURS L'EXCELLENCE " ; ce bâtiment est fait de 5
salles, elles aussi marron et jaune. La cinquième salle de ce même
bâtiment aura eu l'honneur d'abriter la 1ere génération, la 1 ère
promotion, le 1er cours de l'UdM !Tout autour, c'était la brousse,
la forêt … Le bâtiment avec ses cinq salles était planté là comme en plein
décor. Nous étions une vingtaine, le 16 Octobre 2000, date du
premier cours mais deux semaines après, le chiffre total s'élevait à
35. La première année fut difficile, partagée que nous étions entre
l'incertitude du devenir de l'UdM, qui n'avait pas encore obtenu
d'autorisation officielle d'ouverture et l'incertitude de pouvoir finir
nos études vu le coût élevé des frais de scolarité.Mais comme nous étions déjà dans
la barque UdM, il ne restait qu'à 'ramer' pour ne pas chavirer. Ces
incertitudes sur le devenir de l'université pesaient sur nous, 'première
promotion' et nous tirons aujourd'hui un coup de chapeau aux promoteurs de
cette œuvre qui nous rassuraient par leur présence constante ainsi que les
conseils qu'ils nous prodiguaient.Les premières années étaient
difficiles ; on était tous en face d'un nouveau système de cours, tant
pour ceux qui venaient fraîchement du lycée que pour ceux qui avaient déjà
fait un tour dans une des universités publiques du pays ; le système était
organisé de telle sorte que des enseignants vacataires arrivaient à
Bangangté le dimanche, nous prenant du lundi au vendredi à 07h45, voire le
samedi. Les cours prenaient fin à 18h ; à peine la semaine finie, une
autre commençait avec de nouveaux enseignants et au même rythme.
Nos premiers contacts avec
l'hôpital se sont fait en troisième année. À la fin de l'année académique,
nous avons eu un mois de stage appelé 'stage d'imprégnation'; jusqu'à
aujourd'hui, nous avons encore de bons souvenirs de celui-ci car il a été
dirigé de main de maître et d'expert par le Dr. Henri Nomigni. Nous en
sommes ressortis bien préparés pour affronter le 2nd
cycle.
5 ans après, l'UdM n'est
vraiment plus la même et lorsqu'on y met les
pieds, on a du mal à reconnaître le campus du premier jour : un silence
imposant y règne dès l'entrée ; la forêt a disparu et laisse place à une
merveilleuse cité où il fait bon vivre. L'effrayant sous-bois a perdu bon
nombre de ses arbres et s'est vu flanqué de bancs publics où l'on est
bercé par la fraîcheur des montagnes. Les herbes, quant à elles, cachette
des serpents ont laissé place à des parterres de fleurs entretenus
quotidiennement.Les bâtiments alors
inoccupés ont été entre temps aménagés en confortables salles de classes
avec des tables et des chaises propres au style UdM. D'autres bâtiments
ont été affectés au service administratif, à l'informatique avec une salle
bien équipée, et surtout à une bibliothèque richement fournie en livres et
ordinateurs pour consulter des CD-roms de médecine. Des toilettes modernes
ont été construites au grand soulagement des étudiants, des filles surtout
!
Actuellement, notre promotion est en
stage académique. Nous avons rejoint les différents sites de stage que
sont Bangwa, Mbouo, Mbouda et Bafoussam où nous effectuons un mois dans
chaque service de médecine : interne, pédiatrie, chirurgie et
gynécologie.Un mois et demi
après, nous sommes à moitié satisfaite de notre stage, car nous constatons
qu'une partie de nos craintes ne valent plus la peine. Nous avons quand
même appris beaucoup de choses. L'insatisfaction réside plutôt dans la
courte durée de la période de stage car nous aurions souhaité faire deux
mois dans chaque service plutôt qu'un pour encore mieux nous
imprégner.Les craintes venaient du fait que
des cours, notamment ceux d'enseignants vacataires de la Faculté de
Médecine et des Sciences Biologiques de l'Université de Yaoundé n'ont pas
pu être faits quand les enseignants n'étaient pas au rendez-vous. Nous
rencontrons beaucoup de difficultés devant les pathologies. Nous essayons
tant bien que mal de combler le vide par des recherches personnelles et
espérons que ce déficit sera comblé avec les promotions suivantes. C'est
toujours ainsi, les promotions suivantes bénéficient de l'expérience mais
aussi d'avantages dont les premières n'ont pas pu profiter : meilleure
organisation des cours, des programmes, meilleure structuration de l'année
académique, etc.L'autorisation de
fonctionnement pour le premier cycle est désormais acquise : demie victoire ! Cependant quand viendra notre tour dans le
deuxième cycle? Espérons que d'ici à l'an prochain, nous l'aurons ! Ce qui
permettrait une officialisation de nos diplômes à la sortie. Nous
continuons à espérer et à faire confiance à ceux qui nous ont conduits
jusque-là.Une chose est sûre et nous en
sommes convaincue : Dans 10 ans, l'UdM fera parler d'elle comme l'une des
meilleures écoles de médecine en Afrique Centrale voire en Afrique
;
Que Dieu nous prête longue vie et nous donne d'être témoin de cette
éclosion. Ruth N. NGONGANG
Faculté des Sciences de la Santé,
V
Bangangté, Cameroun

Partenaires
Unikin-UdM : Conventions de partenariat en
marche ! Les conventions de
partenariat passées entre l' UdM et de nombreuses institutions
camerounaises et étrangères ont toujours paru pour certains comme une
simple recette de marketing. Erreur ! Le Pr. Penge On'Okoko, Doyen de la
Faculté de pharmacie de l'Université de Kinshasa a effectué une mission de
travail à l'UdM le 28 mars 2005.
Objectif
de la mission :
Donner un contenu concret à la collaboration entre
la Faculté de Pharmacie de l'Unikin et la filière pharmacie de la Faculté
des Sciences de la Santé de l'UdM.
Les travaux se sont déroulés
pendant deux jours en présence des principaux responsables de la Faculté
des Sciences de la Santé de l'UdM. L'essentiel des discussions portait sur
l'harmonisation des programmes, sur les programmes d'échange des
enseignants et de recherche, sur le profil des étudiants ainsi que sur les
diplômes.
A l'issue des travaux, des
résolutions ont été adoptées par les deux parties. Le conseil scientifique
de l'UdM doit être mis en place avec un siège pour le représentant de
l'Université de Kinshasa. Dans le cadre de la collaboration en matière de
recherche, l'Unikin est prête à recevoir les chercheurs et les étudiants
de l'UdM dans ses laboratoires à partir de l'année prochaine. Enfin,
une participation bilatérale aux rencontres scientifiques
(séminaires, colloques, symposium) sera mise en place.
La signature des conventions spécifiques
comme celle-ci, vient ainsi mettre fin aux inquiétudes qui semblaient
hanter l'esprit des étudiants par rapport à la normalisation de leur fin
de formation. Une démarche similaire est d'ailleurs en cours pour les
autres filières. Bon à savoir : deux
enseignants de l'Unikin sont attendus ce mois de mai pour des
enseignements à l'UdM !La Coopération UdM - Université
de Paris 13 en marche
Dans le cadre de la
coopération entre les deux institutions, l'UdM a accueilli, du 11 au
22 avril 2004, deux enseignants de l'Université de Paris 13.
Pendant deux semaines, les Professeurs Schermann et Nkwawo
ont dispensé des cours de communication numérique,
radiocommunication avec les mobiles et de télécommunications aux
étudiants de la Faculté des Sciences et de Technologie (FST) de
l'UdM. Ce séjour a été l'occasion pour le Pr. Nkwawo, qui est aussi
Doyen Assesseur de la FST de participer à une réunion du Conseil de
Faculté le 14 avril. Il a également saisi l'opportunité de son
séjour pour rendre visite à certains établissements secondaires de
Bangangté et Bafoussam, afin de faire connaître l'UdM à leurs élèves
dans la perspective de la rentrée 2005-2006. C'est ainsi qu'en
compagnie de certains enseignants, notamment Messieurs Ntoh Ntoh et
Takoudjou, le Pr. Nkwawo a rencontré prêt de 300 élèves des classes
terminales au Lycée Classique de Bafoussam, et un nombre aussi
important au Lycée Classique de Bangangté et au Collège Newton de la
même ville.
Il convient de relever pour s'en féliciter que les
enseignants de l'Université de Paris 13 ont déjà effectué plusieurs
séjours à l'UdM. En dépit de toutes les difficultés qu'on peut
imaginer, ils demeurent convaincus de la noblesse du projet de l'UdM
et entendent ne ménager aucun effort pour apporter leur soutien à
cette jeune institution.
Coopération UdM - Centre Cardiologique de
Monzino (Italie)
Une équipe de chercheurs du
Centre Cardiologique de Monzino (Italie) a séjourné au campus de
l'UdM en mars 2005. Pendant une dizaine de jours, les Dr. Fabio et
Francesco, assistés de leur collaborateur anesthésiste et accompagnés par
leurs collègues camerounais, les Dr. Fokam et Nguemachi, ont poursuivi les
travaux de recherche commencés l'année dernière.
Ce deuxième séjour des
chercheurs milanais entre dans le cadre de la convention de coopération
signée en 2004 entre l'Université des Montagnes et le Centre Cardiologique
de Monzino.
C'est suite à cette convention qu'un laboratoire d'anatomie
comparée et de chirurgie expérimentale, équipé par la partie milanaise a
été mis sur pied à l'UdM. Ce laboratoire, bien que modeste, offre une
plate-forme technique aux recherches en cours et fait la fierté de
l'UdM. Il permet en outre d'envisager le futur de la recherche
scientifique au sein de cette institution avec beaucoup de sérénité.
En
plus de l'équipement des laboratoires et d'une coopération prometteuse
entre chercheurs italiens et camerounais, la convention
signée entre les deux institutions permettra également l'échange de
praticiens, d'enseignants, de chercheurs et d'étudiants. L'élaboration et
l'exécution de projets de recherche communs, la participation aux jurys
d'examen et notamment de thèse sont également
envisagées.
Dons
La Fondation Jean Félicien Gacha offre un cabinet
dentaire à l'UdML'UdM vient de recevoir un
cabinet dentaire de la Fondation Jean Félicien Gacha. "C'est
avec une joie immense que nous acceptons ce magnifique don qui
arrive fort à propos, c'est-à-dire au moment où nous envisageons
d'ouvrir la filière dentaire dans notre Université" a tenu à
préciser le président de l'AED, le Pr. Lazare Kaptué dans sa lettre
de remerciement au secrétaire général de la Fondation Jean
Félicien Gacha.La Fondation Jean Félicien
Gacha est installée à Bangoulap. Elle a été créée par Linette
Gacha et son époux Lee Dumas, qui ont choisi de vivre
leur retraite à Bangoulap. Elle a pour ambition d'intervenir dans
des actions pérennes qui permettent aux bénéficiaires de se prendre
en charge eux-mêmes en vue d'assurer leur propre développement. Ses
domaines d'intervention touchent entre autre les actions de
formation, le don d'équipement aux établissements sanitaires, les
travaux d'adduction d'eau potable et le soutien aux Groupes
d'Initiatives Communes. C'est dans ce cadre que la fondation a mis
en place un atelier de menuiserie à bois et de menuiserie métallique
qui sert de lieu de pratique aux élèves du collège d'enseignement
technique de Bangoulap.Le Pr. Lazare Kaptue
a formulé le vœu que ce don soit le premier d'une collaboration que
l'AED souhaite fructueuse.Le cabinet
dentaire sera provisoirement installé sur le campus de Mfetum en
attendant l'installation définitive sur le campus de
Banakane.
Le réseau
de l'UdM au service d'une coopération avec le Lycée Technique de
Bafoussam
L'AED-UdM a procédé, le 30 mars 2005, à la rétrocession
d'une importante quantité d'équipements et ouvrages pédagogiques au Lycée
Technique de Bafoussam.
La cérémonie qui regroupait un
impressionnant parterre d'autorités de la province de l'Ouest, était
présidée par Madame la Secrétaire d'Etat au Ministère des Enseignements
Secondaires. Une
partie des équipements arrivés à Bafoussam de
SaintEtienne....

Geste symbolique: Le Président de l'AED remet un
oscilloscope à la
Secrétaire d'Etat...
Les différents intervenants
ont tous, chacun à leur tour, saluer cette solidarité agissante de
l'AED-UdM, qui permettait enfin au Lycée Technique de Bafoussam de jouir
du matériel qui lui avait été offert deux ans plus tôt par son partenaire
de St. Etienne en France, le Lycée Benoît Fourneyron.
Ce matériel
était resté bloqué en France par manque de moyen de transport, jusqu'à la
rencontre heureuse entre le Lycée de St Etienne et les associations
BIAGNE et AED-F (Association pour l'Education et le Développement -
France). Ces dernières ont mis leurs logistique et savoir faire à
disposition afin d'acheminer le matériel vers
Bafoussam.
La cérémonie a été suivie d'une
audience accordée par Madame la Secrétaire d'Etat aux dirigeants de l'AED,
représentée par son Président, son Secrétaire Général et Secrétaire
Général-Adjoint, son Trésorier et son Attaché Administratif.
La
rétrocession des équipements a été matérialisée par un geste symbolique du
Président de l'AED remettant un oscilloscope à Madame le Secrétaire d'Etat
au Ministère des Enseignements Secondaires. 
Babillard
L'AED, promotrice de
L'Université des Montagnes à Bangangté au Cameroun et du Centre
Hospitalier Universitaire des Montagnes recherche :Un
Agent en Communication, relations publiques et marketing
(H/F)
Un
Chargé des Projets (H/F)
Un
Chargé du Patrimoine (H/F)
Un
Chargé des Ressources Humaines (H/F)
Un
Assistant de Direction (H/F)
UdM.Comm
B.P.
208 Bangangté
Cameroun Tel:
+ (237) 348 90 89
Fax: + (237) 348 45 79
Courrier
électronique:
udm.comm@wanadoo.fr
Edité par L'AED (Association pour l'Education et
le Développement)
Association à but non lucratif (Loi du 19
Décembre 1990)
Enregistrée le 26 Août 1994 (Déclaration N0
23/RD/F36/BAPP)
Directeur de publication
:
André Ntonfo
UdM.Comm
Contact : udm.comm@wanadoo.fr
Rédacteur en chef :
Ambroise
KomConseiller à la rédaction :
Noël Toche
MbahSecrétaire de rédaction :
Armelle
CressentMaquette et Informatique :
Françoise
GandonRédaction :
Jean-Pierre
Chaungueu
François Xavier Luc Deutchoua
Alphonse
Djapiapsi
Innocent Futcha
Luc Kamga
Anselme
NzokoOnt collaboré à ce numéro :
Relookage du
logo UdM : Fanny Dupin
Relecture : Chantal Polony,
Marie Astrid Ausloos et Sylvie Hamon