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UdM.Comm
Une publication de l'AED

Unikin-UdM :
Agir ensemble

Le tandem AED-UdM
expliqué

La montagne et
la sourisOne can
compromise over programme but not over principle. Nkwame Nkrumah,
Consciencism.
Sommaire
Edito
L'AED, une association atypiqueTrès tôt, au Cameroun, l'Etat a reconnu
qu'il ne pouvait être le seul à répondre à la demande d'éducation.
Cela ne résultait pas seulement du nombre croissant d'élèves que les
établissements publics se trouvaient dans l'incapacité d'absorber, mais
également du fait que, pendant la colonisation, l'administration n'avait
jamais eu le monopole de l'offre éducative. Les différentes églises
missionnaires considéraient l'école comme une œuvre sociale incontournable
et comme un moyen d'évangélisation. Aux indépendances, beaucoup de
politiciens et hauts fonctionnaires des nouveaux états étaient des
'produits des missionnaires'. Ils étaient donc convaincus de la
nécessité de laisser d'autres acteurs que l'Etat créer des écoles et
des collèges. Très vite, l'Etat a réalisé que les institutions
confessionnelles seules ne pouvaient le suppléer. Les privés furent ainsi
autorisés à ouvrir d'abord des collèges d'enseignement général et
technique, puis des écoles primaires. Les premiers collèges privés laïcs
dans les grandes villes datent des années qui suivirent
l'indépendance.En revanche, l'enseignement supérieur est
longtemps resté chasse gardée de l'Etat alors même qu'il ne pouvait
répondre à toutes les demandes de formation. La seule 'solution' fut
d'ériger des barrières à l'accès des universités. Au Cameroun, dans les
années 80, il fallait, en plus du baccalauréat, n'avoir pas passé plus de
cinq ans au second cycle du secondaire et ne pas dépasser les 25 ans. Sous
la pression socio-politique, ces mesures ont été levées et la seule
université d'alors, celle de Yaoundé, a été submergée par un flot
d'étudiants, entraînant la création à la hâte des autres universités
d'Etat. Aujourd'hui, les effectifs de Yaoundé I se rapprochent de ceux qui
en 1993 avaient entraîné la décongestion des structures d'enseignement
supérieur.L'État ne pouvait donc plus refuser de
nouveaux acteurs dans le secteur. D'ailleurs, les bailleurs de fonds
internationaux l'y invitent instamment et les institutions de Bretton
Woods l'encouragent à limiter ses domaines d'interventions, y compris dans
l'enseignement supérieur et à privilégier les initiatives privées et
celles de la société civile.Mais qu'est-ce vraiment que la Société Civile
? Les concepts d' 'ONG' et de 'Société Civile' sont utilisés par les
bailleurs de fonds qui, se référant aux structures auxquelles ils sont
habitués en Occident, ont fini par leur donner une signification dans
laquelle nombre de structures d'action sociale dans notre pays ne se
reconnaissent pas toujours. Chez nous, ONG et associations sont souvent
nées pour répondre à un besoin spécifique. Mais elles sont obligées de se
conformer à un cadre normatif pas toujours compatible avec leurs
objectifs. L'ambiguïté du contexte et des termes peut
quelquefois prêter à confusion. Dans le paysage de l'enseignement
supérieur, l'Etat semble n'avoir aucune difficulté avec certains acteurs
tels que les institutions confessionnelles qui obtiennent facilement leur
visa de fonctionnement. Il en va de même des opérateurs économiques qui
investissent dans l'Enseignement Supérieur comme dans tout autre domaine
dans le but d'en tirer profit.L'AED qui a été créée pour promouvoir
l'UdM peut paraître atypique à bien des égards et toute tentative pour la
faire rentrer dans un moule échouerait. Il est clair qu'elle n'est pas
un 'lobby'. Il est bien évidemment impossible de la rattacher à un parti
politique ou encore à une communauté particulière puisqu'elle ne parle ni
au nom d'un clan, ni au nom d'un groupe ethnique. Même si elle déclare
volontiers vouloir développer des projets communautaires, elle n'a reçu
mandat de personne et ne se soumet à aucune autorité. Qui plus est, elle
insiste sur le caractère universel de ses aspirations, sur son adhésion
aux principes d'excellence, de justice, d'égalité et de citoyenneté tout
en prônant un ancrage local de la formation et de la recherche. L'AED
voudrait simplement s'inscrire en bonne place dans les initiatives de
l'Afrique post-guerre froide, une Afrique à l'imagination désormais
libérée !L'AED ne se contente pas de proclamer des
principes : elle les applique. En témoigne la rigueur qui est apportée à
la gestion des concours d'entrée dans ses différentes formations. Les
'tripatouillages' et équilibrages divers ne se pratiquent pas à l'UdM.
L'AED congédie sans état d'âme celui ou celle qui les pratique ou en
profite. Les recrutements de son personnel obéissent aux seuls critères de
compétence, de disponibilité et d'efficacité. Par l'application rigoureuse
de ses principes, l'AED intrigue. Et comme elle intrigue, elle suscite
différentes réactions allant de la perplexité à la méfiance et même à
l'hostilité. Beaucoup ont peine à croire que l'AED n'a pas de face cachée
et qu'elle est tout banalement… une association !En effet, l'AED est une association au sens
premier, c'est-à-dire une union de personnes partageant une même vision.
Comme cette dernière n'est ni corporatiste, ni à visée lucrative, ni
familiale, ni villageoise, ni même ethnique, certains ont de la peine à y
croire! D'aucuns échouent à la comprendre en l'absence de repères
familiers. L'objectif de l'AED consiste avant tout, et tout simplement,
à redéfinir et à se réapproprier le concept d'Université au Cameroun,
en contribuant à la création d'une institution qui s'inscrive dans une
mouvance post moderne, capable de mobiliser et de drainer les énergies,
savoirs, générosités et savoir-faire éparpillés aux quatre coins du globe.
L'AED est plutôt l'expression d'une volonté, de transformer une vision
en réalité, et de faire vivre une université qui tout en se nourrissant
des aspirations et de l'imaginaire historiques des Camerounais reste un
ferment permettant de faire face aux défis d'un monde
globalisé.Comme toute association, l'AED a donc des
intérêts à défendre. Et qui peut mieux les incarner que les membres qui
l'ont créée. Pour qu'une association vive et se perpétue, elle doit en
effet rester fidèle à ses idéaux, autour desquels il est donc logique
qu'elle se développe. Ce qui ne l'empêche pas de rester ouverte à toutes
les énergies qui la font avancer et à tous ceux qui, épousant ses idéaux,
viennent raviver la flamme initiale. En même temps, elle doit rester ferme
devant toute tentative de déviance Le propre de la société civile est de
s'inventer au quotidien. L'AED s'inscrit dans cette invention en tentant à
sa mesure de réunir aussi bien des Camerounais du Cameroun et de la
diaspora que des bonnes volontés de tous horizons pour agir au Cameroun.
Elle n'a peut-être pas choisi la voie la plus simple mais très
probablement la plus porteuse d'avenir L'AED a déjà une histoire, elle a également
un bilan. L'UdM pour laquelle elle s'est constituée n'est autre que le
laboratoire où elle tente d'implémenter une nouvelle manière d'agir au
Cameroun et de donner un autre visage à la société civile. David SIMO,
Yaoundé,
Cameroun 
Campus-Echos
Les futurs médecins de l'UdM
reçoivent une formation en premiers secours
Du 20 au
24 février 2006, les étudiants de médecine de la Faculté des
Sciences et de la Santé ont reçu une formation en premiers
secours, dispensée par les Sapeurs Pompiers de l'association
Esperade, venus de France pour une mission à l'UdM. Cette
formation avait pour objectif de nous apprendre à poser, les "
gestes qui sauvent " lors d'accidents de toutes sortes. La formation
comportait des enseignements théoriques et pratiques.
Apprendre à poser un collier cervical

Un
instructeur d'Esparade initie au maniement du véhicule
d'intervention
Pour le volet
théorique, nous avons appris comment :
" Assurer la
protection lors d'un accident, de soi même, de la victime et
également des tiers ;
" Donner l'alerte, s'adresser au bon
endroit et décrire la situation ;
" Se comporter devant la
victime en fonction des types d'accidents : étouffement, saignement
abondant, inconscience etc. ;
L'autre volet consistait à mettre
en pratique les comportements ou gestes appropriés comme :
"
Evaluer le danger sur un lieu d'accident ;
" Reconnaître et
sauver la victime qui s'étouffe ;
" Faire des points de
compression en cas d'hémorragie abondante ;
" Diagnostiquer le
niveau d'inconscience d'une victime et libérer ses voies aériennes,
la mettre en position latérale de sécurité ;
" Faire un massage
cardiaque externe ;
" Déplacer une victime, inconsciente ou non
avec ou sans atteinte du rachis ;
" Extraire une victime d'un
véhicule après un accident de la voie publique etc.
Tous
ces enseignements ont complété notre formation en médecine, et
nous permettent d'être utiles en cas d'accident, en tant que "
premiers secours ". Un médecin en effet doit être capable d'écarter
la victime du danger, de la maintenir en vie et de la transporter
jusqu'à la structure de prise en charge.
Cette formation nous a
permis également d'apprendre à nous maîtriser devant un accident
pour pouvoir observer, réfléchir et venir en aide " utilement " à la
victime, sans aggraver son état. Malheureusement la formation a été
brève et rapide, et si on l'avait étalée davantage, la pratique et
l'assimilation auraient été meilleures.
Personnellement, j'ai été
satisfaite surtout que des formations comme celle-là ne courent pas
les rues ! Elle nous apporte un plus dans notre vie
quotidienne.
Je profite de cette occasion pour remercier toute
l'équipe d'urgentistes sapeurs-pompiers pour leur disponibilité,
leur volonté et les enseignements qu'ils nous ont transmis pendant
leur séjour sur le campus de l'UdM.
Victorine MELLEU
LIAPOE
Etudes médicales, 5e
Année
Formation en secourisme et médecine
d'urgence à l'UdMDu 20 au 24 février 2006, 32
Camerounais des quatre coins du pays ont profité gratuitement à l'UdM
d'une formation en secourisme et en médecine d'urgence, dispensée par
les secouristes de l'association Esperade, basée en France. L'une
des participantes, Mme NKOUNGA, Infirmière Diplômée d'Etat et résidant à
Bangangté nous livre ici son témoignage.
Au terme de cette expérience,
nous avons obtenu un" certificat de formation aux premiers secours en
Equipe (CFAPSE) ". Très heureuse de l'avoir obtenu, je souhaite non
seulement partager ma joie, mais aussi, par le biais d'UdM.Comm, informer
du rôle joué par l'AED-UdM dans les domaines de l'éducation et du
développement.
Tout a commencé par un appel téléphonique pour les uns
ou par une annonce dans les media pour les autres. Le 19 février 2006, à
13h un groupe de Camerounais, personnel paramédical ou chauffeurs, s'est
retrouvé dans une salle de cours de l'UdM. Ceux qui postulaient à l'UdM
s'attendaient à un entretien d'embauche. A notre grande surprise, on nous
a annoncé une formation en secourisme et médecine d'urgence ! Sur le coup,
nous ne mesurions pas l'importance de cette formation. C'est au cours de
celle-ci que chacun a réalisé l'utilité de cet enseignement pour sa
famille, son entourage voire pour son pays.
Dispensée par Christophe
COGNET (Médecin urgentiste, Secrétaire d'Esperade), Christian Banc
(Sapeur-pompier, professionnel et formateur), Bruno QUEAU (Sapeur-pompier,
formateur-instructeur), Gilles CLAPERON (Sapeur-pompier volontaire,
Président d'Esperade) et enfin Daniel AUBERT (Sapeur-Pompier Volontaire,
responsable de l'audio-visuel), la formation était divisée en deux grandes
phases.
La première phase appelée " Formation tout public "
menant à l'obtention de l' " Attestation de formation aux 1ers secours
(AFPS) " était destinée aux chauffeurs et au personnel paramédical.

Le préfet du Ndé remet l'attestation de formation à
Mme Nkounga 
Répéter les gestes qui sauvent lors d'un accident
Cette partie forme aux premiers gestes de
secourisme les plus simples comme une claque au dos d'une personne dont
les voies aériennes supérieures sont bloquées par un corps étranger.
Pour la deuxième phase, le groupe a été divisé, avec d'une part les
chauffeurs et d'autre part le personnel paramédical afin de recevoir des
enseignements propres aux spécialités de chacun. Les chauffeurs ont entre
autre été formés aux techniques de désincarcération et à l'utilisation des
véhicules de secours offerts par Esperade.
Malgré le peu de
temps imparti, nous avons travaillé sur :
- La protection à la
fois des victimes et des secouristes : Le secouriste doit en effet être
capable de sécuriser la zone d'intervention avant de porter assistance aux
victimes, afin d'éviter d'autres drames ;
- L'alerte : le secouriste
doit savoir qui alerter et comment ;
- Les gestes : le secouriste doit
posséder les réflexes et les gestes nécessaires face à une situation
d'étouffement (claque au dos ou massage abdominal), ou de malaise (mise au
repos, évaluation des causes), de traumatisme, de brûlure grave
(évaluation de la gravité et premiers gestes), ou encore face à une
personne victime d'hémorragie, inconsciente etc.La formation fut courte mais intense et
extrêmement stimulante pour les apprenants, grâce aux multiples séances de
travaux pratiques, aux nombreuses simulations, et à la disponibilité des
enseignants. Le désir des apprenants de connaître davantage et de
maîtriser les gestes qui sauvent a permis à nos encadreurs de réaliser
l'immense intérêt pour les cours dispensés et de concrétiser ainsi une des
missions de l'association Esperade qui est de transmettre la connaissance
au-delà de leurs frontières.
Je profite de ces lignes pour remercier
chaleureusement les responsables d'Esperade et tout particulièrement nos
encadreurs ainsi que tous les responsables de l'AED-UdM.
Honorine NKOUNGA
Infirmière Diplômée d'Etat,
Bangangté
1ère intervention des véhicules de secours
d'urgence Si certains pessimistes formulaient
encore quelques doutes quant à l'utilité dans la région des
véhicules d'intervention offerts par l'association ESPERADE
de Saint-Etienne, ils viennent d'être convaincus du contraire. Et
pour cause, le 8 mars 2006, vers 18h30, un bus venant de Dschang et
à destination de Yaoundé a dérapé et fait un tonneau au lieu dit
Pont de la mission à Bangangté sur l'axe Bafoussam-Yaoundé. M.
Miaffo JOLLYVEAU, comptable à l'UdM rentrant sur Yaoundé au moment
de l'accident, a aussitôt informé M. Justin FOTSO, Directeur des
Affaires Administratives et Techniques à l'UdM, qui a à son tour
envoyé sur les lieux un chauffeur, M Aimé-Gabriel AMANA, ayant
participé à la formation assurée par ESPERADE. Avec le bus de l'UdM
et avec l'aide de M. Joliveau et d'autres personnes arrivées sur les
lieux, M. AMANA a d'abord transporté 14 blessés graves à l'hôpital
de district de Bangangté. Constatant alors qu'une victime était
restée coincée dans le bus, le véhicule de désincarcération offert
par ESPERADE, ainsi que l'ambulance ont été requis pour dégager puis
transporter la victime, malheureusement décédée, à la morgue de
l'hôpital du district de Bangangté.Dieudonné Lompa,
Bangangté

Le restaurant des enseignants à l'UdM
Au Restaurant de l'UdM, un petit coup
de sonnette et on vient vous servir : entrée, plat de résistance et
dessert. Trois repas par jour sont servis : omelette, avocat vinaigrette,
porc sauté et riz plantain, papaye au citron, salade mixte, bar rôti et
pommes frites etc. La carte est variée ! 
Marier le plaisir du palais et la
joie
d'être ensemble

Marie Stéphanie prend congé
de
ses hôtes Ce restaurant, modeste d'apparence, sert une
excellente cuisine et on ne peut que louer l'efficacité du maître d'hôtel
M Boniface HOUMYBEet celle de son équipe avec Mme Olevie KEMASSING et
Marie Stéphanie NSAHA, qui réussissent repas et sauces, non seulement pour
le service quotidien, mais aussi lors des manifestations comme les
assemblées générales des parents d'étudiants, les séminaires, etc. Ces
gens-ci cuisinent bien ! Gars, même le jour où on a mangé à Campero à
Yaoundé c'était pas bien comme ça, c'est sûr que les femmes-là ont des
gros diplômes en hôtellerie ! ai-je entendu dire à la sortie du restau.
Bref, si aujourd'hui l'UdM avance, c'est aussi parce que le restau
apporte sa pierre constructrice à l'édifice !Dieudonné
LOMPA,
Bangangté
Bienvenue à UdM Sports et Loisirs, nouvelle association
sportive !
Sous l'instigation de M. Dieudonné LOMPA,
nouvellement recruté au service de la scolarité de l'UdM, la
Mutuelle du personnel vient de créer un Club de sport dénommé "
UdM Sports &
Loisirs ". Les membres de ce club, émanant
soit du personnel permanent de l'UdM soit des étudiants amoureux de
sport, se réunissent tous les dimanches au Lycée classique de
Bangangté en attendant le nouveau site, promis par le Chargé des
activités culturelles et sportives de l'UdM, M. Roger TCHAKOUNTE.
Les activités pour le moment consistent en des échauffements, des
exercices d'aptitudes en sport de masse, de souplesse des
étirements, etc. Ce groupe vient de permettre la constitution de
l'équipe de football du personnel ; ce qui annonce un " Tournoi de
l'UdM " bien relevé cette année !Dieudonné LOMPA,
Bangangté
Les Blue Lions 'installent' le Basket à
l'UdM…
A l'UdM, l'année 2006 se présente sous
des couleurs très sportives et les étudiants prouvent une fois de plus
leur engagement, à travers le sport, à défendre les couleurs et les
valeurs de leur université. Une équipe de basketteurs est récemment venue
compléter la panoplie de formations sportives déjà présentes à l'UdM, à
savoir le football, le handball et le volley-ball.Emmenés par un groupe très motivé, les
basketteurs de l'UdM se sont mis au travail en vue de la préparation des
Jeux Universitaires qui se tiennent en avril.

L'équipe des
Blue Lions de l'UdM
Ils montrèrent dès la rentrée leur désir de
faire de 2006-07 une année de basket. De nouveaux joueurs ont complété la
nouvelle équipe et très vite des matchs amicaux ont été organisés contre
l'équipe de la ville de Banganté. Le basket jusque là délaissé en raison d'un
effectif réduit d'une part, et de structures adéquates quasi inexistantes
d'autre part, a été boosté par la rencontre opposant l'UdM à l'IUT de
Bandjoun. Depuis une équipe homogène, les BLUES LIONS, a vu le
jour.Le match test entre les Blue Lions et le
Lycée Classique a eu lieu le dimanche 15 janvier 2006. Après une première
mi-temps calamiteuse, les Blues Lions menés 19 points, ont connu un
sursaut d'orgueil salvateur en deuxième période: les recommandations de
leurs coaches, les encouragements du public et des Blue Girls ont permis
de sortir de ce match la tête haute, battus à seulement un point d'écart.
Un match porteur d'espoir et augurant de grands moments en compagnie
des Blue Lions ! Audrick
Urbain TCHEMBENG NONO
Etudes Médicales, 3e Année,
Bangangté
Focus
Le tandem AED-UdM
expliqué
Au commencement était l'UdM… En effet, eu
égard aux problèmes de l'université camerounaise dans les années 1990,
l'idée de créer une université dédiée à la formation des cadres
pouvant réfléchir et proposer des solutions conséquentes aux problèmes
cruciaux de notre développement nous est venue à l'esprit. Mais le
contexte juridique et socio-politique du Cameroun de l'époque ne le
permettait pas puisque l'État détenait le monopole de la création de ce
genre d'institution. Ce n'est qu'en 2002 que sera votée une loi
d'orientation de l'enseignement supérieur, libéralisant le secteur.
C'est donc pour profiter du vide juridique qui prévalait à l'époque
qu'il fut décidé, pour faire naître l'UdM, de mettre à profit la loi n°
90/053 du 19 décembre 1990 régissant la liberté d'association. On
tirait ainsi avantage du vide juridique qui prévalait tout en s'offrant la
possibilité, par la voie associative, de remédier à l'absence de moyens
financiers et matériels. Aussi, bien que l'Association pour l'Education et
le Développement (AED) soit aujourd'hui en amont de l'UdM, il importe de
toujours garder à l'esprit que l'AED ne fut conçue que pour mener à bien
et pour porter le projet UdM tout au long de son existence, et ce, en
adéquation avec les valeurs et l'esprit qui générèrent la conception de
l'UdM. Si l'UdM fut pensée dès la fin des années 1980, l'AED quant à elle,
ne fut créée qu'en 1994.L'AED se présente ainsi comme le TRUSTEE dont
le rôle est d'accompagner l'UdM dans son implantation et sa croissance.
Aussi lui appartient-elle de définir la politique et les stratégies de
développement de l'UdM. En fonction de leurs compétences et/ ou de leurs
qualifications, des membres de l'AED peuvent d'ailleurs être appelés à
participer directement ou indirectement à la gestion de l'UdM, à la mise
en oeuvre de cette politique et de ces stratégies. La fédération AED-UdM
ne fait donc que commencer ! L'UdM n'est pas seulement l'affaire des
universitaires. Il s'agit d'un projet associatif qui a requis et
requiert encore l'expertise de nombreuses compétences et de toutes les
bonnes volontés. Nombreux sont en effet les professionnels qui se sont
donné la main pour réfléchir aux modalités de sa mise en œuvre:
Enseignants/chercheurs, toutes disciplines confondues ; ingénieurs, toutes
spécialités réunies ; architectes et urbanistes ; professionnels de la
santé de tous horizons ; économistes, gestionnaires, hommes et femmes
d'affaires de tous les domaines, etc. L'installation de l'UdM à Bangangté est
aussi le résultat d'une étroite concertation entre ruraux et urbains,
entre autorités dites traditionnelles et leurs élites. Bangangté ne
fut donc pas choisie au hasard. Mais bien qu'installée sur son territoire
l'UdM n'en appartient pas plus à/aux Bangangté, qu'à l'ouest Cameroun ni
même qu'au reste du pays. La spécificité de l'UdM est d'ailleurs de
n'appartenir à personne puisqu'elle est et demeurera la propriété de
l'association. L'AED étant une association, l'UdM est une
initiative de la société civile camerounaise. Elle entend donc se
distinguer non seulement des méthodes de gouvernance qui sont celles de
l'État et des pouvoirs publics mais aussi de celles du secteur privé, sans
pour autant les refuser catégoriquement lorsqu'elles sont compatibles
voire bénéfiques aux intérêts de l'UdM et en conformité avec l'esprit
associatif qui l'oriente.
Dans le contexte camerounais par exemple,
l'AED voudrait, autant que possible, s'inspirer du système de gestion qui
a fait ses preuves dans le secteur privé. À l'UdM, la gestion se veut
rigoureuse et transparente. Car bien que l'AED soit une association à but
non lucratif, l'UdM en tant qu'institution appelée à se développer de
manière autonome, doit générer des revenus lui permettant de fonctionner
et de se développer mais aussi d'investir dans son équipement et ses
infrastructures et enfin de jouer son rôle social en prenant
éventuellement en charge les plus démunis. Ainsi conçu, le couple AED/UdM
espère rassurer jusqu'aux afro-sceptiques et montrer que les contributions
des membres de l'AED, les dons et legs au profit de l'UdM sont accueillis
et gérés de manière économiquement rationnelle et socialement responsable
pour permettre à l'UdM de remplir ses missions d'éducation, de formation
et de développement. De ce fait, l'AED-UdM s'engage à rendre
compte à ses partenaires, à veiller à la maîtrise des coûts de ses
opérations ainsi qu'à la qualité de ses services et de ses produits.
D'où notre devise désormais bien connue : " toujours rechercher
l'excellence " ! L'implication déterminante de la diaspora
camerounaise d'Europe et d'Amérique du Nord prouve qu'il est possible
de prendre en charge l'écriture de notre histoire tout en maîtrisant la
réalité de notre présent. Nombre de Camerounais de la diaspora côtoient au
quotidien des hommes et des femmes qui inventent des solutions
alternatives aux problèmes qui surgissent dans leur environnement. L'UdM
s'inscrivant dans le cadre de la recherche de ce type de solutions aux
problèmes qui se posent à nous, il est salutaire que nos compatriotes et
leurs réseaux de relations se sentent interpellés et se fédèrent en
conséquence à l'AED-UdM en participant selon leurs compétences, moyens et
possibilités etc. C'est bien en mobilisant les potentiels de tous les
Camerounais que nous pouvons relever de nombreux défis !Comment terminer sans dire combien la
symbiose AED/UdM se veut aussi fédératrice sur le plan politique et
idéologique ? À un moment donné de son histoire, d'aucuns ont présenté
l'UdM comme un projet de l'opposition au régime en place. D'autres y ont
même vu un repli ethnique. Pourtant, depuis bientôt quinze ans que l'AED
existe et près de six ans que l'UdM fonctionne, il est évident que le seul
critère d'appartenance reste la capacité ou la volonté de tout un chacun à
contribuer à l'avancement du projet et à la réalisation de l'utopie
associative. Au sein de l'AED/UdM, on trouvera tout autant un militant du
libéralisme global qu'un vétéran du socialisme international. Le seul
enjeu demeure pour nous de trouver le géométral qui accordera à pareil
attelage d'inventer des stratégies pour permettre à notre coin de planète
de se réveiller, de se prendre en main et de participer au destin du
monde. Ambroise
KOM
Philosophie de gestion de l'AED pour
l'UdML'UdM en tant qu'université porte en
elle un projet académique nécessitant tout un ensemble de
moyens, aussi bien humains que matériels et financiers, en vue
d'atteindre des objectifs donnés : L'UdM, dont la devise vise
l'excellence, et qui, de surcroît, veut garantir son autonomie,
s'oblige à une gestion efficace, efficiente et responsable.
Émanation de la société civile et créée par l'AED, structure
associative, elle n'a d'autre voie que celle de la rigueur et de la
transparence dans sa gestion.
Par ailleurs, les objectifs
propres à toute université comme le développement, la recherche, la
prospective, la communication, l'équipement de pointe nécessitent la
mise en place d'un contexte entrepreneurial, à la fois innovant,
viable et donc générateur de bénéfices. Le temps de l'université
nourrie par l'Etat a vécu. Partout dans le monde, l'université
repense sa place au sein de la société, de la culture et de
l'économie nationale et même mondiale. Et en Afrique, l'université a
de terribles équations à résoudre.
Assurer l'autonomie
académique, l'ancrage culturel des savoirs tout autant que la
viabilité de ses conditions d'existence et de développement.
Rechercher des financements sans se soumettre toutefois à diverses
conditionnalité tout en rendant des comptes aux nombreuses personnes
qui se mobilisent pour elle au Cameroun et ailleurs : tels sont les
défis que doit relever l'UdM.
L'enjeu consiste à assurer la
mise en place d'une organisation qui cumule valeurs associatives,
principes académiques et gestion d'entreprise. L'AED a donc fait de
la responsabilité, de la transparence, et enfin du professionnalisme
des principes de fonctionnement pour l'UdM. Evoquer la gestion
de l'UdM revient donc à examiner comment ces principes fondateurs se
traduisent dans le quotidien de l'institution, qu'il s'agisse de la
gestion académique, des ressources humaines ou encore de la gestion
financière.
Impliquer les acteurs
Au niveau de la gestion
académique, l'AED bâtit une institution universitaire responsable
aussi bien devant son personnel et ses partenaires que devant les
parents et les étudiants. Elle cultive une politique de dialogue
et de concertation. C'est ainsi qu'une Association des Parents
d'Etudiants de l'UdM fut créée dès l'ouverture, donnant l'occasion à
ses membres d'être informés ou consultés sur les grandes questions
relatives à la vie de l'institution. L'Association des Parents
d'Étudiants est d'ailleurs appelée à siéger dans certaines instances
administratives de l'UdM.
Dans le même ordre d'idée, la
Mutuelle des Etudiants de l'UdM (ME/UdM) fut créée durant
l'année académique 2001/02 et permet désormais d'assurer une
relation régulière entre les étudiants dont elle représente les
intérêts, et l'administration universitaire. De plus, elle constitue
un laboratoire où les étudiants s'initient au travail en équipe et à
la gestion (tenue d'une épicerie et d'un restaurant qui leur sont
dédiés), au leadership social (création de clubs, mise en place
d'associations etc.).
Les relations entre
l'administration de l'UdM et ses enseignants sont codifiées par un
texte qui tient compte du fait que l'UdM emploie un nombre important
d'enseignants vacataires, professionnels de haut niveau qui
travaillent sous contrats à temps partiel à l'UdM. Pour eux, comme
pour les enseignants à temps plein, un respect scrupuleux de
quelques principes d'excellence est prescrit : constitution pour
chaque matière d'un dossier précisant les objectifs et le descriptif
des cours, suivi des enseignements avec un cahier de textes tenu par
les étudiants, évaluations de l'enseignant et de son cours par les
étudiants.
Pour la gestion des ressources humaines, l'AED a
instauré le mérite comme culture institutionnelle. Dès lors, les
recrutements s'effectuent par appel à candidature avec cahier des
charges pour chaque poste mis en compétition, le souci étant ici de
s'attacher les meilleures ressources possibles du milieu.
Les
statuts et règlements du personnel définissent les responsabilités
et obligations des employés. Ils les encouragent à faire
triompher la devise de l'UdM: " Toujours rechercher l'excellence ".
En retour, l'UdM exprime sa reconnaissance envers les employés les
plus méritants de même qu'elle n'hésite pas à sanctionner les
écarts. Une évaluation annuelle de l'ensemble des employés sera
également prochainement mise en place. En cultivant l'esprit
d'équité, en améliorant constamment l'environnement de travail,
l'AED cherche à hisser l'UdM au rang des " entreprises " réputées "
agréables à vivre ", à la faire figurer au palmarès des " Best
Places to Study " évidemment, mais aussi des " Best Places to Work "
au Cameroun.
Transparence des
comptes
S'agissant de la gestion financière, la
transparence est le maître mot. L'AED tout autant que l'UdM
peuvent rendre compte de leur comptabilité respective et un ensemble
de bonnes pratiques permettent de lutter contre les fléaux qui
minent la société camerounaise.
La comptabilité est conçue comme
un véritable outil au service de la gestion. Elle permet d'atteindre
les objectifs de transparence et de traçabilité en délivrant une
information fiable et vérifiable tout en permettant le suivi de
l'évolution des charges et des produits au cours de l'exercice mais
aussi d'un exercice à un autre.
Plutôt que de se contenter d'une
comptabilité limitée à un simple enregistrement dépenses et
recettes, l'AED a opté, autant pour elle-même que pour l'UdM, pour
une comptabilité à partie double, conforme aux normes de l'OHADA.
Bien plus, elle tient une comptabilité analytique qui permet de
ventiler chaque poste en le référant à une activité ou à un projet.
Le budget prévisionnel fixe annuellement le cadre des ressources,
des allocations et dépenses. Alors que le premier budget
prévisionnel pour l'exercice 2000/01 s'établissait à quelques 65,5
Millions représentant les produits de scolarités (45 Millions), les
cotisations des adhérents (10,5 Millions) et un crédit bancaire de
10 Millions, en 2005/06, le budget est multiplié pratiquement par 9
! Sa composition, elle, a peu varié : Scolarité et prestations
diverses 85,9%, Cotisation 2,4%, Emprunt 11,7%.
Cependant,
les chiffres indiqués dans les budgets ne prennent pas en compte
l'importante contribution des membres, des sympathisants, donateurs
etc. sous forme de force de travail et expertises diverses, de
collecte de documents et ouvrages, d'équipements divers. Une
évaluation et une valorisation est envisagée afin de les intégrer
dans le patrimoine comptable de l'institution. Cette démarche est
d'autant plus importante que la dynamique associative de l'AED
entraîne un flux très régulier vers l'UdM, ne serait-ce que de dons
matériels.
L'affectation des fonds du budget est gérée de façon
tout aussi rigoureuse. Elle couvre en priorité les dépenses liées
aux activités pédagogiques et à l'investissement comme l'atteste le
graphique ci-dessous :
Le suivi de la trésorerie complète la
panoplie des outils de gestion. Le plan de trésorerie apporte une
visibilité supplémentaire à la gestion et permet de prévoir à
l'avance les périodes d'étiage.
Un manuel de procédures
comptables et financières fixe l'ensemble des règles et équilibres à
suivre en matière de gestion, de suivi des investissements, de
passation des contrats et marchés, etc. Les statuts prévoient
l'exercice d'un Commissaire aux Comptes pour la certification des
comptes de même qu'une structure d'Audit interne pour le contrôle de
gestion.
Comme on le voit, la rigueur et la transparence sont
inscrites dans les idéaux de l'AED qui s'attelle en permanence à
traduire dans les faits ses principes fondamentaux. Beaucoup de
chemin a été parcouru dans cette quête de l'excellence. L'AED entend
œuvrer sans cesse à l'amélioration de son système de gestion pour la
sauvegarde de son utopie.Jean Pierre
CHAUNGUEU
Trésorier de l'AED, Yaoundé,
Cameroun

Diaspora-Echos

L'AED-F
se présente…
En 2000, l'Association pour l'Education et
le Développement - France (AED-F) a été créée en France afin de soutenir
exclusivement le développement et l'épanouissement de l'UdM. Outre la
promotion de celle-ci, une des actions principales de l'AED-F consiste à
rechercher activement des partenaires pour l'UdM, notamment dans le
domaine universitaire ou médical, dans celui des entreprises, ou encore
auprès d'autres associations. L'AED-F organise aussi des actions
pédagogiques (missions d'enseignement, de tutorat) ainsi que des collectes
de fonds et de matériel à destination de l'UdM.
Elle comprend
actuellement 80 membres et s'est organisée en plusieurs
commissions : La Commission Pédagogique a pour
vocation de soutenir les deux facultés actuellement fonctionnelles de
l'UdM (FSS et FST). Ses principaux objectifs sont : d'une part, faire des
propositions concernant l'organisation et l'élaboration des programmes
d'enseignements des différentes filières, et d'autre part, participer au
transfert de technologies vers l'UdM, tout ceci sur la base des diverses
compétences de ses membres. La Commission Logistique, la plus
grande de toutes les commissions : son président centralise les
informations concernant les dons de matériel faits à l'UdM, contacte les
personnes les plus proches de ces dons pour les récupérer et les acheminer
vers les zones de stockage et de mise en containers. La Commission Communication a pour
principal objectif de communiquer d'une part autour de l'UdM via
l'organisation de manifestations diverses (Journées Portes Ouvertes,
participation à des colloques et séminaires, etc.), et d'autre part sur la
vie de l'association via son site internet (www.aed-fr.org) et son bulletin d'information en
ligne, La Lettre de l'AED-F, également disponible sur le site. La Commission Mobilisation et Organisation
organise toutes les manifestations publiques de l'AED-F. Son objectif
est de drainer le plus grand nombre possible de personnes, d'institutions,
d'associations etc. susceptibles d'aider l'UdM et de soutenir sa
dynamique.La Commission Informatique, en plus de
travailler à la réalisation et à la maintenance du site web de l'AED-F,
propose des voies d'amélioration des systèmes d'information à
l'UdM.La Commission Financière veille aux
finances de l'association.La Commission Contrôle vérifie la
conformité des mouvements financiers, et veille à la politique financière
et au budget.Et enfin, la Commission Recherche et
Développement a pour rôle essentiel de rechercher les idées porteuses
d'avenir pour l'UdM. En France et en Europe, plus qu'un partenaire
du développement de l'UdM, l'AED-F s'affirme donc également comme un lieu
de rencontre, de débat et de réflexion pour acteurs de tous horizons, mais
aussi comme un pôle d'excellence, avec pour objectifs la promotion des
coopérations d'un pays à l'autre, la stimulation et la concrétisation des
initiatives et des projets porteurs pour l'UdM. L'AED-F favorise le
rapprochement entre des personnes désireuses d'apporter leur soutien, leur
savoir faire, leurs compétences, et qui sans cette plate-forme associative
auraient très peu de chances de se rencontrer.
Contact :
Homère NKWAWO,
Président : hnkwawo@yahoo.fr
Aline BUGHEM, Secrétaire Générale : bughem@yahoo.fr
AED-F
Maison des Associations du
18ème
15, passage Ramey, boîte N°41
75018 ParisSite web : www.aed-fr.org
Email : info@aed-fr.org
Tel.: 06 17 19 72
77
L'AED-F et ses partenaires à l'Université des
Montagnes
Une des principales missions de l'AED-F
pour l'année 2006 fut récemment réalisée, à savoir participer de
façon effective à la formation des jeunes de l'UdM tout en
vivant le quotidien de ceux qui permettent à cette institution de
fonctionner. En effet, en Février, Mars et Avril derniers, plusieurs
membres de l'AED-F, ainsi que des amis et sympathisants de l'UdM ont
fait le déplacement depuis l'hexagone, à destination de Bangangté.
Le lendemain de la tenue de
l'assemblée générale annuelle de l'AED-F, le 11 février
dernier, le premier 'contingent' a décollé de Lyon, à destination de
l'UdM. Les membres de l'association ESPERADE 26-07 que sont Gilles
CLAPERON, Christophe COGNET, Daniel AUBERT, Christian BANC, Bruno
QUEAU et Hervé MOGTO TAMNOU, lui-même membre de l'AED-F, avait d'une
part pour objectif d'assurer des enseignements sur les soins de
premiers secours aux étudiants, et d'autre part de former du
personnel à l'utilisation de l'ambulance et du véhicule de
désincarcération récemment offerts à l'UdM par l'association de
sapeurs-pompiers ESPERADE.

Les
membres d'ESPERADE 26-07, autour du Chef Supérieur des
Bangangté NJI MOULUH SEIDOU POKAM, lors de la cérémonie de
remise officielle des clés de l'ambulance et du véhicule de
désincarcération, le 24 février 2006, à Bangangté.

Siméon KUISSU (au centre de la photo),
pneumologue au centre hospitalier de Guise, lors de la réunion
du conseil de faculté des sciences de la santé, le 7 mars
2006, à l'UdM. Le 1er mars 2006, un cap important de
la collaboration entre l'AED-F et FORMATION CHIRURGICALE
SOLIDAIRE (FCS) fut franchi, avec l'arrivée à l'UdM d'Aline
BUGHEM HAPPI, secrétaire générale et Etienne TATOU, vice président
de l'AED-F, Xavier POULIQUEN et Denis GALLOT, membres de FCS, une
association dont l'objectif vise l'amélioration des compétences des
équipes chirurgicales dans les pays du sud.
Cette première
mission de FCS au Cameroun, préparée par l'AED-F depuis environ 1 an
avait pour double objectif une évaluation des possibilités de
collaboration entre FCS et l'UdM ainsi qu'une première participation
aux cours des étudiants en médecine. Ce fut une réussite
totale.Le 17 Mars 2006, l'association
Biagne de Saint - Etienne, représentée par sa présidente Agnès
MONGENOT, ainsi que des membres de l'association lyonnaise BIOLOGIE
SANS FRONTIERES ont visité le campus, guidés par Justin FOTSO,
responsable des affaires administratives de l'UdM, et Rosine
NZIETCHUENG, membre de l'AED-F en mission à l'UdM. C'était
l'occasion pour Biagne de confirmer son engagement auprès de l'AED-F
et de l'UdM, mais aussi pour BSF d'affirmer sa volonté de participer
au développement de l'UdM. D'ailleurs, dans une interview accordée à
son retour au journal le Progrès de Lyon (15/04/06) Olivier RIVIERE
de BSF s'est ainsi exprimé: " Unique au Cameroun [l'UdM], c'est
l'exemple même de ce que l'Afrique peut faire pour se développer, et
qu'il faut aider pour qu'elle puisse garder ses médecins". Affaire à
suivre!En plus d'assurer l'accompagnement sur
le terrain de tels partenaires, les membres de l'AED-F, en fonction
de leur spécialité, ont participé à la formation des étudiants de
l'UdM : pneumologie pour Siméon KUISSU, sémiologie cardiaque
pour Etienne TATOU, anatomie et kinésithérapie pour Hervé MOGTO
TAMNOU, automatique pour Homère NKWAWO.
Leur séjour à l'UdM fut
également l'occasion de participer à la réunion du Conseil de la
Faculté des Sciences de la Santé (FSS), tenue le 7 mars 2006 sur le
campus de Mfetum.Ainsi, les objectifs que l'AED-F se
fixe, à savoir drainer compétences et expertises vers l'UdM ont été
largement atteints, et laissent présager l'avènement de missions
encore plus passionnantes, tant pour les membres, sympathisants et
partenaires de l'AED-F que pour ceux de l'UdM.
Le Président de l'AED à
l'Assemblée Générale de l'AED-F
Le 11 février 2006, Le Pr. Lazare Kaptuè,
Président de l'AED participait à l'assemblée générale de l'AED-F à
Paris. Il en a profité pour faire un tour d'horizon de la
situation de l'UdM à ce jour et a insisté sur l'importance que l'AED
attache à la coopération internationale, domaine dans lequel l'AED-F
est très active comme en témoignent les missions qu'elle a suscitées
à l'UdM en collaboration avec diverses associations françaises.
En soulignant l'importante contribution que la diaspora
camerounaise en Allemagne, au Canada ou aux États-Unis apporte à
l'UdM, le Pr Kaptuè a tenu à saluer tout particulièrement l'apport
de l'AED-F à la jeune institution. Parlant de l'AED-F comme étant "
la locomotive dans le train des actions de la diaspora en faveur de
l'UdM ", il a précisé que " L'AED-F a envoyé à l'UdM cinq containers
en cinq ans, soit une moyenne d'un container par an. Les équipements
ainsi convoyés concernent les domaines névralgiques de la vie de
l'UdM. "
Il a invité l'AED-F à poursuivre ses efforts pour
soutenir l'UdM et a indiqué les défis urgents qui attendent la jeune
université, surtout en matière d'infrastructure et d'équipement :
construction d'une bibliothèque, d'un laboratoire de recherche, de
bâtiments pour le CHU, d'une résidence universitaire, d'un
amphithéâtre.
Le Pr Kaptuè est reparti de Paris ravi de l'accueil
qui lui avait été réservé et du dynamisme que déploie l'AED-F pour
l'UdM. Ce qui démontre que l'Afrique peut se prendre en main et "
triompher des maux qui l' accablent
".

Vu par...
La montagne et
la souris Convenons que pour une fois au Cameroun,
la montagne n'a pas accouché d'une souris !On parlait de l'UdM dans les salons. Ceux qui
alors évoquaient la mise sur pied de cette institution en laissaient
simplement deviner les contours. Très peu osaient s'aventurer à en livrer
les desseins. C'est tout juste s'ils en laissaient entrevoir les dessins.
Des mois que cela durait. Des années même. Alors, tout s'est emballé. Et
le projet a progressivement pris corps.L'un des signes distinctifs de cette aventure
est qu'elle s'offre en rupture et en repoussoir tout ensemble. Tout, ou
presque, dans la conjoncture qui enserre son élaboration, et sa mise en
œuvre, incite à l'affirmer : un pays malmené, caractérisé par les
difficultés de l'Etat comme pourvoyeur exclusif des services de base aux
citoyens ; une démission de l'élite face au désarroi collectif; la
tentation de plus en plus forte à un repli à la famille nucléaire face aux
périls qui guettent la communauté ; la montée des égoïsmes divers, etc.
L'État au Cameroun, depuis de longues années se déleste des attributs qui
étaient les siens : sécurité des biens et des personnes, eau potable,
électricité en permanence ou pour tous, couverture sanitaire décente pour
les populations.C'est aussi l'offre éducative qui reflète
au Cameroun toutes ces carences : panne d'imagination, sens chétif de
l'anticipation, penchant à parier sur l'obsolescence et l'évanescence. Des
réformes en tout genre se sont avérées futiles alors qu'elles avaient été
présentées comme un rendez-vous majeur de l'histoire de l'Université
camerounaise. Un système peu porté au renouvellement des savoirs et des
défis, des infrastructures de musée, ont fini par accentuer un peu plus
l'impression tenace d'un complot contre des générations entières
sollicitées par les impératifs de compétitivité. Opérant dans le registre
du chantage plus ou moins subtil et en tout cas insidieux, le système a
fini par fabriquer des otages sociaux. Hors des circuits de marchandages,
point de salut, ont semblé dire les élites aux jeunes.On doit y ajouter le manque de moyens, et de
vision des Collectivités territoriales décentralisées, aux recettes
aléatoires et aux ressources humaines limitées. Encore n'insiste-t-on pas
souvent assez sur les lenteurs des processus en cours. Depuis la
Constitution de 1996, consacrant la création des Régions, seuls le vote,
puis la promulgation des certaines lois sur la décentralisation en 2004,
les citoyens attendent toujours une véritable accélération de l'histoire.
Laissant ainsi prospérer toutes sortes de conjectures sur la volonté
politique qui sous-tend la longue marche vers la décentralisation
effective. Or, il est clair que le transfert des pouvoirs aux
collectivités aurait stimulé la créativité et l'ingéniosité qui
s'émoussent. Repérant leurs défis réels, les collectivités, dans une forme
de démocratie à la base, seraient apparues alors comme seuls juges des
opportunités de développement. Elles s'affranchiraient d'une tutelle par
trop contraignante de l'Etat central, héritage d'un certain
jacobinisme.Il est difficile dans ce contexte, de ne pas
prendre au sérieux le projet " UdM". Un groupe de personnes, des
universitaires souvent, ont donc décidé de conjurer le sort, et de ne pas
subir, attentistes et stoïques, le désespoir. Ils ont décidé de ramer à
contre-courant du fatalisme ambiant. Ils se distinguent ainsi, en
identités remarquables, au milieu des milliers d'autres qui, affichant de
similaires profils, et bénéficiant de semblables revenus, ont choisi de
rester dans le système. Cette rupture "épistémologique" enseigne plus
encore que toutes les marches de protestation, toutes les pétitions, que
des modalités de contestation citoyenne et constructive existent, qui
combinent à la fois, discours et action, dépit et dépassement de soi. Elle
indique aussi que le mythe d'un État tout puissant peut être mis à rude
épreuve, et souffrir une déconstruction progressive. Elle montre au
surplus que les rivalités qui neutralisent ailleurs tant d'efforts communs
et d'ambitions collectives peuvent s'avérer inopérantes quand il s'agit de
projets inscrits dans la durée, et l'Histoire.Car, ce dont il est question à l'UdM, me
semble-t-il, relève avant tout d'une volonté commune de répondre à la
faillite de tout un système éducatif. Il est question de faire face
dans un contexte difficile, à un déficit d'offre en matière d'éducation et
de savoirs. Il est possible que cette humilité ait désarçonné ceux qui
espéraient une réponse impétueuse. Le dévouement et l'abnégation qui sont
à l'œuvre dans ce projet, témoignent d'une ferme et obstinée volonté des
promoteurs à aller jusqu'au bout d'une logique implacable. L'un d'entre
eux a commis des travaux sur Frantz Fanon et il n'est pas impossible qu'il
ait médité ces propos de l'auteur des Damnés de la terre: " Chaque
génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission : la
remplir ou la trahir".Il apparaît ainsi que les initiateurs de
l'UdM ont compris, avec Bacon, que " Knowledge is power ". Il ne s'agit
évidemment pas de quelque entreprise séditieuse, comme pourrait le laisser
croire une approche superficielle, hâtive et politicienne de la notion de
pouvoir. Il est question d'une forme d'activation de la capacité endogène
d'une communauté - au sens large du terme- à imaginer les solutions aux
questions qui la travaillent avec une gravité certaine, et à ne pas
prolonger une forme de mendicité désespérante vis-à-vis de l'Etat.
Valentin Siméon ZINGA, La Nouvelle
Expression/RFI
Yaoundé, Cameroun
Partenaires
UdM - UNIKIN : une coopération
sud-sud au coeur de l'AfriqueLa
rencontreC'était un beau matin du mois d'octobre
2003. L'université de Kinshasa (UNIKIN) était en effervescence. Un
grand événement allait avoir lieu : l'inauguration du réseau
informatique de l'UNIKIN par fibre optique (backbone) par le
Ministre belge de la Coopération, en présence du Ministre
congolais de l'Enseignement Supérieur et universitaire et d'autres
responsables politiques du pays. Le Recteur que j'étais alors, était
descendu sur le terrain pour prendre la température des préparatifs.
Dans les couloirs du bâtiment
administratif, j'avisai deux messieurs qui, franchement,
encombraient le passage. mais, apprenant qu'ils venaient de loin
pour tenter de me rencontrer, je les envoyai aussitôt m'attendre
chez mon Assistant Principal. C'était le Dr. Jacques DJOKO TAMNOU,
envoyé spécial du Prof. Fabien KANGUE EWANE, Président de l'UdM,
accompagné du Dr. KANANDA des Cliniques Universitaires de Kinshasa,
lui servant de facilitateur.Voilà comment l'UdM et l'UNIKIN se sont
rencontrées pour la première fois, un peu au hasard, comme pour
donner raison à Gilbert CESBRON qui, dans " Il est minuit
Dr.SCHWEITZER", écrit que " Toute grande vie commence par une
rencontre avec " un grand hasard ".
Vocation
africaine de l'UNIKINL'UNIKIN est l'ancienne Université
Lovanium, perle au cœur de l'Afrique, créée en 1954 par
l'Université de Louvain en Belgique. Elle a pris l'appellation
Université de Kinshasa en 1981, après avoir été Université
Nationale du Zaïre, Campus de Kinshasa de 1972 à 1981.La vocation africaine de l'UNIKIN, bien
connue depuis Lovanium s'est réaffirmée après l'embargo
international qu'a connu la RDC de 1990 à 2001 et qui a bien failli
lui coûter la vie suite à l'arrêt brutal de toute coopération
internationale avec les pays du nord. Les conséquences de l'embargo
ont ainsi mis en exergue importance vitale de la coopération sud -
sud. En 2001, l'UNIKIN s'est comme
'réouverte' au monde. Le réseau d'informatisation par fibre
optique inauguré en 2003 est l'un des signes les plus manifestes de
cette nouvelle naissance. Dans ce contexte, l'UNIKIN était
déterminée à négocier, aussi vite que possible, avec les universités
africaines, des accords de partenariat sud - sud à côté de ceux,
traditionnels, nord - sud. A cet effet, le Recteur de l'UNIKIN
allait d'ailleurs effectuer un voyage de contact dans les
universités francophones d'Afrique en décembre 2003. Voilà l'état d'esprit dans lequel se
trouve l'UNIKIN au moment où l'UdM y débarque. Elle ne pouvait pas
mieux tomber !Convention de
partenariat UdM - UNIKIN.Le 26 juin 2004, soit presque une
année après le premier contact, fut signée à Kinshasa la convention
de partenariat UdM - UNIKIN. La convention fixe les conditions de
collaboration entre les Facultés de Médecine et de Pharmacie de
l'UNIKIN et la Faculté des Sciences de la Santé de l'UdM.D'autre part, elle assure une
couverture académique de l'UdM par l'UNIKIN dans les filières
Médecine et Pharmacie qui comprend : - la validation des programmes
d'enseignement ;
- la participation aux activités pédagogiques :
enseignements, évaluations, direction des mémoires et suivi des
stages, jury, etc. ;
- la participation au Conseil Scientifique
et d'Evaluation de l'UdM,
- la mise en place des programmes
d'échanges d'enseignants et d'étudiants,
- la supervision des
activités académiques dans le but de garantir le niveau de formation
conduisant aux doctorats de Médecine et de Pharmacie. Une réunion conjointe annuelle et des
réunions extraordinaires assureront planification et suivi des
activités. Il est important de remarquer que cette
convention vise également la codiplômation des étudiants de l'UdM
par les deux universités, ce qui constitue une innovation de taille
actuellement en Afrique.Les premiers
pasLa convention de partenariat UdM -
UNIKIN connaît déjà un début d'application très satisfaisant. En
effet, depuis le 26 juin 2004, date de la signature de la convention
entre les deux universités, les échanges n'ont pas manqué comme il
est possible de le vérifier ci - après:- Avril 2005 : Visite de travail
d'une semaine à l'UdM du Prof. Penge ONOKOKO, Doyen de la Faculté de
Pharmacie à l'UNIKIN. Au cours de cette visite, les points suivants
ont été traités : Harmonisation des programmes, échanges
d'enseignants et d'étudiants, élaboration de programmes communs de
recherche, diplomation des étudiants de l'UdM…Il a alors été entendu
que les cours de toxicologie, bromatologie, phytopharmacie et
pharmacologie devaient être ajoutés au programme à l'UdM et assurés
par les Profs de l'UNIKIN. Il fut également convenu que les
étudiants de la filière Pharmacie de l'UdM pourraient venir en stage
d'industrie à Kinshasa où existent de grandes industries
pharmaceutiques. Les thèses de fin d'études seront dirigées en
cotutelle par les Profs de l'UdM et de l'UNIKIN. - Début mai 2005 : première
visite d'enseignement d'un Prof. de l'UNIKIN à l'UdM. Il s'agit de
la visite du Prof. Christophe MASIALA TSOBO , spécialiste en
Bromatologie, venu dispenser le cours de Bromatologie ou analyse des
denrées alimentaires.- Du 15 mai au 10 juin 2005 :
deuxième visite d'enseignement du Prof. Jos NDELO-di-PHANZU, Recteur
Honoraire de l'UNIKIN, toxicologue, venu dispenser les cours de
Toxicologie et Phytopharmacie.- Mai 2005 : choix de directeurs
de thèses en cotutelle pour les étudiants de la filière Pharmacie de
l'UdM: le Prof. PENGE encadrera deux étudiants, et les Prof. MASIALA
et NDELO chacun un étudiant. - Du 03 au 09 juillet 2005 :
visite de travail à l'UdM du Prof. Richard KALALA LUNGANZA, Doyen de
la Faculté de Médecine. A l'ordre du jour : poursuite des thèmes
abordés au cours de la visite du Doyen de la Faculté de Pharmacie au
mois d'avril 2005 à savoir harmonisation des programmes, échange
d'enseignants, échange d'étudiants, programmes de recherche,
diplomation des étudiants de l'UdM par l'Unikin ... Quelques
propositions pouvant faciliter cette diplomation ont notamment été
faites.- Novembre 2005 : visite à
l'UNIKIN du Président de l'AED, le Prof. KAPTUE. Au cours de cette
visite, le Prof KAPTUE a été reçu par le nouveau Recteur de
l'UNIKIN, le Prof. Bernard LUTUTALA MUMPASI. Ce dernier l'a assuré
de sa volonté d'appuyer sans ambages la convention de partenariat
UdM - UNIKIN, signée par son prédécesseur, le Prof. NDELO. Il a
promis d'effectuer un voyage à Bangangté dès que son calendrier le
lui permettra. Au cours de cette visite, une séance de travail a
également été organisée avec le bureau décanal de la Faculté de
Médecine et sur l'initiative du Prof. NDELO, l'organisation, au mois
de janvier 2006, d'un séminaire de pédagogie universitaire fut
planifiée. Le Prof. NDELO fut chargé de proposer les thèmes et
d'assurer la préparation.- Début janvier 2006 : arrivée
de quatre étudiants de l'UdM finissant la filière Pharmacie et
arrivant en stage d'industrie à Kinshasa, sous l'encadrement de la
Faculté de Pharmacie de l'UNIKIN. Le stage durera quatre mois. Les
quatre étudiants sont dans deux industries différentes, parmi les
meilleures de Kinshasa. Tout se passe bien. Le niveau des étudiants
est très appréciable et ils sont, de leur côté, contents du stage
qui leur ouvre beaucoup d'horizons sur la plan de la production
pharmaceutique. Les stagiaires profitent de leur présence à Kinshasa
pour approfondir leurs sujets de thèse avec leurs directeurs
respectifs.Du 02 au 08 février 2006 :
séminaire de pédagogie universitaire à l'UdM.
animé par les
équipes suivantes, du côté congolais:
Pr. Jos NDELO, Toxicologue,
Faculté de Pharmacie, Recteur Honoraire de l'UNIKIN,
Pr. SESEP
NSIAL, linguiste, Faculté des Lettres, UNIKIN, Secrétaire de la
Commission Permanente des Etudes, Ministère de l'Enseignement
Supérieur et Universitaire.
Et du côté camerounais :
Pr.
Fabien EBOUSSI BOULAGA, Philosophe, ancien professeur à l'Université
de Yaoundé 1, Directeur de la revue Terroirs
Pr. Lazare KAPTUE :
Agrégé des Facultés de Médecine, Doyen de la Faculté des Sciences de
la Santé à l'UdMAu mois de mars 2006, d'autres
visites sont projetées, comme celle du nouveau Doyen de la Faculté
de Médecine, le Prof. Samuel MAMPUNZA, accompagné des chefs de
département de pédiatrie, gynéco - obstétrique, médecine interne et
chirurgie.
- Fin avril - début mai, le Prof. NDELO effectuera une
mission d'enseignement en toxicologie et phytopharmacie.Les premiers pas du partenariat de
l'UdM et de l'UNIKIN sont très prometteurs et les nouvelles
autorités de l'UNIKIN, les Profs. Bernard LUTUTALA MUMPASI, nouveau
Recteur , Christophe MASIALA TSHOBO, nouveau Doyen de la Faculté des
Sciences Pharmaceutiques et enfin Samuel MAMPUNZA, nouveau Doyen de
la Faculté de Médecine, s'y impliquent à leur tour, sans
réserve.La tâche des pionniers aura été de
préparer la terre. D'autres viendront semer, d'autres encore
moissonneront car la vie n'est pas une course de fond mais bien une
course de relais.Jos
NDELO, Recteur Honoraire de l'Université de
Kinshasa
RDC
Des futurs
pharmaciens de l'UdM en stage dans les industries pharmaceutiques
kinoisesDans le cadre des accords entre
l'Université de Kinshasa (Unikin) et l'UdM, quatre étudiants de
sixième année de pharmacie - Rosine CHOUGOUO, Anne SEUYAP, Yimta FOUTSE et
moi-même, Olivier NGONGANG - sommes allés en République Démocratique du
Congo (RDC) pour effectuer notre stage de fin d'études dans des
industries pharmaceutiques de Kinshasa.
Clinique
Universitaire de l'Université de Kinshasa 
Université de Kinshasa
Arrivés à l'aéroport de Njili le mardi 10
janvier 2006 à 19 heures, nous avons été immédiatement pris en charge par
le Doyen de la Faculté de Pharmacie de l' Unikin, le Professeur Penge
ON'OKOKO qui, avec l'aide de la communauté camerounaise nous a installés
pour la nuit. Dès le mercredi, il s'est lancé dans une rude bataille pour
résoudre notre problème de logement. Après 3 nuits blanches, il a enfin pu
trouver une solution ! Dans le même temps, nous avons discuté avec lui de
nos protocoles de thèse. Par la suite, nous avons eu droit à une
présentation du stage puis à une visite des différents sites de stage pour
être mis en contact avec les différents responsables. Après cette
formalité suivie d'une visite guidée de la ville de Kinshasa, nous avons
pris congé du doyen qui nous a rassuré quant à la qualité de la formation
dans ces entreprises et quant à sa disponibilité pour nous en cas de
problème. Évidemment les problèmes n'ont pas manqué et le Prof Penge,
heureusement, a tenu parole.Nous avons été répartis de la manière
suivante : Foutse YIMTA et Rosine CHOUGOUO ont été envoyés au laboratoire
PHATKIN tandis que Anne SEUYAP et moi, Olivier NGONGANG, avons été
accueillis par le laboratoire ZENUFA.
Nous avons donc été pris en
charge par les responsables qui ont organisé le stage. Dès le premier jour de stage, nos
encadreurs nous ont présenté les différentes unités de travail et ont
commencé à évaluer notre niveau académique et ainsi la formation reçue à
l'UdM. En quittant le Cameroun, nous avions quelques appréhensions
quant au milieu industriel où nous allions travailler. Mais très
rapidement, nous avons compris que nous avions tout le bagage nécessaire
et qu'il ne nous restait plus qu'à l'utiliser au bon moment pour
comprendre tel phénomène ou pour résoudre tel autre problème qui pouvait
se poser. Très tôt, nous avons appris à prendre des responsabilités sans
attendre le pharmacien responsable de l'unité.Pendant les trois prochains mois, nous
apprendrons à préparer les comprimés, les gélules, les pommades et les
poudres pour suspension buvable; nous devrons aussi être capables de
discuter des problèmes de formulation de médicaments. Spécialisés dans la
production de médicaments génériques, ces laboratoires fabriquent un
important éventail de classes thérapeutiques: antibiotiques,
antiparasitaires, antalgiques, antitussifs, antigrippaux,
antiépileptiques, anticonvulsivants, vitamines, etc.Au début de chaque semaine, nous participons
à une réunion de travail avec nos encadreurs et nos camarades pharmaciens
stagiaires de l'Unikin. Au cours des réunions, des exercices liés à la
production (problèmes de formulation...) ou au contrôle de qualité, que ce
soit des médicaments ou encore des locaux et des appareils, nous sont
proposés par les pharmaciens encadreurs. Pendant les séances de travail,
nous nous sommes distingués et avons spontanément imposé le respect que ce
soit auprès de nos encadreurs ou auprès de nos camarades de l'Unikin. Nos
encadreurs n'ont de cesse de nous faire comprendre que le métier de
pharmacien est un art et que nous devons être fiers de la profession que
nous avons choisie. Au bout de deux mois passés dans ces
structures, nous sommes capables d'assurer sans crainte que dans une boîte
de médicaments prise au hasard à la sortie de l'entreprise, le contenu
correspond bien à la composition figurant sur l'étiquette, ceci grâce à la
connaissance des "bonnes pratiques de fabrication des médicaments" qui
leur assurent une sécurité absolue depuis la première jusqu'à la dernière
étape de la production, l'étiquetage, en passant par le contrôle de
qualité qui seul décide de la libération d'un lot de médicaments
fabriqués. À la différence du Cameroun où pullulent les
" pharmacies du poteau " et où, dans les établissements hospitaliers, tous
les personnels du secteur de la santé (médecins comme infirmiers) peuvent
se déguiser en pharmacien et nuire à la profession, en RDC, il suffit
d'avoir de l'argent pour ouvrir une boutique portant l'enseigne
"Pharmacie", dénigrant ainsi, mais d'une autre façon cette profession.
Nous ne cesserons de le rappeler : le médicament peut être un poison et le
métier doit être laissé aux spécialistes en la matière. Autant une erreur
médicale peut être fatale à un individu, autant une seule erreur dans la
formulation d'un médicament peut décimer toute une population. Par
ailleurs, seul le spécialiste peut aider le médecin en découvrant une
erreur glissée au hasard lors de la rédaction d'une ordonnance. Face à la
multitude d' "officines " et profitant d'une politique gouvernementale qui
ne taxe pas indûment les industries pharmaceutiques locales se sont
lancées dans la production de médicaments génériques. Des pharmaciens
camerounais viennent s'y ravitailler. Bien plus, la politique du pays qui
facilite l'obtention d'Autorisation de Mise sur le Marché de nouveaux
médicaments, fait qu'on y trouve beaucoup de produits actifs à base de
plantes locales. D'ailleurs, tous les pharmaciens responsables dans les
différentes entreprises qui nous accueillent, ont été formés à
l'Unikin (et non à l'étranger) et ils pratiquent leur art avec
maestria alors qu' au Cameroun, nous continuons de penser que la meilleure
formation doit venir de l'Occident ou, en tout cas, de
l'étranger…Le rythme de vie ici est très différent. De
plus, gérer dollar et franc congolais n'est pas aisé; mais le climat à
Kinshasa est semblable à ce que nous vivons à Douala. Dans les "homes"
(cité universitaire), les garçons et les filles sont logés séparément et
n'ont pas le droit de se rendre réciproquement visite, au risque de se
faire rapatrier. Ce règlement nous a empêchés de travailler ensemble et de
mettre en commun les expériences vécues dans les deux laboratoires. La
plus grande difficulté est cependant celle de la langue. 98% de personnes
communiquent en lingala. Le transport urbain est un véritable combat !
Côté nutrition, c'est le triomphe du riz et du couscous !Peu importe car grâce au partenariat
UniKin/UdM, nous avons eu l'honneur d'effectuer notre stage de fin de
formation à Kinshasa où nous avons pu expérimenter des difficultés de la
vie professionnelle qui nous attend. Mais nous avons aussi pu prouver
qu'à l'UdM, la formation est bel et bien compétitive. Nous souhaitons
à nos camarades de médecine de vivre une pareille expérience afin de
comprendre combien il nous faut lutter pour nous affirmer. Olivier
NGONGANG, Pharmacie 6ième année
UdM/UniKin,
Bangangté/Kinshasa 
Babillard
Le Pr. Christophe MASIALA TSOBO, actuel Doyen
de la Faculté de Pharmacie de l'Université de Kinshasa, est arrivé au
Cameroun le 24 avril 2006 pour une mission d'enseignement d'une semaine à
l'UdM.Le Pr. Jos NDELO, enseignant à la
Faculté de Pharmacie de l'Université de Kinshasa, sera en mission
d'enseignement à l'UdM du 4 mai au 1er juin 2006.Le Pr. Pierre CARTERET, ancien
directeur du Centre Universitaire des Sciences de la Sante (CUSS) devenue
Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l'Université de
Yaoundé, effectuera à compter du 15 mai 2006, une mission d'enseignement
de cinq semaines à l'UdM. Cette mission est organisée en partenariat avec
l'association AGIRabcd basée en France.On annonce la visite à l'UdM du Pr. B.
Lututala MUMPASI, Recteur de l'Université de Kinshasa. Les échanges
sont encore en cours pour les dates exactes de cette visite qui est prévue
pour l'instant du 27 mai au 1er juin prochain.
UdM.Comm
B.P.
208 Bangangté
Cameroun Tel:
+ (237) 348 90 89
Fax: + (237) 348 45 79
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le Développement)
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Décembre 1990)
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23/RD/F36/BAPP)
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UdM.Comm
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