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Une publication de l'AED


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Seul le mérite compte

De la théorie à la pratiqueOne can compromise over programme but not over principle. Nkwame Nkrumah, Consciencism.
Sommaire
Numéro 1- Décembre 2005

Edito

Campus-EchosEtre admis à l'UdM : pas une évidence
Rentrée académique 2005/06 à l'UdM
CHU de l'UdM à Banékané : bientôt opérationnel
Etudier en pharmacie au Cameroun : une réalité !
Studying pharmacy at Université des Montagnes
Fomer Dean of the Faculty of Health Sciences of the UdM is gone

Focus

La coopération à l'Université des Montagnes : au-delà du conventionnel

Diaspora-Echos

Deux médias électroniques s'intéressent à l'UdM
L'AAED offre du matériel didactique à l'UdM
De Bangangté à Montréal : Enjeux de la formation à l'UdM

Vu Par...

L'UdM : une utopie de la société civile
Regard sur la profession-nalisation de l'enseignement dans le système canadien
L'Afrique noire est mal partie...Pas si sûr !

Partenaires

Signature d'une convention entre l'Université d'Udine et l'UdM

Dons

La Fondation Gacha offre un cabinet dentaire à l'UdM
Soutien du Rotary Club de Douala Atlantique à l'UdM

Nous contacter

 EditoUne nouvelle signature visuelle pour l'UdM

Tout en saluant la naissance d'UdM.Comm, nous signalions dans le précédent numéro, l'urgence de mettre en place une stratégie de communication pour véhiculer l'image de l'UdM auprès du grand public. Au vu de la pléthore de réactions reçues via notre adresse électronique, qu'il s'agisse de demandes de renseignements, de remerciements, de critiques ou encore d'encouragements etc., il ne fait aucun doute qu'UdM.Comm a répondu à une grande attente et nous saisissons ici l'occasion pour remercier nos lectrices et nos lecteurs de l'intérêt qu'ils ont témoigné à l'UdM et à son journal électronique!

Pour notre équipe, ce 'grand intérêt', qui nous a bien évidemment réjouis, signifiait aussi… une charge de travail inattendue : répondre aux courriers électroniques, les transmettre à la 'bonne' personne, que ce soit à l'UdM, à l'AED ou encore dans la diaspora, assurer le suivi de chaque 'dossier' lorsque cela était nécessaire, discuter des remarques qui nous ont été faites pour s'en inspirer, évaluer leur faisabilité… En bref, UdM.Comm a déclenché toute une série de questionnements sur les modalités de notre communication aussi bien au sein du projet et de l'équipe qui y travaille qu'avec l'extérieur, à savoir les différents publics…

Il reste nombre de solutions à trouver et surtout à mettre en place, les principales difficultés relevant de nos ressources, en termes de disponibilité des membres de l'équipe, et de la coordination entre les différents intervenants dont il faut absolument tenir compte. C'est à cela que s'attelle une petite équipe intercontinentale de bénévoles qui s'est constituée autour de la communication de l'AED ainsi que de l'UdM. Nous sommes d'ailleurs heureux de vous présenter le premier jalon et non des moindres de cette stratégie de l'image en gestation. Il s'agit du nouveau logo de l'UdM. En marketing communicationnel, le logotype est la signature du produit. C'est lui qui véhicule son identité.

Pour dire l'UdM et sa mission, le logo combine deux éléments: la montagne et le nom de l'institution. Le symbole retenu, celui de la montagne, allait évidemment de soi, tant les promoteurs du projet avaient eu le génie de donner un nom aussi signifiant à l'institution. Nous ne rentrerons donc pas dans les détails de la signification, mais nous voulons faire remarquer le caractère stylisé de la ligne de crête ascendante, sa façon de signifier la devise première de l'UdM Semper Altissimo Ascendere / Toujours Rechercher l'Excellence tout en soulignant son enracinement local.

Le territoire du Grassland camerounais se caractérise par la verdure de son paysage et la rougeur ocrée de son sol. Le vert a cependant été privilégié pour ce qu'il signifie : réflexion, sérénité, espérance, équilibre, harmonie… mais aussi pour l'énergie qu'il dégage. Nous avons opté pour le vert chlorophyllien, gage de constant renouveau, de jeunesse perpétuée, de transferts et de liens institués entre générations et enfin… de créativité ! Signalons aussi que ce vert a été créé à partir de ce que les graphistes appellent dans leur jargon la 'température de couleur' d'un des paysages de l'ouest camerounais. En cela, il est déjà signe d'une appropriation forte, prête à véhiculer au Cameroun, en Afrique et de par le monde l'identité de l'UdM. Les montagnes, on le sait, sont aussi faites pour être déplacées…

Pour réaliser le logo de l'UdM, nous avons tenu à mettre en place une façon de procéder compatible avec les idéaux de l'AED… Tout projet a besoin d'un maître d'ouvrage, d'un architecte. Nous en avons donc cherché un qui soit graphiste, compétent, flexible, patient, bénévole…et sur qui il était possible de compter. Pas facile ! Inutile de s'appesantir sur la compétence et le bénévolat… mais la flexibilité et la patience méritent sans doute une petite explication.

Nous nous sommes tout simplement rendus compte dans nos divers projets, plus particulièrement pendant l'élaboration de la maquette d'UdM.Comm et durant les travaux liés à la construction du site (encore en cours) que 'l'architecte' était toujours très sollicité, bombardé de commentaires, et qu'on lui demandait d'innombrables retouches, modifications etc. Nous ne croyons pas à la génération spontanée. Ce qui implique qu'une fois lancé par le maître d'ouvrage, un premier jet circule…
qui revient avec bon nombre de commentaires, de suggestions… qu'il faudra traiter dans un deuxième jet… ainsi de suite… jusqu'au résultat final. On se souviendra que la maquette d'UdM.Comm fut remaniée pas moins de 34 fois !

Le logo est la création du graphiste et vidéographe Joe Bohbot installé à Montréal. Nous avons également apprécié quelques judicieuses remarques de la graphiste américaine Binky Walker installée à Paris et d'une équipe de graphistes spécialisée dans la gestion des marques. Sans compter toutes les allées et venues entre Bangangté, Yaoundé, Montréal, Paris, Worcester… On le voit, tout comme l'institution qu'il s'apprête à représenter, le logotype de l'UdM est à la croisée des chemins.

La prochaine étape pour doter l'UdM d'une plus grande visibilité est la refonte du site web. En attendant, le projet suit son cours et notre équipe reste ouverte à qui souhaite l'intégrer !

Armelle Cressent (Paris, France)
Noël Toche Mbah (Montréal, Canada)

 

Campus-EchosEtre admis étudiant à l'UdM : pas une évidence !
Les rideaux sont tombés sur la deuxième session des concours d'entrée à l'UdM avec les délibérations qui ont eu lieu au campus de Mfetum le vendredi 16 septembre 2005.
Placée sous la supervision générale de David Simo, Chargé de mission de l'AED pour la circonstance, et conduite d'une main ferme par Innocent Futcha, Chef de Secrétariat, la deuxième session des concours d'entrée à l'UdM pour l'année académique 2005-06 a eu lieu sur le Campus de Mfetum les 12 et 13 septembre 2005. C'est dans une ambiance sereine et empreinte d'un esprit de compétitivité que les candidats ont planché sur les épreuves de mathématiques et sciences physiques pour l'entrée en filières des sciences et technologie. Les candidats de la filière des sciences de la santé ont passé en plus une épreuve de chimie générale.
Ils étaient près de 300 sur la ligne de départ dans cette compétition [du savoir] pour l'entrée dans les différentes filières (médecine, pharmacie, informatique, etc.). A l'arrivée, une centaine a été retenue.


Candidats à la session de Septembre

En clair, les décisions prises par l'AED relatives à l'organisation des recrutements d'étudiants en première année se sont révélées salutaires. En effet, en dépit de quelques problèmes mineurs de logistique, les calendriers ont été respectés à la satisfaction des étudiants et parents qui avaient fait le déplacement de Bangangté.
Les épreuves, fruit de la collaboration entre le campus et la diaspora, sous la coordination des Doyens Assesseurs Etienne Tatou et Homère Nkwawo, étaient conçues sous forme de QCM (Questions à Choix Multiples). De l'avis de quelques étudiants, cela représentait une certaine difficulté puisque nombre d'entre eux n'étaient pas habitués à ce genre d'exercice. La méthode exige que les candidats ne fassent pas seulement montre des connaissances acquises mais qu'ils s'en servent également pour prendre des décisions.
Les candidats étaient venus d'au moins 27 localités du Cameroun, Yaoundé (43%) et Douala (33%) fournissant le gros des effectifs. Ils étaient francophones et anglophones. Ils s'appelaient Sighomnou, Nkok, Nyeheg, Aminatou, Messina, Nwos, Ngo Makang, Amina. Ils étaient Bétis, Bassa, Bamiléké…, venaient du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest du Cameroun. Ils étaient fils/filles de magistrats, d'administrateurs civils, de journalistes, de paysans, de commerçants, d'enseignants des universités d'état, d'hommes et de femmes d'affaires, de maires, de députés. Bref, la jeunesse camerounaise, de toutes les couches sociales et toutes les régions du pays étaient à Bangangté ces 12 et 13 septembre pour tenter de décrocher une place pour des études à l'UdM.


Une épreuve du concours de
Septembre 2005Pour la session de septembre, ils étaient 218 candidats à frapper aux portes de la filière médecine (133 filles et 85 garçons), 28 pour la filière pharmacie dont 22 filles et 6 garçons, et 23 en filière des sciences et technologie dont 18 garçons et 5 filles.
Nombreux étaient les parents qui avaient effectué le déplacement pour accompagner leurs enfants et les aider à garder le moral haut. Cet effort parental était également justifié par la jeunesse de bon nombre de candidats. Les parents présents ne cachaient pas leur appréciation du sérieux de l'organisation ainsi que leur appréhension quand au nombre de candidats à admettre. Leurs craintes étaient renforcées par les résultats de la session de juillet, encore disponibles dans les babillards et où on lisait clairement le résultat néant de la filière pharmacie.
Rappelons qu'à la session de juillet une centaine de candidats a participé pour toutes les filières. Sur les 88 dans la filière médecine, 21 furent admis, 6 des 15 candidats de la filière sciences et technologie ont réussi, alors qu'aucun des 6 candidats de la filière pharmacie ne fut retenu.
Pour la session de septembre, environ 14% des candidats étaient âgés d'au moins 22 ans, 72% avaient entre 17 et 21 ans et près de 6% avaient moins de16 ans alors que le plus jeune candidat de la session de juillet était âgé de 14 ans.


Comment entrer à l'UdM ?
Avec la centaine de candidats (88 pour la FSS et 13 pour la FST) de la session de juillet, on peut dire que la compétition pour entrer à l'UdM a véritablement pris son envol. Au vu de la pression qui devient de plus en plus importante, tant par les effectifs croissants que par les -inutiles !-tentatives d'influence, être admis comme étudiant à l'UdM n'est désormais vraiment plus une évidence. Et comment ne pas souligner ici qu'on a déjà vu surgir certaines pratiques qui ont cours dans notre pays. Un peu inquiets, quelques parents ou tuteurs de candidats n'ont pas hésité à se demander si le concours était vraiment la seule porte d'entrée. D'autres n'ont même pas hésité à sortir des enveloppes sans trop savoir à qui il fallait les tendre. Comme quoi ces habitudes ont la vie dure !
Finie donc la période où il fallait convaincre l'opinion nationale de faire confiance à l'UdM, même s'il y a encore un peu d'effort à faire sur le plan marketing pour la faire connaître dans toutes les régions du Cameroun ainsi que dans la sous région Afrique Centrale.
Il restera à tirer toutes les leçons qui s'imposent de cette compétition pour l'entrée à l'UdM, au regard des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des textes réglementaires pour les améliorer afin de mieux maîtriser le processus des concours d'entrée. Et enfin, on peut souhaiter la Bienvenue à la compétitivité et à la méritocratie afin que vive l'Excellence !

Alphonse Djapiapsi
Yaoundé

Rentrée académique 2005/06 à l'UdM

De par le sérieux qui a prévalu pendant l'organisation et la gestion du dernier concours d'entrée, l'UdM se positionne désormais comme une institution de renommée solide. Travail et mérite sont les seuls et uniques critères qui ont guidé la sélection. Les nombreux candidats et observateurs sont repartis fortement impressionnés. Le ton est ainsi donné et c'est fort de cette image que tous les responsables de l'UdM ont préparé la rentrée qui s'est déroulée sur les chapeaux de roue. Dès le 3 octobre 2005, date officielle de la rentrée universitaire au Cameroun, toutes les parties prenantes étaient à pied d'oeuvre: les responsables de l'administration ont accueilli et présenté le campus aux nouvelles recrues. Aussitôt après, les enseignements ont démarré, et ce à la surprise générale, tant il est vrai que les rentrées dans les institutions universitaires camerounaises donnent très souvent lieu à de simples prises de contact ! Après une semaine de cours, les nouveaux étudiants nous ont confié qu'ils avaient beaucoup de peine à tenir le rythme des enseignements. Aussi, la scolarité a-t-elle saisi l'occasion pour leur expliquer les objectifs de formation et les sacrifices qu'ils impliquent.
En outre, une tournée est prévue dans chaque salle de classe afin d'informer les étudiants sur le règlement intérieur.

Toutefois, le défi que cette rentrée apporte à l'UdM relève de la gestion des effectifs qui commencent à poser quelques problèmes au regard de la taille des installations du campus de Mfetom. Ce dernier accueille cette année 451 étudiants contre 320 l'année
dernière :368 sont inscrits en médecine, 39 en pharmacie et 44 dans les filières technologiques. Comme quoi, l'ouverture du campus de Banékane devient une véritable urgence !


Anselme Nzoko
Service de la scolarité et des diplômes de l'UdM
Bangangté

CHU de l'UdM à Banékané : bientôt opérationnel !


Tel un gigantesque champignon sorti des hautes terres de Banékané à l'ouest du Cameroun, l'imposante bâtisse du futur CHU de l'UdM, inspire émerveillement et admiration. Ce joyau architectural construit dans un environnement rural offre aux visiteurs un contraste saisissant. Il ne semble pourtant n'être qu'un minuscule point au milieu d'un vaste océan de deux cents hectares de verdure. En son sein, telle dans une fourmilière s'activent ingénieurs et techniciens aux compétences multiples. Du génie civil, en passant par l'électrotechnique jusqu'au métier du biomédical, hommes et femmes s'activent pour permettre bientôt la mise en service des équipements hospitaliers. L'essentiel des travaux en est aux finitions.


Le premier bâtiment du futur CHU de l'UdM
Le revêtement du sol est en cours d'achèvement et ne sera complètement terminé qu'avec le carrelage des couloirs et des façades latérales externes.Les enduits talochés sont également en cours d'achèvement. En plomberie, l'essentiel de la tuyauterie a été réalisé (réseau d'eau potable, évacuation, etc.). Reste encore la pose des sanitaires et autres terminaux.
Le réseau des gaz médicaux reste également à installer. La menuiserie se poursuit avec la fabrication des ouvertures du rez-de-chaussée ; la pose du plafond étant quant à elle entièrement terminée. Les réseaux électriques se construisent progressivement.

Après la tuyauterie, les câbles des différents circuits sont en train d'être passés (électricité, téléphone, informatique, vidéo et audio) avant la pose des luminaires et appareillages conventionnels.

Un plan de redécoupage des vestiaires, des zones dites sceptiques et asceptiques est en cours de réalisation. Les salles de buanderie, de décontamination et de stérilisation ont été placées près du local technique.

Le chantier sera terminé avec les travaux de peinture et l'installation des équipements médicaux. On peut d'ores et déjà affirmer que l'achèvement de la construction du pavillon de chirurgie a franchi le cap des 80%.
Nul doute que ce centre hospitalier ultramoderne appartiendra au cercle des hôpitaux de référence.


Luc Kamga
Bangangté

Etudier en pharmacie au Cameroun : une réalité !
Alors que circulent au Cameroun de nombreux médicaments d'origine douteuse, exposant la population à de graves intoxications, aucune université camerounaise, l'UdM mise à part, ne propose aujourd'hui 'Pharmacie' à ses étudiants. L'enjeu de cette filière est donc de taille…
Etudiant en 6ième année, je voudrais présenter ici les études de pharmacie à l'UdM.

Après un an de tronc commun médecine-pharmacie, l'étudiant choisit entre les deux voies. L'étude des sciences fondamentales s'achève en fin de 2ième année et est suivie par un " stage officinal " préparant à l'entrée du second cycle. Les travaux pratiques deviennent alors plus intenses. Les 3ième et 4ième années se terminent respectivement par des stages dans un laboratoire d'analyses biomédicales puis dans une industrie pharmaceutique afin d'acquérir des connaissances pratiques sur la fabrication des médicaments.


"Olivier Ngongang au travail..."
Ces stages permettent à l'étudiant de mieux guider son orientation professionnelle entre officine, biologie ou industrie à la fin de ses études. De nombreux travaux pratiques s'effectuent aussi chaque année car l'UdM disposent de laboratoires assez bien équipés de pharmacie galénique, de pharmacognosie (extraction des principes actifs des plantes), de chimie, de pharmacologie, de bactériologie et depuis 2005 de bromatologie et de toxicologie clinique.
La 5ième année 'hospitalo-universitaire' nous introduit dans le troisième et dernier cycle, dit 'professionnel'. Après quelques semaines de cours, un stage de 3 mois de décembre à février a été réalisé à l'hôpital de Bangwa sous la direction des Docteurs Nomigni et Nana. Etre au chevet du malade nous a alors permis de comprendre les choix thérapeutiques du médecin et de suivre les différentes étapes d'une consultation médicale.
Un 2ième stage a été effectué de juillet à septembre à l'hôpital militaire de Yaoundé sous la direction du professeur Colonel Roger Moyou. Nous avons observé l'organisation des laboratoires, les examens et prélèvements réalisés ainsi que le circuit du médicament dans un hôpital.
Durant la 6ième année, qui nous attend avec stage, recherche et rédaction de thèse, nous ne prendrons plus que quelques cours en fonction de l'option choisie.
Voilà pour le cursus de pharmacie mais ajoutons qu'à partir de Mars 2005, suite à l'arrivée du Pr. Penge Onokoko, Doyen de la Faculté de Pharmacie de l'Université de Kinshasa, les cours dispensés par les enseignants d'Unikin ont particulièrement donné sens au partenariat entre les deux institutions et réellement confirmé la qualité de notre formation.
En Mai, le Professeur Masiala a enseigné la bromatologie et l'analyse des aliments. Des travaux pratiques ont été effectués dans une boulangerie et aux Brasseries de Bafoussam où nous avons observé les procédés de fabrication des bières et des limonades ainsi que les analyses effectuées durant la fabrication.
Le professeur Ndelo Josaphat, ancien recteur de l'Université de Kinshasa a, quant à lui, enseigné la toxicologie et la phytopharmacie. Les TP ont porté sur la toxicité, sous certaines conditions, du manioc et des vins de fabrication traditionnelle (odontol) ainsi que sur des médicaments comme l'aspirine, le phénobarbital…. ou encore sur la toxicologie environnementale comme les sources de pollution sur le marché de Bafoussam ou les effets des eaux usées d'usines sur la production agricole.
On le voit, le spectre d'activités couvert par les études de pharmacie est immense et les retombées pour notre pays pourraient être gigantesques. Alors que de pseudo-médicaments tuent nos citoyens et nos enfants, ceux qui pourraient les soigner sont souvent maintenus hors de prix car leur rentabilité est plus importante aux yeux de ceux qui les produisent que notre santé. Ce que nous devons comprendre au Cameroun, c'est que le pharmacien doit être autre chose qu'un simple commerçant. Son métier, comme celui du médecin est au cœur du système de santé : il peut largement contribuer à remédier aux problèmes d'intoxications atmosphériques, médicamenteuses etc.
Si le paludisme tuait les enfants occidentaux comme il tue les nôtres, sans aucun doute un remède aurait été trouvé depuis longtemps et celui de Manuel Elkin Patarroyo ne serait pas tombé aux oubliettes. Si le Cameroun n'assure pas la formation de ses pharmaciens pour produire les médicaments qui soigneront sa population, qui le fera à sa place ?
L'UdM a ouvert la voie même si pour le moment elle ne propose malheureusement pas encore de cycle de recherche et un stage dans une véritable industrie pharmaceutique est ici impossible.
Pour ma part, j'aimerais faire un PhD en biologie ou en industrie pour ensuite participer à la construction d'une branche pharmaceutique camerounaise adaptée au contexte de nos pays et si possible revenir un jour enseigner à l'UdM…

Pour terminer, j'aimerais reprendre la parole du professeur Lawrence Njikam, ancien doyen de l'UdM décédé il y a quelques mois : " Nous avons tant attendu et aujourd'hui, étudier en pharmacie est une réalité au Cameroun. "


Eric Olivier Ngongang.
Faculté des Sciences de la Santé
Pharmacie, 6ième année

Studying pharmacy at Université des Montagnes

I am a student at UdM, studying Pharmacy. My decision to go to this university was taken quickly after I heard an inspiring radio announcement one year after it had opened in 2000-01. This university offered the field of study that interested me, pharmacy and had many other appealing qualities. I had attended another university for one year previously that I did not find satisfactory so I was very curious about what opportunities there were for me at UdM.
UdM is a growing university with five years existence and an increasing number of students every year from all ethnic origins.
It has 2 faculties, the Faculty of Health Sciences and that of Technological Sciences, each of these is divided into 2 departments. Medicine (a 7 year programme) and Pharmacy (a 6 year programme) make up the Health Science faculty. Computer networking and biomedical maintenance (both 3 year programmes) make up the technological science faculty and will also include the department of telecommunications in the years to come.
Lectures are given in both French and English followed by practical work for most courses. There are also tutorials at the end of the courses for better preparation of examinations or tests, these being completed by internships at the teaching hospitals during the fourth year of medicine and the fifth year of pharmacy. Although the majority of the lecturers are French speaking, just like the students themselves, a few are English speaking and others are bilingual; hence, each lecturer is to do at least two continuous assessments of his or her students before the final end of the semester examination - this is applicable to each of the two semesters in a year. Concerning life on campus, the students' association executive members manage the students' restaurant. Clubs exist such as the Health Club (A.E.D.E.S) and the Forum (constituted of Bilingualism, Science and First Aid) of which I am a member.


Nadège Tchanga Noumi en pleine
séance de TP...
It was reassuring to both parents and students when a convention was signed between UdM and the University of Kinshasa in the Democratic Republic of Congo. Having taken this measure to secure our future, we can equally exercise our profession and prove ourselves in our domain when the time comes. There's no doubt that our training should be recognised at other universities.
Moreover, administrators from the University of Kinshasa visit our university on a regular basis and there is the possibility in the future to formally exchange lecturers between both universities (this has already occurred but in a more informal manner).
At the beginning of my studies here, I found the bilingualism a bit difficult to adjust to, not because I was unable to understand but because I was a slow writer and a more comfortable in English than in French, so I could not easily be up to speed with the rest of the students who were all French speaking.

I could miss a sentence or meaning in class but, this became a minor problem with time and by the end of the first year, I was up to the speed of the others and had became more versed with certain new terms.In addition to this, the cold weather of Bangangte and its rural location are other incentives for studies here.
Personally, I find the professional training at UdM to be excellent. This excellence has also been confirmed by competent professionals in the fields of study from both in and out of Cameroon and the quality of our lecturers. The presence of a fully equipped library for students to gather knowledge and a computer room available for students free of charge encourages research, improvement of our skills, keeping up with new discoveries and recent approaches and standards.
Long Live UdM in Bangangté, Cameroon!

Nadège Tchanga Noumi
Faculté des Sciences de la Santé
5th year, Pharmacy

Former Dean of the Faculty of Health Sciences of the UdM is gone Prof Lawrence Njikam died on June 18, 2005.
He was the first Dean to pioneer the teaching activities at the Faculty of Health Sciences of the UdM from October 2000 to May 2004 when Prof Boniface Nasah took over his duties.
His remains were buried on July 9th in his family compound in Kumba, South-West Province where he now rests in peace.
He is remembered by AED-UdM, his family and the university community at large.

May his soul rest in peace !


 


FocusLa coopération à l'Université des Montagnes : au-delà du conventionnel.

La coopération représente, pour toute institution universitaire une sorte de vitrine où elle se donne à voir, mais aussi le canal par lequel elle a accès à l'expérience engrangée par les autres. En cela, l'UdM ne fait point exception. Mais pensée pour être un projet novateur et s'inscrivant dans un environnement où des crises de toutes sortes avaient contraint nombre d'institutions universitaires, au Cameroun comme dans d'autres pays d'Afrique, à des formations en vase clos, l'UdM a d'emblée voulu ouvrir des perspectives nouvelles. Dès le départ, elle s'est dotée d'une philosophie de la coopération imaginative, dynamique, transcendant largement les formes conventionnelles de partenariat.
Un certain nombre de missions spécifiques ont ainsi été assignées à cette coopération. L'objectif consistait essentiellement à donner aux étudiants, dès la première année, l'occasion de se frotter à des environnements pédagogiques et scientifiques variés. Tout a été mis en œuvre pour susciter sur le campus une constante circulation d'enseignants missionnaires et de personnes ressources venant du Nord comme du Sud, en même temps qu'on y déversait équipements et outils pédagogiques.
Et d'abord la coopération avec le Nord. Elle s'est mise en place grâce au partenariat avec l'Université de Paris 13 dont la présence des enseignants a d'emblée conféré une grande crédibilité à la Faculté des Sciences et de Technologie. Plus visibles encore auront été les accords avec l'Université de Milan et le Centre de cardiologie Monzino de la même ville, qui ont contribué à la mise en place à l'UdM, d'une clinique de chirurgie expérimentale dotée d'un équipement ultra moderne. Depuis 2003, une équipe de chirurgiens/chercheurs italiens et camerounais y procède à des expériences auxquelles les étudiants prennent une part active et d'autant enthousiaste qu'il leur est ainsi offert l'opportunité d'assister à des opérations requerrant une technologie de pointe souvent réservées à des environnements hautement spécialisés.
Plus récents sont les accords signés avec l'Université d'Udine en Italie et dont le Recteur a personnellement effectué le déplacement de Bangangté en juillet 2005, pour finaliser des accords qui prévoient la mobilité des enseignants et étudiants, la mise en œuvre de projets communs de recherche ainsi que la co-direction des thèses. Ce programme sera effectif dès l'année académique 2005-2006.
Toujours en direction du Nord, la deuxième préoccupation dans la philosophie de la coopération à l'UdM, a consisté à créer les conditions d'une véritable veille technologique, c'est-à-dire d'une constante ouverture sur ce qui, dans le monde, se fait à la pointe dans les filières de formation offertes par l'institution. C'est afin d'assurer au mieux cette veille technologique qu'a été inventé le concept de " Doyen Assesseur ", poste occupé, dans chaque Faculté, par une personnalité scientifique résidant et exerçant dans une institution universitaire ou para-universitaire d'un pays du Nord. Ce dernier est l'œil et l'oreille de l'UdM ouverts sur le monde et participe à la prospection, identification et mise en route des enseignants et autres personnes ressources; il prend contact, en vue d'un partenariat formel, avec les institutions de son pays ou de sa zone de résidence à même d'apporter un appui à l'UdM ; il contribue au montage et à l'actualisation des programmes, et enfin il effectue au moins deux fois par an, des missions d'enseignement et d'encadrement à l'UdM. Son rôle, comme je l'ai indiqué plus haut, est un concept propre à l'institution.
La coopération a également été pensée ici pour être ouverte à tous ceux qui, vivant au Nord, mais sans appartenir à quelque institution universitaire, acceptent à l'occasion d'un séjour d'offrir un peu de leur temps et de leur expertise. La mise en œuvre de cette dimension de la coopération a eu pour effet de voir défiler sur le campus de l'UdM, à titre individuel ou collectif, pour des conférences, cours et autres démonstrations inédites dans l'environnement universitaire camerounais, des praticiens, des spécialistes de tout bord dont la présence et l'apport ne cessent d'enthousiasmer les étudiants, voire le personnel d'encadrement de l'UdM.
Parmi les étudiants, la conscience de la plus-value que tout cet apport représente dans leur formation reste aiguë, de même que celle des opportunités qui se profilent pour eux. Par exemple, les démonstrations faites sur le campus en 2003 par des pompiers et urgentistes, venus dans le cadre d'une mission organisée par BIAGNE, association amie de l'UdM basée à Saint-Etienne en France, ont suscité de solides vocations chez les étudiants de la 3ième promotion de médecine auxquels des promesses fermes d'accueil en spécialisation ont du reste été faites.
Tels apparaissent quelques axes de la coopération Nord/Sud déjà en œuvre. D'autres projets sont en cours de négociation avec des institutions universitaires allemandes, canadiennes et encore italiennes, pour n'évoquer que celles déjà bien engagées. Notre coopération avec le Nord, loin d'être sélective ou limitée à quelques pays, se veut ouverte et attentive à tout apport qui pourrait permettre de faire de l'UdM le lieu d'excellence dont ses concepteurs ne cessent de rêver.
Naturellement, cette coopération n'a pas été pensée pour fonctionner uniquement dans l'axe Nord/Sud. Les rapports avec le Sud ont été inscrits à leur juste place, en commençant par les universités camerounaises. Dans les textes organiques régissant l'enseignement supérieur privé au Cameroun, il est d'ailleurs prévu que les établissements naissants signent des conventions de coopération avec les institutions publiques existantes. Ceci a été fait mais sans donner lieu pour le moment à un véritable échange officiel d'expertise même si on doit reconnaître que les enseignants des universités d'Etat, de Yaoundé, Dschang ou Douala, auxquels les portes de l'UdM ont été largement ouvertes, à titre individuel et privé, prennent une part importante dans la formation des jeunes et la vie de l'institution.

Avec les Universités africaines, la coopération Sud/Sud a déjà atteint un certain niveau de mise en œuvre au plan institutionnel. C'est le cas avec les Universités de Kinshasa en RDC et de Parakou au Bénin. Et si avec le Nord la coopération vise davantage à un transfert de savoir et de savoir faire supposés à la pointe, avec le Sud, l'UdM recherche avant tout un partage d'expériences ou de perspectives propres à l'environnement africain. Ainsi, les nombreuses missions que les enseignants des Facultés de Pharmacie et de Médecine de l'Université de Kinshasa ont effectué à l'UdM, ont été autant d'occasions de toucher du doigt les problèmes spécifiques d'une jeune institution comme l'UdM dans l'environnement africain post-colonial et surtout post-ajustement structurel. Au-delà de la dimension purement académique, la coopération Sud/Sud permet de mieux comprendre combien une telle initiative peut être salvatrice, à la fois sur le plan des opportunités de formation pour les jeunes, mais aussi pour l'appropriation, par les Africains, de l' "Université" en tant que concept. Il est en effet significatif que les missionnaires venus de l'UNIKIN, en découvrant l'UdM aient, à chaque occasion reconnu: " Ce que vous avez initié à travers ce projet, c'est ce que nous, les Africains, nous aurions dû faire dès le lendemain de l'indépendance, c'est-à-dire nous approprier l'héritage colonial qu'est l'université en Afrique, plutôt que de le perpétuer".
Enfin, l'UdM étant un projet communautaire où, dès le départ, il a été réservé une juste place à la diaspora dans toute sa diversité, tout un pan de la politique de coopération a été orienté vers les structures associatives de cette diaspora. C'est précisément le cas pour BIAGNE que j'ai évoquée plus haut et qui compte aujourd'hui parmi les partenaires les plus efficaces de l'UdM.
Cette coopération avec les structures associatives est entrée dans sa phase opératoire dès 2002 avec l'UdM-Ngom en Allemagne d'abord, avec l'AED-F et la Banque Humanitaire en France ensuite, et plus récemment avec l'AAED au Canada. Il est juste de reconnaître que c'est à cette coopération avec les Associations que l'UdM doit aujourd'hui le gros de ses équipements, de son fond documentaire, de son matériel didactique qui débarquent de plus en plus régulièrement par containers entiers sur le Campus de Mfetom à Bangangté.
On l'aura donc compris, la coopération à l'UdM s'inscrit dans une perspective non conventionnelle et multidimensionnelle. Elle transcende le champ institutionnel pour s'ouvrir à des individus ayant des contributions significatives à apporter et va au-delà du domaine académique pur privilégié dans la plupart des conventions de partenariat inter-universitaires.
Mais je reviendrai, pour conclure, à l'étudiant en tant que premier bénéficiaire de cette coopération, pour dire que si elle a été ainsi conçue, c'est afin de lui ménager les meilleures chances d'insertion dans le monde globalisé qui l'attend au terme de ses études. Car l'étudiant de l'UdM n'est point formé pour l'environnement camerounais pas même africain mais pour trouver à s'insérer n'importe où dans le monde dans son domaine de spécialité. Et c'est afin de le préparer au mieux à cette éventualité que la coopération se veut aussi ouverte et aussi ambitieuse, et qu'aucun effort n'est ménagé pour doter l'institution des équipements répondant à une technologie de pointe.
Du reste, il n'est pas rare d'entendre les étudiants se féliciter du nombre impressionnant de missionnaires qu'il leur est donné de rencontrer tous les ans et dont chaque passage sur le campus constitue pour eux l'occasion d'une ouverture sur d'autres environnements scientifiques et expériences pédagogiques. Ainsi, les étudiants de la première promotion de médecine, alors seulement en 3ième année, ont vécu comme un véritable événement la projection d'une vidéo sur une transplantation cardiaque réalisée, dans un CHU du Nord par une équipe où ils avaient pu voir à l'œuvre l'enseignant missionnaire, mais néanmoins camerounais, qui était en train de leur faire cours.
Une telle politique de la coopération, avec des résultats aussi palpables, constitue, à n'en point douter, un des facteurs qui font qu'aujourd'hui l'UdM, malgré sa jeunesse, a déjà une certaine visibilité dans l'environnement universitaire camerounais et qu'elle attire de plus en plus de jeunes en quête de formation. Aussi ne peut-on que travailler à renforcer et à consolider une telle conception de la coopération.

André Ntonfo
Secrétaire Général de l'AED
Yaoundé


Diaspora-EchosDeux médias électroniques s'intéressent à l'UdM

Le président de l'AED-F, Homère Nkwawo a accordé une interview publiée simultanément sur les sites Grioo.com et Bonaberi.com. C'était le 19 novembre dernier, à la veille d'une soirée de gala organisée à Paris par l'AED-F au profit de l'UdM à laquelle près de 500 personnes ont participé.
L'interview ainsi que les réactions qu'elle a suscitées sont disponibles sur les sites suivants: http://grioo.com/info5802.html et http://www.bonaberi.com/article.php?aid=1424

L'AAED offre du matériel didactique à l'UdM Un important lot de matériel didactique, comprenant 175 cartons de livres et 6 de balances de laboratoire de haute précision a été envoyé à l'UdM, le 8 juillet 2005, par l'Association pour l'Aide à l'Éducation et au Développement (AAED) basée au Canada.

Cette cargaison, de plus de 4 tonnes, a quitté le port de Montréal le 24 juillet et est arrivée au port de Douala le 10 septembre dernier.

Par ce don, l'AEED participe de façon significative à l'équipement de la bibliothèque universitaire et des salles de travaux pratiques de l'UdM. Avec cet envoi de près 3000 livres, la bibliothèque de l'UdM disposera de plus de 6000 ouvrages, soit plus que le double de ce qu'elle possède présentement. Ces volumes couvrent plusieurs sujets essentiellement scientifiques (physique, mathématiques, biologie, sciences médicales).


Dieudonné Mouafo scelle les cartons sur une palette


Le tout dans la bonne humeur
Les livres et le matériel ont été soit acquis, soit recueillis auprès de divers organismes à travers le Québec et l'Ontario, à savoir les institutions universitaires, les bibliothèques municipales ainsi que des particuliers. Les membres et sympathisants de l'AAED se sont mobilisés pour dénicher les bibliothèques donatrices, trier, conditionner, stocker et convoyer cet important lot de matériel. Dans leurs démarches, ils ont croisé plusieurs personnes sensibles et intéressées au projet de l'UdM.

L'AAED est un organisme à but non lucratif basé au Québec dont la vocation est de lutter contre la pauvreté dans les pays en voie de développement par la promotion de l'éducation et de la santé, principalement en Afrique.


Contacts :

Région de Montréal :
Jean-Bertos Simo (450) 463-4580 jbsimo@hotmail.com
Région de Gatineau/Ottawa :
Dieudonné Mouafo (819) 770-8089, Dmouafo@hotmail.com
Région de Québec :
Maurice Defo (418) 681-8042, mdefo@hotmail.com


De Bangangté à Montréal : Enjeux de la formation à l'UdM


En 2001, le Bac D en poche, mes parents m'ont parlé d'une université à l'ouest du pays qui venait de voir le jour: l'UdM. Je voulais faire des études d'informatique et l'UdM offrait cette filière. La première fois que j'y suis allée en septembre 2001, j'ai cru m'être retrouvée sur le site d'une école coloniale abandonnée ! En pleine saison pluvieuse, les herbes étaient d'une hauteur stupéfiante, le terrain était boueux et glissant. C'est pourtant bien là que 'poussent' aussi de futurs médecins, pharmaciens, informaticiens etc.

J'ai fait partie de la 1ère promotion de la FST (Faculté des Sciences et Technologies). Au début, le programme et les objectifs n'étaient pas clairement définis, les cours n'étaient pas assez structurés, les laboratoires d'électronique et d'informatique n'étaient pas équipés. On faisait peu de TP et avec les moyens du bord…! En 2ième année, il y a eu beaucoup d'améliorations : programmes et objectifs clairement définis, laboratoires plus équipés, enseignements de meilleure qualité. Bref, on savait désormais où on allait! En 3ième année, ce fut un 'boum' : les enseignants venaient de l'École Polytechnique, de l'Université de Yaoundé I, de l'Institut Africain d'Informatique etc.; 2 labos d'informatique ont été mis à notre disposition, le labo de maintenance biomédicale voyait le jour et on disposait d'une bibliothèque informatisée très fournie. J'ai effectué mon stage de fin de formation au Centre des ressources informatiques de l'école polytechnique de Yaoundé. Les enseignants et les étudiants de polytech' ont été très impressionnés par mes connaissances et par la qualité de mon rendement.


Amandine Bemmo sur les bancs de l'Université de Montréal
Après l'obtention de ma licence en Informatique et Réseaux en Octobre 2004, je suis partie au Canada continuer mes études à l'UdeM, à savoir l'Université de Montréal. Clovis SIMO, rencontré sur le campus de l'UdM alors qu'il était chargé du projet UdMSCO (informatisation de la bibliothèque et de la scolarité à l'UdM), m'avait dit en effet qu'en Amérique du Nord, les connaissances et l'expérience d'un individu comptaient bien plus que la renommée de l'université où il a passé ses diplômes. Il m'a assuré que j'avais de fortes chances d'être admise mais j'ai demandé une admission 'seulement en 1er cycle' parce que l'UdM était encore en pourparler avec le MINESUP et je me demandais si mon diplôme allait être reconnu. A mon arrivée, début Janvier 2005, une voix intérieure m'a soufflé " Va rencontrer le responsable des études du 1er cycle, parle-lui de ta formation à l'UdM et présente-lui tes relevés de notes ; on ne sait jamais…".

Au cours de ma rencontre avec le responsable du 1er cycle, je lui ai présenté mes relevés de notes. Il m'a posé quelques questions sur le programme de l'UdM et m'a dit qu'il y avait des cours que je devrais suivre pour avoir un 'baccalauréat' ('licence' au Cameroun) en informatique dans leur université car ils manquaient à ma formation. Par contre, des cours que j'avais suivis à l'UdM n'en faisaient pas partie. Selon lui, si j'avais fait génie informatique, je serais allée directement en maîtrise ; mais comme je voulais faire informatique orienté génie logiciel, il fallait que je suive les cours de leur programme qui me manquaient. J'ai donc été admise en 3ème année informatique orientée génie logiciel. Ce qui comptait pour l'UdeM n'était pas tant le diplôme reconnu par le gouvernement camerounais mais bien les connaissances acquises !

Au début, j'ai trouvé le système académique canadien très difficile. Les étudiants doivent se procurer les notes de cours sur un site Internet qui leur est réservé. Le professeur dispense son cours sous forme d'exposés avec vidéo projecteur ou rétroprojecteur. A l'étudiant de compléter avec ses notes! Les cours ne sont pas très approfondis. A l'étudiant de faire des recherches personnelles ! Depuis notre jeunesse, les enseignants au Cameroun dictent les cours et nous font écrire comme des greffiers ; Pas facile de changer ! Une autre grande difficulté venait du manque de travaux pratiques. A l'UdM, on mettait l'accent sur la théorie, notamment en programmation. Cependant, mes aptitudes de théoricienne me permettent encore de bien concevoir les solutions des problèmes et de mieux assimiler la pratique. Mon passage à l'UdM m'a également donnée une base très solide en mathématiques (incontournables en informatique !). Ma formation udémoise avec le projet UdMSCO (j'étais membre de l'équipe de conception et développement) m'a donné un bon niveau en base de données et de bonnes notions en génie logiciel.

Certes beaucoup de choses restent encore à améliorer à la FST mais je pense que l'UdM est une université pleine de ressources, d'énergie et qui a l'avenir. Ce que je dirais aux étudiants l'UdM ? Avant tout que la reconnaissance d'un diplôme par le gouvernement n'est pas ce qui compte le plus. En me confrontant au système éducatif d'un pays à la pointe de l'informatique, j'ai constaté que l'UdM m'a donné de solides bases et que cela annonce un bel avenir pour la formation qui y est dispensée. Je compte continuer mes études en maîtrise et pourquoi pas jusqu'au doctorat? Bien évidemment, je compte apporter ma contribution à l'expansion de l'UdM car j'y crois. Elle n'est ni rêve ni illusion, mais réalité, et bel et bien une innovation !

Amandine Bemmo
Université de Montréal
Canada

 

Vu par...Cette rubrique est une tribune libre, destinée à accueillir propositions, débats, commentaires, etc. de nos lecteurs ou de diverses personnalités.

L'UdM : une utopie de la société civile

Au cours des dix dernières années de la vie de Mongo Beti (1991-2001), le couple conceptuel livre/lecture aura été au centre de la réflexion de l'écrivain. Malheur aux peuples qui ne lisent pas (Mongo Beti à Yaoundé 1991-2001. Textes réunis et présentés par Philippe Bissek, Ed. des peuples noirs, Rouen/France, 2005, 255). Or, le Cameroun figure parmi ces peuples. Mongo Beti, observateur attentif du système éducatif camerounais notait par ailleurs que la société camerounaise était rongée par un mal sournois, quasi souterrain, semblable à celui dont meurent les jeunes enfants, les adultes parfois, dans nos villages reculés où règne l'ignorance. Pour lui, le mal s'appelait anémie intellectuelle.

De là, son appel pour que la société civile prenne les choses en mains afin d'éviter la dérive (op. cit.,352). Le relire en 2005 est une expérience étrange. Ce que les lecteurs de Mongo Beti auraient trouvé à l'époque utopique constitue aujourd'hui effectivement le moteur de l'UdM.
En effet, l'UdM est une utopie au sens où elle participe d'un projet de transformation sociale que l'on aurait peut-être tenu pour impossible il y a de cela quelques années seulement ! Parler d'utopie, selon Herbert Marcuse revient à évoquer l'impossibilité de réaliser le projet d'une nouvelle société, parce que les facteurs subjectifs et objectifs d'une situation sociale donnée s'opposent à sa modification. On dit alors que la situation n'est pas 'mûre' (La Fin de l'utopie, Paris, Seuil, 1968, 8). Les concepteurs de l' UdM ont, quant à eux, décidé de franchir le pas et de faire évoluer cette situation qui tardait à mûrir !

L'UdM, est désormais légalement inscrite dans le champ universitaire camerounais dans lequel, elle voudrait s'élever à force de compétence, de tolérance et d'efficacité ! Elle est une sommation de répondre à ces exigences éthico-intellectuelles.

Le 13 Janvier 2000, dans le journal Le Messager, Mongo Beti proclamait : Société civile réveille-toi !
L'UdM n'est-elle pas une des figures extrêmes de ce réveil ?

Sindjoun Pokam
Yaoundé

Regards sur la professionnalisation dans le système éducatif canadien A l'heure où le débat sur la professionnalisation de l'enseignement refait surface dans un contexte de compétition globale et aussi de chômage rampant des diplômés en Afrique, un regard sur l'expérience canadienne de l'intégration du système éducatif postsecondaire au marché du travail nous a semblé digne d'intérêt.

Le contexte anglo-saxon : cap sur la performance

Le système éducatif canadien fait partie du monde anglo-saxon dont il reflète la vision. Alors qu'en Europe l'éducation est considérée comme un service public au même titre que le système de santé par exemple, en Amérique du nord au contraire c'est d'abord un investissement dans l'individu en vue de répondre à un besoin social actuel ou à venir et au marché du travail. L'accent est donc mis sur la formation professionnelle. L'éducation est un service offert à l'étudiant-client qui doit en supporter les coûts avec en contrepartie, son mot à dire sur le contenu et la qualité de la formation, voire sur la gestion de l'institution. L'évaluation des enseignants par les étudiants y est une pratique établie et peut coûter leur poste à des enseignants. Le financement du système repose sur un partenariat tripartite entre l'individu, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux dont le secteur privé, principal utilisateur du produit final. Les pouvoirs publics n'hésitent pas à épauler au besoin les autres partenaires : prêts et bourses aux étudiants, subventions aux établissements de formation et primes à l'embauche aux entreprises privées. Cette différence de philosophie explique les contrastes dans les performances observées de part et d'autre de l'Atlantique.

Au Canada, le système scolaire postsecondaire offre deux possibilités : les collèges communautaires où la formation est courte et axée sur le monde du travail et la pratique, et les universités où l'enseignement est plus théorique. Néanmoins dans les deux cas les programmes sont généralement conçus avec la participation du secteur privé.

Une multitude d'outils de professionnalisation

Au fil des ans, le système éducatif canadien a développé de nombreuses formules novatrices pour faciliter la professionnalisation :

L'école orientante est une démarche destinée à initier les jeunes à l'environnement professionnel réel. Elle comprend des visites guidées dans les universités ou les centres professionnels, des 'stages d'un jour' au cours desquels l'élève est jumelé pour une journée à un parent travailleur, ou des sessions permettant à un parent d'élève invité à venir entretenir la classe sur son métier.
Le régime coopératif quant à lui est un véritable partenariat universités/entreprises qui permet à l'étudiant d'alterner sessions d'études et stages rémunérés en entreprise. Ces stages préparent l'insertion professionnelle des jeunes tout en permettant aux futurs employeurs de dénicher des talents et d'assurer l'adaptation constante de la formation aux besoins du marché du travail.
Un service du placement offre information, conseils et préparation aux finissants en quête d'un emploi, tandis que la formation continue donne la chance aux travailleurs adultes de se perfectionner, même par une formation à distance grâce aux nouvelles technologies. De plus, des emplois du temps très flexibles permettent d'accommoder les travailleurs, avec des cours répétés en soirée ou programmés en fin de semaine.
En guise de conclusion
Les taux de placement des finissants proches des 100% dans certaines filières témoignent de l'efficacité de ce système éducatif et de son adaptabilité aux besoins changeants du marché du travail. La maîtrise, après l'informatique, de filières émergentes telles les biotechnologies, le tourisme, le marketing, ou le commerce international a permis au Canada de se positionner avantageusement sur le plan international en exportant son expertise. Ses universités attirent de plus en plus les jeunes des autres pays tant du Nord que du Sud. Mais surtout, le principal atout du système vient aussi de sa capacité à constamment se remettre en cause, marquer une pause et faire le point, apprendre de ses erreurs et s'ajuster. Les programmes sont réévalués en moyenne tous les 3 à 5 ans et des filières de formation naissent ou disparaissent ainsi au gré du contexte.
En comparaison, dans plusieurs pays africains au contraire, des programmes conçus il y a 30 ou 40 ans et sans la participation des partenaires sociaux, n'ont jamais été remis en cause pour autant. Les régimes scolaires d'enseignement général destinés à l'origine à combler les besoins d'une administration publique alors naissante, n'ont pour la plupart jamais été revisités malgré l'évolution des priorités et l'apparition dès les années 1980, d'un chômage massif des diplômés. L'approche participative et le sens de l'innovation du système canadien pourraient peut-être inspirer la nécessaire réforme de l'éducation en Afrique. Déjà, la mondialisation amène plusieurs pays européens à réformer leur système éducatif en y introduisant au besoin des concepts d'inspiration anglo-saxonne. Il est à espérer que cette réalité déclenche le débat de plus en plus urgent sur le devenir de l'éducation en Afrique.

Dieudonné Mouafo
Ottawa, Canada

 


L'Afrique Noire est mal partie … Pas si sûr !

À l'occasion d'une mission qui m'a emmenée à Douala l'été dernier, Ambroise Kom et André Ntonfo ont mis tout en œuvre pour me permettre de toucher du doigt la réalité de l'UdM à Bangangté. Depuis bientôt deux ans en effet, je fais, moi aussi, partie de l'armée de bénévoles qui donnent un peu de leur temps et de leur savoir-faire aux multiples activités de l'AED-UdM. En 2003, j'ai accepté la proposition d'Armelle Cressent de m'occuper de la réalisation de la maquette de 'La Lettre de l'AED-F' et plus tard de celle de 'UdM.COMM'. J'ai ainsi été amenée à lire de nombreux textes, à voir une multitude de photos et même à regarder un montage vidéo sur l'UdM. Je me suis engagée dans cette aventure un peu sur la pointe des pieds en me disant qu'il s'agissait sans doute d'un simple "projet de plus", d'un projet comme tant d'autres qui naissent en Afrique !


"Justin Fotso, Françoise Gandon et André Ntonfo..."
Depuis un long séjour au Niger en 1995 et différentes missions sur le continent, j'ai vu naître ô combien de beaux projets, sans lendemain, pourtant ! Jusque-là, les contacts que j'avais eus avec les différents acteurs de l'AED-UdM m'avaient convaincue qu'il s'agissait de quelque chose d'autre. En visitant l'UdM, passer du virtuel au réel m'a permis d'apprécier l'énorme travail abattu depuis 2000, année d'ouverture de l'université. J'ai pu mesurer toute l'audace des quelques universitaires qui ont lancé le projet et l'immense énergie animant l'équipe qui le porte. En témoigne le chemin parcouru depuis le défrichement du site jusqu'à la construction de la clinique universitaire sur le site définitif de Banékané, en passant par l'équipement des laboratoires, l'aménagement de la bibliothèque...J'ai également pu mesurer l'impact de la formidable mobilisation de la diaspora camerounaise pour la réussite de ce projet et de la mise en place des différentes collaborations avec les universités africaines et européennes.
Dommage que ma visite se soit déroulée pendant la période estivale et que je n'aie pu voir que quelques étudiants !

Françoise Gandon
Paris, France

 

Partenaires


L'Université d'Udine (Italie) et l'UdM signent une convention de partenariat

Le Pr. Furio Honsell, Recteur de l'Université d'Udine (Italie) et les responsables de l'AED et de l'UdM ont signé une convention de coopération le 10 juillet 2005, à Bangangté. Cette cérémonie marquait une étape importante dans les démarches entreprises depuis 2004 entre les 2 institutions.
Cette coopération vise plusieurs objectifs dont les principaux sont la mise en place d'un programme d'échanges de professeurs et d'étudiants, ainsi qu'une procédure de validation réciproque des enseignements. Le développement des relations culturelles et sportives entre étudiants et la collaboration entre les bibliothèques constituent également un volet non négligeable de ce partenariat.


Le Président de l'AED remet son certicat d'adhésion au Recteur de
l'Université d'Udine , nouveau membre de l'AED !
Très impressionné par la philosophie du projet UdM et la manière dont elle est mise en oeuvre, le Pr. Honsell n'a pas hésité à devenir lui-même et à titre personnel, membre de l'AED.
Cette nouvelle convention s'ajoute à celles, déjà nombreuses que l'UdM a nouées en Afrique et de par le monde avec des institutions d'enseignement supérieur.



DonsChaîne de solidarité : la Fondation Jean-Félicien Gacha offre un cabinet dentaire à l'UdM

Dans le dernier numéro de UdM.Comm, nous soulignions le don d'un cabinet dentaire à l'UdM par la fondation Jean Félicien Gacha. La réception officielle de cet important équipement a eu lieu le 16 juillet dernier sur le campus de Mfetum en présence des autorités de l'AED-UdM et de Madame Dumas, fondatrice de la Fondation.
Précisant le sens de cette action philanthropique, le sécrétaire général de la Fondation Gacha, Yves Foalem Fotso a déclaré : " Il s'agit pour notre fondation de participer non seulement à la formation de la jeunesse camerounaise […] mais également de contribuer à assurer l'accès aux soins dentaires à moindre coût aux populations de tout le département du Ndé, voire de la province de l'Ouest. "
Habituée aux partenariats et aux dons venant de la diaspora, l'AED se félicite cette fois de pouvoir compter également sur la solidarité d'une fondation camerounaise dont la vocation est de soutenir les initiatives locales. La rencontre de la Fondation Gacha avec l'AED était donc inévitable !
C'est un groupe de chirurgiens dentistes du Nord de la France qui avait fait don d'un cabinet dentaire à la fondation camerounaise. Cette dernière, après avoir pris en charge son acheminement vers le Cameroun a décidé de l'offrir à l'UdM. Le projet ne s'arrêtera pas là puisque, grâce à la Fondation Gacha, une équipe de stomatologues français s'est proposé de venir chaque année soutenir la formation de chirurgie dentaire qui sera bientôt proposée à l'UdM.


Le chef Supérieur Bazou, son homologue de Bangoulap ainsi que la Fondatrice de la Fondation Jean-Felicien Gacha coupe le ruban...


Le cabinet dentaire offert par la fondation Gacha

Le Rotary Club de Douala Atlantique accentue son soutien à l'UdM

Le 28 mai 2005, sur le campus de Mfetum, l'AED-UdM a reçu du Rotary Club de Douala Atlantique, un important don d'équipements biomédicaux et de matériel didactique pour ses laboratoires. Les membres du Rotary ont fait le déplacement afin d'assister à la cérémonie organisée pour l'occasion. M. Marcel Nyat Njifendji. Le Maire de Bangangté, le représentant du Chef Supérieur Bangangté ainsi que plusieurs étudiants et employés de l'UdM, ont également honoré de leur présence cette cérémonie.
Le Rotary Club qui avait déjà pris en charge le transport et le dédouanement d'un don de matériel d'analyses médicales offert par M. Kleber Wandji de France, confirme ainsi une très appréciable collaboration avec l'UdM.


Le President du Roraty club, le President de l'AED et le Maire de la commune rurale de Bangangte.

 

UdM.Comm
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Cameroun

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Fax: + (237) 348 45 79
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Edité par L'AED (Association pour l'Education et le Développement)
Association à but non lucratif (Loi du 19 Décembre 1990)
Enregistrée le 26 Août 1994 (Déclaration N0 23/RD/F36/BAPP)

Directeur de publication :
André Ntonfo


UdM.Comm
Contact : udm.comm@wanadoo.fr

Rédacteur en chef :
Ambroise Kom

Conseiller à la rédaction :
Noël Toche Mbah

Secrétaire de rédaction :
Armelle Cressent

Maquette et Informatique :
Françoise Gandon

Rédaction :
Jean-Pierre Chaungueu
François Xavier Luc Deutchoua
Alphonse Djapiapsi
Innocent Futcha
Luc Kamga
Anselme Nzoko

Ont collaboré à ce numéro :
Relecture : Amber Baker, Chantal Polony,
Sue Thomas et Véronique Chartier-Tchoumta