Si vous avez des difficultés pour visualiser UdM.Comm, cliquez ici
UdM.Comm
Une publication de l'AED


Unikin-UdM :
Agir ensemble



Le tandem AED-UdM
expliqué



La montagne et
la souris
One can compromise over programme but not over principle. Nkwame Nkrumah, Consciencism.
Sommaire
Numéro 2 - Mai 2006

Edito

Campus-Echos Des futurs médecins en formation premier secours
Formation en secourisme et médecine d'urgence à l'UdM
1ère intervention des véhicules de secours d'urgence
Le restaurant des enseignants à l'UdM
Bienvenue à UdM Sports et Loisirs, nouvelle association

Les Blue Lions installent le Basket à l'UdM

Focus

Le tandem AED-UdM expliqué
Philosophie de gestion de l'AED pour l'UdM

Diaspora-Echos

L'AED-F se présente...
L'AED-F et ses partenaires à l'UdM
Le Président de l'AED à l'Assemblée Générale de l'AED-F

Vu Par...

La montagne et la souris

Partenaires

UdM-UNIKIN : une coopération sud-sud au coeur de l'Afrique
Des futurs pharmaciens en stage

BabillardNous contacter

 EditoL'AED, une association atypique

Très tôt, au Cameroun, l'Etat a reconnu qu'il ne pouvait être le seul à répondre à la demande d'éducation. Cela ne résultait pas seulement du nombre croissant d'élèves que les établissements publics se trouvaient dans l'incapacité d'absorber, mais également du fait que, pendant la colonisation, l'administration n'avait jamais eu le monopole de l'offre éducative. Les différentes églises missionnaires considéraient l'école comme une œuvre sociale incontournable et comme un moyen d'évangélisation. Aux indépendances, beaucoup de politiciens et hauts fonctionnaires des nouveaux états étaient des 'produits des missionnaires'. Ils étaient donc convaincus de la nécessité de laisser d'autres acteurs que l'Etat créer des écoles et des collèges. Très vite, l'Etat a réalisé que les institutions confessionnelles seules ne pouvaient le suppléer. Les privés furent ainsi autorisés à ouvrir d'abord des collèges d'enseignement général et technique, puis des écoles primaires. Les premiers collèges privés laïcs dans les grandes villes datent des années qui suivirent l'indépendance.

En revanche, l'enseignement supérieur est longtemps resté chasse gardée de l'Etat alors même qu'il ne pouvait répondre à toutes les demandes de formation. La seule 'solution' fut d'ériger des barrières à l'accès des universités. Au Cameroun, dans les années 80, il fallait, en plus du baccalauréat, n'avoir pas passé plus de cinq ans au second cycle du secondaire et ne pas dépasser les 25 ans. Sous la pression socio-politique, ces mesures ont été levées et la seule université d'alors, celle de Yaoundé, a été submergée par un flot d'étudiants, entraînant la création à la hâte des autres universités d'Etat. Aujourd'hui, les effectifs de Yaoundé I se rapprochent de ceux qui en 1993 avaient entraîné la décongestion des structures d'enseignement supérieur.

L'État ne pouvait donc plus refuser de nouveaux acteurs dans le secteur. D'ailleurs, les bailleurs de fonds internationaux l'y invitent instamment et les institutions de Bretton Woods l'encouragent à limiter ses domaines d'interventions, y compris dans l'enseignement supérieur et à privilégier les initiatives privées et celles de la société civile.

Mais qu'est-ce vraiment que la Société Civile ? Les concepts d' 'ONG' et de 'Société Civile' sont utilisés par les bailleurs de fonds qui, se référant aux structures auxquelles ils sont habitués en Occident, ont fini par leur donner une signification dans laquelle nombre de structures d'action sociale dans notre pays ne se reconnaissent pas toujours. Chez nous, ONG et associations sont souvent nées pour répondre à un besoin spécifique. Mais elles sont obligées de se conformer à un cadre normatif pas toujours compatible avec leurs objectifs.

L'ambiguïté du contexte et des termes peut quelquefois prêter à confusion. Dans le paysage de l'enseignement supérieur, l'Etat semble n'avoir aucune difficulté avec certains acteurs tels que les institutions confessionnelles qui obtiennent facilement leur visa de fonctionnement. Il en va de même des opérateurs économiques qui investissent dans l'Enseignement Supérieur comme dans tout autre domaine dans le but d'en tirer profit.

L'AED qui a été créée pour promouvoir l'UdM peut paraître atypique à bien des égards et toute tentative pour la faire rentrer dans un moule échouerait. Il est clair qu'elle n'est pas un 'lobby'. Il est bien évidemment impossible de la rattacher à un parti politique ou encore à une communauté particulière puisqu'elle ne parle ni au nom d'un clan, ni au nom d'un groupe ethnique. Même si elle déclare volontiers vouloir développer des projets communautaires, elle n'a reçu mandat de personne et ne se soumet à aucune autorité. Qui plus est, elle insiste sur le caractère universel de ses aspirations, sur son adhésion aux principes d'excellence, de justice, d'égalité et de citoyenneté tout en prônant un ancrage local de la formation et de la recherche. L'AED voudrait simplement s'inscrire en bonne place dans les initiatives de l'Afrique post-guerre froide, une Afrique à l'imagination désormais libérée !

L'AED ne se contente pas de proclamer des principes : elle les applique. En témoigne la rigueur qui est apportée à la gestion des concours d'entrée dans ses différentes formations. Les 'tripatouillages' et équilibrages divers ne se pratiquent pas à l'UdM. L'AED congédie sans état d'âme celui ou celle qui les pratique ou en profite. Les recrutements de son personnel obéissent aux seuls critères de compétence, de disponibilité et d'efficacité. Par l'application rigoureuse de ses principes, l'AED intrigue. Et comme elle intrigue, elle suscite différentes réactions allant de la perplexité à la méfiance et même à l'hostilité. Beaucoup ont peine à croire que l'AED n'a pas de face cachée et qu'elle est tout banalement… une association !

En effet, l'AED est une association au sens premier, c'est-à-dire une union de personnes partageant une même vision. Comme cette dernière n'est ni corporatiste, ni à visée lucrative, ni familiale, ni villageoise, ni même ethnique, certains ont de la peine à y croire! D'aucuns échouent à la comprendre en l'absence de repères familiers. L'objectif de l'AED consiste avant tout, et tout simplement, à redéfinir et à se réapproprier le concept d'Université au Cameroun, en contribuant à la création d'une institution qui s'inscrive dans une mouvance post moderne, capable de mobiliser et de drainer les énergies, savoirs, générosités et savoir-faire éparpillés aux quatre coins du globe. L'AED est plutôt l'expression d'une volonté, de transformer une vision en réalité, et de faire vivre une université qui tout en se nourrissant des aspirations et de l'imaginaire historiques des Camerounais reste un ferment permettant de faire face aux défis d'un monde globalisé.

Comme toute association, l'AED a donc des intérêts à défendre. Et qui peut mieux les incarner que les membres qui l'ont créée. Pour qu'une association vive et se perpétue, elle doit en effet rester fidèle à ses idéaux, autour desquels il est donc logique qu'elle se développe. Ce qui ne l'empêche pas de rester ouverte à toutes les énergies qui la font avancer et à tous ceux qui, épousant ses idéaux, viennent raviver la flamme initiale. En même temps, elle doit rester ferme devant toute tentative de déviance

Le propre de la société civile est de s'inventer au quotidien. L'AED s'inscrit dans cette invention en tentant à sa mesure de réunir aussi bien des Camerounais du Cameroun et de la diaspora que des bonnes volontés de tous horizons pour agir au Cameroun. Elle n'a peut-être pas choisi la voie la plus simple mais très probablement la plus porteuse d'avenir

L'AED a déjà une histoire, elle a également un bilan. L'UdM pour laquelle elle s'est constituée n'est autre que le laboratoire où elle tente d'implémenter une nouvelle manière d'agir au Cameroun et de donner un autre visage à la société civile.

David SIMO, Yaoundé,
Cameroun

 

Campus-Echos
Les futurs médecins de l'UdM reçoivent une formation en premiers secours

Du 20 au 24 février 2006, les étudiants de médecine de la Faculté des Sciences et de la Santé ont reçu une formation en premiers secours, dispensée par les Sapeurs Pompiers de l'association Esperade, venus de France pour une mission à l'UdM. Cette formation avait pour objectif de nous apprendre à poser, les " gestes qui sauvent " lors d'accidents de toutes sortes. La formation comportait des enseignements théoriques et pratiques.


Apprendre à poser un collier cervical
Un instructeur d'Esparade initie au maniement du véhicule d'intervention
Pour le volet théorique, nous avons appris comment :

" Assurer la protection lors d'un accident, de soi même, de la victime et également des tiers ;
" Donner l'alerte, s'adresser au bon endroit et décrire la situation ;
" Se comporter devant la victime en fonction des types d'accidents : étouffement, saignement abondant, inconscience etc. ;
L'autre volet consistait à mettre en pratique les comportements ou gestes appropriés comme :
" Evaluer le danger sur un lieu d'accident ;
" Reconnaître et sauver la victime qui s'étouffe ;
" Faire des points de compression en cas d'hémorragie abondante ;
" Diagnostiquer le niveau d'inconscience d'une victime et libérer ses voies aériennes, la mettre en position latérale de sécurité ;
" Faire un massage cardiaque externe ;
" Déplacer une victime, inconsciente ou non avec ou sans atteinte du rachis ;
" Extraire une victime d'un véhicule après un accident de la voie publique etc.

Tous ces enseignements ont complété notre formation en médecine, et nous permettent d'être utiles en cas d'accident, en tant que " premiers secours ". Un médecin en effet doit être capable d'écarter la victime du danger, de la maintenir en vie et de la transporter jusqu'à la structure de prise en charge.
Cette formation nous a permis également d'apprendre à nous maîtriser devant un accident pour pouvoir observer, réfléchir et venir en aide " utilement " à la victime, sans aggraver son état. Malheureusement la formation a été brève et rapide, et si on l'avait étalée davantage, la pratique et l'assimilation auraient été meilleures.
Personnellement, j'ai été satisfaite surtout que des formations comme celle-là ne courent pas les rues ! Elle nous apporte un plus dans notre vie quotidienne.
Je profite de cette occasion pour remercier toute l'équipe d'urgentistes sapeurs-pompiers pour leur disponibilité, leur volonté et les enseignements qu'ils nous ont transmis pendant leur séjour sur le campus de l'UdM.


Victorine MELLEU LIAPOE
Etudes médicales, 5e Année

Formation en secourisme et médecine d'urgence à l'UdM

Du 20 au 24 février 2006, 32 Camerounais des quatre coins du pays ont profité gratuitement à l'UdM d'une formation en secourisme et en médecine d'urgence, dispensée par les secouristes de l'association Esperade, basée en France. L'une des participantes, Mme NKOUNGA, Infirmière Diplômée d'Etat et résidant à Bangangté nous livre ici son témoignage.
Au terme de cette expérience, nous avons obtenu un" certificat de formation aux premiers secours en Equipe (CFAPSE) ". Très heureuse de l'avoir obtenu, je souhaite non seulement partager ma joie, mais aussi, par le biais d'UdM.Comm, informer du rôle joué par l'AED-UdM dans les domaines de l'éducation et du développement.
Tout a commencé par un appel téléphonique pour les uns ou par une annonce dans les media pour les autres. Le 19 février 2006, à 13h un groupe de Camerounais, personnel paramédical ou chauffeurs, s'est retrouvé dans une salle de cours de l'UdM. Ceux qui postulaient à l'UdM s'attendaient à un entretien d'embauche. A notre grande surprise, on nous a annoncé une formation en secourisme et médecine d'urgence ! Sur le coup, nous ne mesurions pas l'importance de cette formation. C'est au cours de celle-ci que chacun a réalisé l'utilité de cet enseignement pour sa famille, son entourage voire pour son pays.
Dispensée par Christophe COGNET (Médecin urgentiste, Secrétaire d'Esperade), Christian Banc (Sapeur-pompier, professionnel et formateur), Bruno QUEAU (Sapeur-pompier, formateur-instructeur), Gilles CLAPERON (Sapeur-pompier volontaire, Président d'Esperade) et enfin Daniel AUBERT (Sapeur-Pompier Volontaire, responsable de l'audio-visuel), la formation était divisée en deux grandes phases.
La première phase appelée " Formation tout public " menant à l'obtention de l' " Attestation de formation aux 1ers secours (AFPS) " était destinée aux chauffeurs et au personnel paramédical.


Le préfet du Ndé remet l'attestation de formation à Mme Nkounga


Répéter les gestes qui sauvent lors d'un accident
Cette partie forme aux premiers gestes de secourisme les plus simples comme une claque au dos d'une personne dont les voies aériennes supérieures sont bloquées par un corps étranger.
Pour la deuxième phase, le groupe a été divisé, avec d'une part les chauffeurs et d'autre part le personnel paramédical afin de recevoir des enseignements propres aux spécialités de chacun. Les chauffeurs ont entre autre été formés aux techniques de désincarcération et à l'utilisation des véhicules de secours offerts par Esperade.

Malgré le peu de temps imparti, nous avons travaillé sur :

- La protection à la fois des victimes et des secouristes : Le secouriste doit en effet être capable de sécuriser la zone d'intervention avant de porter assistance aux victimes, afin d'éviter d'autres drames ;
- L'alerte : le secouriste doit savoir qui alerter et comment ;
- Les gestes : le secouriste doit posséder les réflexes et les gestes nécessaires face à une situation d'étouffement (claque au dos ou massage abdominal), ou de malaise (mise au repos, évaluation des causes), de traumatisme, de brûlure grave (évaluation de la gravité et premiers gestes), ou encore face à une personne victime d'hémorragie, inconsciente etc.

La formation fut courte mais intense et extrêmement stimulante pour les apprenants, grâce aux multiples séances de travaux pratiques, aux nombreuses simulations, et à la disponibilité des enseignants. Le désir des apprenants de connaître davantage et de maîtriser les gestes qui sauvent a permis à nos encadreurs de réaliser l'immense intérêt pour les cours dispensés et de concrétiser ainsi une des missions de l'association Esperade qui est de transmettre la connaissance au-delà de leurs frontières.
Je profite de ces lignes pour remercier chaleureusement les responsables d'Esperade et tout particulièrement nos encadreurs ainsi que tous les responsables de l'AED-UdM.


Honorine NKOUNGA
Infirmière Diplômée d'Etat, Bangangté

1ère intervention des véhicules de secours d'urgence

Si certains pessimistes formulaient encore quelques doutes quant à l'utilité dans la région des véhicules d'intervention offerts par l'association ESPERADE de Saint-Etienne, ils viennent d'être convaincus du contraire. Et pour cause, le 8 mars 2006, vers 18h30, un bus venant de Dschang et à destination de Yaoundé a dérapé et fait un tonneau au lieu dit Pont de la mission à Bangangté sur l'axe Bafoussam-Yaoundé. M. Miaffo JOLLYVEAU, comptable à l'UdM rentrant sur Yaoundé au moment de l'accident, a aussitôt informé M. Justin FOTSO, Directeur des Affaires Administratives et Techniques à l'UdM, qui a à son tour envoyé sur les lieux un chauffeur, M Aimé-Gabriel AMANA, ayant participé à la formation assurée par ESPERADE. Avec le bus de l'UdM et avec l'aide de M. Joliveau et d'autres personnes arrivées sur les lieux, M. AMANA a d'abord transporté 14 blessés graves à l'hôpital de district de Bangangté. Constatant alors qu'une victime était restée coincée dans le bus, le véhicule de désincarcération offert par ESPERADE, ainsi que l'ambulance ont été requis pour dégager puis transporter la victime, malheureusement décédée, à la morgue de l'hôpital du district de Bangangté.

Dieudonné Lompa, Bangangté


 

Le restaurant des enseignants à l'UdM Au Restaurant de l'UdM, un petit coup de sonnette et on vient vous servir : entrée, plat de résistance et dessert. Trois repas par jour sont servis : omelette, avocat vinaigrette, porc sauté et riz plantain, papaye au citron, salade mixte, bar rôti et pommes frites etc. La carte est variée !


Marier le plaisir du palais et la joie
d'être ensemble


Marie Stéphanie prend congé
de ses hôtes

Ce restaurant, modeste d'apparence, sert une excellente cuisine et on ne peut que louer l'efficacité du maître d'hôtel M Boniface HOUMYBEet celle de son équipe avec Mme Olevie KEMASSING et Marie Stéphanie NSAHA, qui réussissent repas et sauces, non seulement pour le service quotidien, mais aussi lors des manifestations comme les assemblées générales des parents d'étudiants, les séminaires, etc. Ces gens-ci cuisinent bien ! Gars, même le jour où on a mangé à Campero à Yaoundé c'était pas bien comme ça, c'est sûr que les femmes-là ont des gros diplômes en hôtellerie ! ai-je entendu dire à la sortie du restau. Bref, si aujourd'hui l'UdM avance, c'est aussi parce que le restau apporte sa pierre constructrice à l'édifice !

Dieudonné LOMPA,
Bangangté

Bienvenue à UdM Sports et Loisirs, nouvelle association sportive !

Sous l'instigation de M. Dieudonné LOMPA, nouvellement recruté au service de la scolarité de l'UdM, la Mutuelle du personnel vient de créer un Club de sport dénommé " UdM Sports &
Loisirs "
. Les membres de ce club, émanant soit du personnel permanent de l'UdM soit des étudiants amoureux de sport, se réunissent tous les dimanches au Lycée classique de Bangangté en attendant le nouveau site, promis par le Chargé des activités culturelles et sportives de l'UdM, M. Roger TCHAKOUNTE. Les activités pour le moment consistent en des échauffements, des exercices d'aptitudes en sport de masse, de souplesse des étirements, etc. Ce groupe vient de permettre la constitution de l'équipe de football du personnel ; ce qui annonce un " Tournoi de l'UdM " bien relevé cette année !

Dieudonné LOMPA,
Bangangté

Les Blue Lions 'installent' le Basket à l'UdM…


A l'UdM, l'année 2006 se présente sous des couleurs très sportives
et les étudiants prouvent une fois de plus leur engagement, à travers le sport, à défendre les couleurs et les valeurs de leur université. Une équipe de basketteurs est récemment venue compléter la panoplie de formations sportives déjà présentes à l'UdM, à savoir le football, le handball et le volley-ball.

Emmenés par un groupe très motivé, les basketteurs de l'UdM se sont mis au travail en vue de la préparation des Jeux Universitaires qui se tiennent en avril.


L'équipe des Blue Lions de l'UdM Ils montrèrent dès la rentrée leur désir de faire de 2006-07 une année de basket. De nouveaux joueurs ont complété la nouvelle équipe et très vite des matchs amicaux ont été organisés contre l'équipe de la ville de Banganté.

Le basket jusque là délaissé en raison d'un effectif réduit d'une part, et de structures adéquates quasi inexistantes d'autre part, a été boosté par la rencontre opposant l'UdM à l'IUT de Bandjoun. Depuis une équipe homogène, les BLUES LIONS, a vu le jour.

Le match test entre les Blue Lions et le Lycée Classique a eu lieu le dimanche 15 janvier 2006. Après une première mi-temps calamiteuse, les Blues Lions menés 19 points, ont connu un sursaut d'orgueil salvateur en deuxième période: les recommandations de leurs coaches, les encouragements du public et des Blue Girls ont permis de sortir de ce match la tête haute, battus à seulement un point d'écart. Un match porteur d'espoir et augurant de grands moments en compagnie des Blue Lions !

Audrick Urbain TCHEMBENG NONO
Etudes Médicales, 3e Année, Bangangté


FocusLe tandem AED-UdM expliqué


Au commencement était l'UdM… En effet, eu égard aux problèmes de l'université camerounaise dans les années 1990, l'idée de créer une université dédiée à la formation des cadres pouvant réfléchir et proposer des solutions conséquentes aux problèmes cruciaux de notre développement nous est venue à l'esprit. Mais le contexte juridique et socio-politique du Cameroun de l'époque ne le permettait pas puisque l'État détenait le monopole de la création de ce genre d'institution. Ce n'est qu'en 2002 que sera votée une loi d'orientation de l'enseignement supérieur, libéralisant le secteur. C'est donc pour profiter du vide juridique qui prévalait à l'époque qu'il fut décidé, pour faire naître l'UdM, de mettre à profit la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990 régissant la liberté d'association. On tirait ainsi avantage du vide juridique qui prévalait tout en s'offrant la possibilité, par la voie associative, de remédier à l'absence de moyens financiers et matériels. Aussi, bien que l'Association pour l'Education et le Développement (AED) soit aujourd'hui en amont de l'UdM, il importe de toujours garder à l'esprit que l'AED ne fut conçue que pour mener à bien et pour porter le projet UdM tout au long de son existence, et ce, en adéquation avec les valeurs et l'esprit qui générèrent la conception de l'UdM. Si l'UdM fut pensée dès la fin des années 1980, l'AED quant à elle, ne fut créée qu'en 1994.

L'AED se présente ainsi comme le TRUSTEE dont le rôle est d'accompagner l'UdM dans son implantation et sa croissance. Aussi lui appartient-elle de définir la politique et les stratégies de développement de l'UdM. En fonction de leurs compétences et/ ou de leurs qualifications, des membres de l'AED peuvent d'ailleurs être appelés à participer directement ou indirectement à la gestion de l'UdM, à la mise en oeuvre de cette politique et de ces stratégies. La fédération AED-UdM ne fait donc que commencer !

L'UdM n'est pas seulement l'affaire des universitaires. Il s'agit d'un projet associatif qui a requis et requiert encore l'expertise de nombreuses compétences et de toutes les bonnes volontés. Nombreux sont en effet les professionnels qui se sont donné la main pour réfléchir aux modalités de sa mise en œuvre: Enseignants/chercheurs, toutes disciplines confondues ; ingénieurs, toutes spécialités réunies ; architectes et urbanistes ; professionnels de la santé de tous horizons ; économistes, gestionnaires, hommes et femmes d'affaires de tous les domaines, etc.

L'installation de l'UdM à Bangangté est aussi le résultat d'une étroite concertation entre ruraux et urbains, entre autorités dites traditionnelles et leurs élites. Bangangté ne fut donc pas choisie au hasard. Mais bien qu'installée sur son territoire l'UdM n'en appartient pas plus à/aux Bangangté, qu'à l'ouest Cameroun ni même qu'au reste du pays. La spécificité de l'UdM est d'ailleurs de n'appartenir à personne puisqu'elle est et demeurera la propriété de l'association.

L'AED étant une association, l'UdM est une initiative de la société civile camerounaise. Elle entend donc se distinguer non seulement des méthodes de gouvernance qui sont celles de l'État et des pouvoirs publics mais aussi de celles du secteur privé, sans pour autant les refuser catégoriquement lorsqu'elles sont compatibles voire bénéfiques aux intérêts de l'UdM et en conformité avec l'esprit associatif qui l'oriente.
Dans le contexte camerounais par exemple, l'AED voudrait, autant que possible, s'inspirer du système de gestion qui a fait ses preuves dans le secteur privé. À l'UdM, la gestion se veut rigoureuse et transparente. Car bien que l'AED soit une association à but non lucratif, l'UdM en tant qu'institution appelée à se développer de manière autonome, doit générer des revenus lui permettant de fonctionner et de se développer mais aussi d'investir dans son équipement et ses infrastructures et enfin de jouer son rôle social en prenant éventuellement en charge les plus démunis. Ainsi conçu, le couple AED/UdM espère rassurer jusqu'aux afro-sceptiques et montrer que les contributions des membres de l'AED, les dons et legs au profit de l'UdM sont accueillis et gérés de manière économiquement rationnelle et socialement responsable pour permettre à l'UdM de remplir ses missions d'éducation, de formation et de développement.

De ce fait, l'AED-UdM s'engage à rendre compte à ses partenaires, à veiller à la maîtrise des coûts de ses opérations ainsi qu'à la qualité de ses services et de ses produits. D'où notre devise désormais bien connue : " toujours rechercher l'excellence " !

L'implication déterminante de la diaspora camerounaise d'Europe et d'Amérique du Nord prouve qu'il est possible de prendre en charge l'écriture de notre histoire tout en maîtrisant la réalité de notre présent. Nombre de Camerounais de la diaspora côtoient au quotidien des hommes et des femmes qui inventent des solutions alternatives aux problèmes qui surgissent dans leur environnement. L'UdM s'inscrivant dans le cadre de la recherche de ce type de solutions aux problèmes qui se posent à nous, il est salutaire que nos compatriotes et leurs réseaux de relations se sentent interpellés et se fédèrent en conséquence à l'AED-UdM en participant selon leurs compétences, moyens et possibilités etc. C'est bien en mobilisant les potentiels de tous les Camerounais que nous pouvons relever de nombreux défis !

Comment terminer sans dire combien la symbiose AED/UdM se veut aussi fédératrice sur le plan politique et idéologique ? À un moment donné de son histoire, d'aucuns ont présenté l'UdM comme un projet de l'opposition au régime en place. D'autres y ont même vu un repli ethnique. Pourtant, depuis bientôt quinze ans que l'AED existe et près de six ans que l'UdM fonctionne, il est évident que le seul critère d'appartenance reste la capacité ou la volonté de tout un chacun à contribuer à l'avancement du projet et à la réalisation de l'utopie associative. Au sein de l'AED/UdM, on trouvera tout autant un militant du libéralisme global qu'un vétéran du socialisme international. Le seul enjeu demeure pour nous de trouver le géométral qui accordera à pareil attelage d'inventer des stratégies pour permettre à notre coin de planète de se réveiller, de se prendre en main et de participer au destin du monde.

Ambroise KOM

Philosophie de gestion de l'AED pour l'UdM

L'UdM en tant qu'université porte en elle un projet académique nécessitant tout un ensemble de moyens, aussi bien humains que matériels et financiers, en vue d'atteindre des objectifs donnés : L'UdM, dont la devise vise l'excellence, et qui, de surcroît, veut garantir son autonomie, s'oblige à une gestion efficace, efficiente et responsable. Émanation de la société civile et créée par l'AED, structure associative, elle n'a d'autre voie que celle de la rigueur et de la transparence dans sa gestion.
Par ailleurs, les objectifs propres à toute université comme le développement, la recherche, la prospective, la communication, l'équipement de pointe nécessitent la mise en place d'un contexte entrepreneurial, à la fois innovant, viable et donc générateur de bénéfices. Le temps de l'université nourrie par l'Etat a vécu. Partout dans le monde, l'université repense sa place au sein de la société, de la culture et de l'économie nationale et même mondiale. Et en Afrique, l'université a de terribles équations à résoudre.

Assurer l'autonomie académique, l'ancrage culturel des savoirs tout autant que la viabilité de ses conditions d'existence et de développement. Rechercher des financements sans se soumettre toutefois à diverses conditionnalité tout en rendant des comptes aux nombreuses personnes qui se mobilisent pour elle au Cameroun et ailleurs : tels sont les défis que doit relever l'UdM.
L'enjeu consiste à assurer la mise en place d'une organisation qui cumule valeurs associatives, principes académiques et gestion d'entreprise. L'AED a donc fait de la responsabilité, de la transparence, et enfin du professionnalisme des principes de fonctionnement pour l'UdM. Evoquer la gestion de l'UdM revient donc à examiner comment ces principes fondateurs se traduisent dans le quotidien de l'institution, qu'il s'agisse de la gestion académique, des ressources humaines ou encore de la gestion financière.
Impliquer les acteurs
Au niveau de la gestion académique, l'AED bâtit une institution universitaire responsable aussi bien devant son personnel et ses partenaires que devant les parents et les étudiants. Elle cultive une politique de dialogue et de concertation. C'est ainsi qu'une Association des Parents d'Etudiants de l'UdM fut créée dès l'ouverture, donnant l'occasion à ses membres d'être informés ou consultés sur les grandes questions relatives à la vie de l'institution. L'Association des Parents d'Étudiants est d'ailleurs appelée à siéger dans certaines instances administratives de l'UdM.
Dans le même ordre d'idée, la Mutuelle des Etudiants de l'UdM (ME/UdM) fut créée durant l'année académique 2001/02 et permet désormais d'assurer une relation régulière entre les étudiants dont elle représente les intérêts, et l'administration universitaire. De plus, elle constitue un laboratoire où les étudiants s'initient au travail en équipe et à la gestion (tenue d'une épicerie et d'un restaurant qui leur sont dédiés), au leadership social (création de clubs, mise en place d'associations etc.).


Les relations entre l'administration de l'UdM et ses enseignants sont codifiées par un texte qui tient compte du fait que l'UdM emploie un nombre important d'enseignants vacataires, professionnels de haut niveau qui travaillent sous contrats à temps partiel à l'UdM. Pour eux, comme pour les enseignants à temps plein, un respect scrupuleux de quelques principes d'excellence est prescrit : constitution pour chaque matière d'un dossier précisant les objectifs et le descriptif des cours, suivi des enseignements avec un cahier de textes tenu par les étudiants, évaluations de l'enseignant et de son cours par les étudiants.
Pour la gestion des ressources humaines, l'AED a instauré le mérite comme culture institutionnelle. Dès lors, les recrutements s'effectuent par appel à candidature avec cahier des charges pour chaque poste mis en compétition, le souci étant ici de s'attacher les meilleures ressources possibles du milieu.
Les statuts et règlements du personnel définissent les responsabilités et obligations des employés. Ils les encouragent à faire triompher la devise de l'UdM: " Toujours rechercher l'excellence ". En retour, l'UdM exprime sa reconnaissance envers les employés les plus méritants de même qu'elle n'hésite pas à sanctionner les écarts. Une évaluation annuelle de l'ensemble des employés sera également prochainement mise en place. En cultivant l'esprit d'équité, en améliorant constamment l'environnement de travail, l'AED cherche à hisser l'UdM au rang des " entreprises " réputées " agréables à vivre ", à la faire figurer au palmarès des " Best Places to Study " évidemment, mais aussi des " Best Places to Work " au Cameroun.

Transparence des comptes

S'agissant de la gestion financière, la transparence est le maître mot. L'AED tout autant que l'UdM peuvent rendre compte de leur comptabilité respective et un ensemble de bonnes pratiques permettent de lutter contre les fléaux qui minent la société camerounaise.
La comptabilité est conçue comme un véritable outil au service de la gestion. Elle permet d'atteindre les objectifs de transparence et de traçabilité en délivrant une information fiable et vérifiable tout en permettant le suivi de l'évolution des charges et des produits au cours de l'exercice mais aussi d'un exercice à un autre.
Plutôt que de se contenter d'une comptabilité limitée à un simple enregistrement dépenses et recettes, l'AED a opté, autant pour elle-même que pour l'UdM, pour une comptabilité à partie double, conforme aux normes de l'OHADA. Bien plus, elle tient une comptabilité analytique qui permet de ventiler chaque poste en le référant à une activité ou à un projet. Le budget prévisionnel fixe annuellement le cadre des ressources, des allocations et dépenses. Alors que le premier budget prévisionnel pour l'exercice 2000/01 s'établissait à quelques 65,5 Millions représentant les produits de scolarités (45 Millions), les cotisations des adhérents (10,5 Millions) et un crédit bancaire de 10 Millions, en 2005/06, le budget est multiplié pratiquement par 9 ! Sa composition, elle, a peu varié : Scolarité et prestations diverses 85,9%, Cotisation 2,4%, Emprunt 11,7%.

Cependant, les chiffres indiqués dans les budgets ne prennent pas en compte l'importante contribution des membres, des sympathisants, donateurs etc. sous forme de force de travail et expertises diverses, de collecte de documents et ouvrages, d'équipements divers. Une évaluation et une valorisation est envisagée afin de les intégrer dans le patrimoine comptable de l'institution. Cette démarche est d'autant plus importante que la dynamique associative de l'AED entraîne un flux très régulier vers l'UdM, ne serait-ce que de dons matériels.
L'affectation des fonds du budget est gérée de façon tout aussi rigoureuse. Elle couvre en priorité les dépenses liées aux activités pédagogiques et à l'investissement comme l'atteste le graphique ci-dessous :

Le suivi de la trésorerie complète la panoplie des outils de gestion. Le plan de trésorerie apporte une visibilité supplémentaire à la gestion et permet de prévoir à l'avance les périodes d'étiage.
Un manuel de procédures comptables et financières fixe l'ensemble des règles et équilibres à suivre en matière de gestion, de suivi des investissements, de passation des contrats et marchés, etc. Les statuts prévoient l'exercice d'un Commissaire aux Comptes pour la certification des comptes de même qu'une structure d'Audit interne pour le contrôle de gestion.
Comme on le voit, la rigueur et la transparence sont inscrites dans les idéaux de l'AED qui s'attelle en permanence à traduire dans les faits ses principes fondamentaux. Beaucoup de chemin a été parcouru dans cette quête de l'excellence. L'AED entend œuvrer sans cesse à l'amélioration de son système de gestion pour la sauvegarde de son utopie.

Jean Pierre CHAUNGUEU
Trésorier de l'AED, Yaoundé, Cameroun


 


Diaspora-Echos L'AED-F se présente…

En 2000, l'Association pour l'Education et le Développement - France (AED-F) a été créée en France afin de soutenir exclusivement le développement et l'épanouissement de l'UdM. Outre la promotion de celle-ci, une des actions principales de l'AED-F consiste à rechercher activement des partenaires pour l'UdM, notamment dans le domaine universitaire ou médical, dans celui des entreprises, ou encore auprès d'autres associations. L'AED-F organise aussi des actions pédagogiques (missions d'enseignement, de tutorat) ainsi que des collectes de fonds et de matériel à destination de l'UdM.

Elle comprend actuellement 80 membres et s'est organisée en plusieurs commissions :

La Commission Pédagogique a pour vocation de soutenir les deux facultés actuellement fonctionnelles de l'UdM (FSS et FST). Ses principaux objectifs sont : d'une part, faire des propositions concernant l'organisation et l'élaboration des programmes d'enseignements des différentes filières, et d'autre part, participer au transfert de technologies vers l'UdM, tout ceci sur la base des diverses compétences de ses membres.

La Commission Logistique, la plus grande de toutes les commissions : son président centralise les informations concernant les dons de matériel faits à l'UdM, contacte les personnes les plus proches de ces dons pour les récupérer et les acheminer vers les zones de stockage et de mise en containers.

La Commission Communication a pour principal objectif de communiquer d'une part autour de l'UdM via l'organisation de manifestations diverses (Journées Portes Ouvertes, participation à des colloques et séminaires, etc.), et d'autre part sur la vie de l'association via son site internet (www.aed-fr.org) et son bulletin d'information en ligne, La Lettre de l'AED-F, également disponible sur le site.

La Commission Mobilisation et Organisation organise toutes les manifestations publiques de l'AED-F. Son objectif est de drainer le plus grand nombre possible de personnes, d'institutions, d'associations etc. susceptibles d'aider l'UdM et de soutenir sa dynamique.

La Commission Informatique, en plus de travailler à la réalisation et à la maintenance du site web de l'AED-F, propose des voies d'amélioration des systèmes d'information à l'UdM.

La Commission Financière veille aux finances de l'association.

La Commission Contrôle vérifie la conformité des mouvements financiers, et veille à la politique financière et au budget.

Et enfin, la Commission Recherche et Développement a pour rôle essentiel de rechercher les idées porteuses d'avenir pour l'UdM.

En France et en Europe, plus qu'un partenaire du développement de l'UdM, l'AED-F s'affirme donc également comme un lieu de rencontre, de débat et de réflexion pour acteurs de tous horizons, mais aussi comme un pôle d'excellence, avec pour objectifs la promotion des coopérations d'un pays à l'autre, la stimulation et la concrétisation des initiatives et des projets porteurs pour l'UdM. L'AED-F favorise le rapprochement entre des personnes désireuses d'apporter leur soutien, leur savoir faire, leurs compétences, et qui sans cette plate-forme associative auraient très peu de chances de se rencontrer.


Contact :
Homère NKWAWO, Président : hnkwawo@yahoo.fr
Aline BUGHEM, Secrétaire Générale : bughem@yahoo.fr


AED-F
Maison des Associations du 18ème
15, passage Ramey, boîte N°41
75018 Paris

Site web : www.aed-fr.org
Email : info@aed-fr.org
Tel.: 06 17 19 72 77

L'AED-F et ses partenaires à l'Université des Montagnes

Une des principales missions de l'AED-F pour l'année 2006 fut récemment réalisée, à savoir participer de façon effective à la formation des jeunes de l'UdM tout en vivant le quotidien de ceux qui permettent à cette institution de fonctionner. En effet, en Février, Mars et Avril derniers, plusieurs membres de l'AED-F, ainsi que des amis et sympathisants de l'UdM ont fait le déplacement depuis l'hexagone, à destination de Bangangté.

Le lendemain de la tenue de l'assemblée générale annuelle de l'AED-F, le 11 février dernier, le premier 'contingent' a décollé de Lyon, à destination de l'UdM. Les membres de l'association ESPERADE 26-07 que sont Gilles CLAPERON, Christophe COGNET, Daniel AUBERT, Christian BANC, Bruno QUEAU et Hervé MOGTO TAMNOU, lui-même membre de l'AED-F, avait d'une part pour objectif d'assurer des enseignements sur les soins de premiers secours aux étudiants, et d'autre part de former du personnel à l'utilisation de l'ambulance et du véhicule de désincarcération récemment offerts à l'UdM par l'association de sapeurs-pompiers ESPERADE.



Les membres d'ESPERADE 26-07, autour du Chef Supérieur des Bangangté NJI MOULUH SEIDOU POKAM, lors de la cérémonie de remise officielle des clés de l'ambulance et du véhicule de désincarcération, le 24 février 2006, à Bangangté.
Siméon KUISSU (au centre de la photo), pneumologue au centre hospitalier de Guise, lors de la réunion du conseil de faculté des sciences de la santé, le 7 mars 2006, à l'UdM. Le 1er mars 2006, un cap important de la collaboration entre l'AED-F et FORMATION CHIRURGICALE SOLIDAIRE (FCS) fut franchi, avec l'arrivée à l'UdM d'Aline BUGHEM HAPPI, secrétaire générale et Etienne TATOU, vice président de l'AED-F, Xavier POULIQUEN et Denis GALLOT, membres de FCS, une association dont l'objectif vise l'amélioration des compétences des équipes chirurgicales dans les pays du sud.
Cette première mission de FCS au Cameroun, préparée par l'AED-F depuis environ 1 an avait pour double objectif une évaluation des possibilités de collaboration entre FCS et l'UdM ainsi qu'une première participation aux cours des étudiants en médecine. Ce fut une réussite totale.

Le 17 Mars 2006, l'association Biagne de Saint - Etienne, représentée par sa présidente Agnès MONGENOT, ainsi que des membres de l'association lyonnaise BIOLOGIE SANS FRONTIERES ont visité le campus, guidés par Justin FOTSO, responsable des affaires administratives de l'UdM, et Rosine NZIETCHUENG, membre de l'AED-F en mission à l'UdM. C'était l'occasion pour Biagne de confirmer son engagement auprès de l'AED-F et de l'UdM, mais aussi pour BSF d'affirmer sa volonté de participer au développement de l'UdM. D'ailleurs, dans une interview accordée à son retour au journal le Progrès de Lyon (15/04/06) Olivier RIVIERE de BSF s'est ainsi exprimé: " Unique au Cameroun [l'UdM], c'est l'exemple même de ce que l'Afrique peut faire pour se développer, et qu'il faut aider pour qu'elle puisse garder ses médecins". Affaire à suivre!

En plus d'assurer l'accompagnement sur le terrain de tels partenaires, les membres de l'AED-F, en fonction de leur spécialité, ont participé à la formation des étudiants de l'UdM : pneumologie pour Siméon KUISSU, sémiologie cardiaque pour Etienne TATOU, anatomie et kinésithérapie pour Hervé MOGTO TAMNOU, automatique pour Homère NKWAWO.
Leur séjour à l'UdM fut également l'occasion de participer à la réunion du Conseil de la Faculté des Sciences de la Santé (FSS), tenue le 7 mars 2006 sur le campus de Mfetum.

Ainsi, les objectifs que l'AED-F se fixe, à savoir drainer compétences et expertises vers l'UdM ont été largement atteints, et laissent présager l'avènement de missions encore plus passionnantes, tant pour les membres, sympathisants et partenaires de l'AED-F que pour ceux de l'UdM.


Le Président de l'AED à l'Assemblée Générale de l'AED-F

Le 11 février 2006, Le Pr. Lazare Kaptuè, Président de l'AED participait à l'assemblée générale de l'AED-F à Paris. Il en a profité pour faire un tour d'horizon de la situation de l'UdM à ce jour et a insisté sur l'importance que l'AED attache à la coopération internationale, domaine dans lequel l'AED-F est très active comme en témoignent les missions qu'elle a suscitées à l'UdM en collaboration avec diverses associations françaises.
En soulignant l'importante contribution que la diaspora camerounaise en Allemagne, au Canada ou aux États-Unis apporte à l'UdM, le Pr Kaptuè a tenu à saluer tout particulièrement l'apport de l'AED-F à la jeune institution. Parlant de l'AED-F comme étant " la locomotive dans le train des actions de la diaspora en faveur de l'UdM ", il a précisé que " L'AED-F a envoyé à l'UdM cinq containers en cinq ans, soit une moyenne d'un container par an. Les équipements ainsi convoyés concernent les domaines névralgiques de la vie de l'UdM. "
Il a invité l'AED-F à poursuivre ses efforts pour soutenir l'UdM et a indiqué les défis urgents qui attendent la jeune université, surtout en matière d'infrastructure et d'équipement : construction d'une bibliothèque, d'un laboratoire de recherche, de bâtiments pour le CHU, d'une résidence universitaire, d'un amphithéâtre.
Le Pr Kaptuè est reparti de Paris ravi de l'accueil qui lui avait été réservé et du dynamisme que déploie l'AED-F pour l'UdM. Ce qui démontre que l'Afrique peut se prendre en main et " triompher des maux qui l' accablent ".

 

Vu par...
La montagne et la souris

Convenons que pour une fois au Cameroun, la montagne n'a pas accouché d'une souris !

On parlait de l'UdM dans les salons. Ceux qui alors évoquaient la mise sur pied de cette institution en laissaient simplement deviner les contours. Très peu osaient s'aventurer à en livrer les desseins. C'est tout juste s'ils en laissaient entrevoir les dessins. Des mois que cela durait. Des années même. Alors, tout s'est emballé. Et le projet a progressivement pris corps.

L'un des signes distinctifs de cette aventure est qu'elle s'offre en rupture et en repoussoir tout ensemble. Tout, ou presque, dans la conjoncture qui enserre son élaboration, et sa mise en œuvre, incite à l'affirmer : un pays malmené, caractérisé par les difficultés de l'Etat comme pourvoyeur exclusif des services de base aux citoyens ; une démission de l'élite face au désarroi collectif; la tentation de plus en plus forte à un repli à la famille nucléaire face aux périls qui guettent la communauté ; la montée des égoïsmes divers, etc. L'État au Cameroun, depuis de longues années se déleste des attributs qui étaient les siens : sécurité des biens et des personnes, eau potable, électricité en permanence ou pour tous, couverture sanitaire décente pour les populations.

C'est aussi l'offre éducative qui reflète au Cameroun toutes ces carences : panne d'imagination, sens chétif de l'anticipation, penchant à parier sur l'obsolescence et l'évanescence. Des réformes en tout genre se sont avérées futiles alors qu'elles avaient été présentées comme un rendez-vous majeur de l'histoire de l'Université camerounaise. Un système peu porté au renouvellement des savoirs et des défis, des infrastructures de musée, ont fini par accentuer un peu plus l'impression tenace d'un complot contre des générations entières sollicitées par les impératifs de compétitivité. Opérant dans le registre du chantage plus ou moins subtil et en tout cas insidieux, le système a fini par fabriquer des otages sociaux. Hors des circuits de marchandages, point de salut, ont semblé dire les élites aux jeunes.

On doit y ajouter le manque de moyens, et de vision des Collectivités territoriales décentralisées, aux recettes aléatoires et aux ressources humaines limitées. Encore n'insiste-t-on pas souvent assez sur les lenteurs des processus en cours. Depuis la Constitution de 1996, consacrant la création des Régions, seuls le vote, puis la promulgation des certaines lois sur la décentralisation en 2004, les citoyens attendent toujours une véritable accélération de l'histoire. Laissant ainsi prospérer toutes sortes de conjectures sur la volonté politique qui sous-tend la longue marche vers la décentralisation effective. Or, il est clair que le transfert des pouvoirs aux collectivités aurait stimulé la créativité et l'ingéniosité qui s'émoussent. Repérant leurs défis réels, les collectivités, dans une forme de démocratie à la base, seraient apparues alors comme seuls juges des opportunités de développement. Elles s'affranchiraient d'une tutelle par trop contraignante de l'Etat central, héritage d'un certain jacobinisme.

Il est difficile dans ce contexte, de ne pas prendre au sérieux le projet " UdM". Un groupe de personnes, des universitaires souvent, ont donc décidé de conjurer le sort, et de ne pas subir, attentistes et stoïques, le désespoir. Ils ont décidé de ramer à contre-courant du fatalisme ambiant. Ils se distinguent ainsi, en identités remarquables, au milieu des milliers d'autres qui, affichant de similaires profils, et bénéficiant de semblables revenus, ont choisi de rester dans le système. Cette rupture "épistémologique" enseigne plus encore que toutes les marches de protestation, toutes les pétitions, que des modalités de contestation citoyenne et constructive existent, qui combinent à la fois, discours et action, dépit et dépassement de soi. Elle indique aussi que le mythe d'un État tout puissant peut être mis à rude épreuve, et souffrir une déconstruction progressive. Elle montre au surplus que les rivalités qui neutralisent ailleurs tant d'efforts communs et d'ambitions collectives peuvent s'avérer inopérantes quand il s'agit de projets inscrits dans la durée, et l'Histoire.

Car, ce dont il est question à l'UdM, me semble-t-il, relève avant tout d'une volonté commune de répondre à la faillite de tout un système éducatif. Il est question de faire face dans un contexte difficile, à un déficit d'offre en matière d'éducation et de savoirs. Il est possible que cette humilité ait désarçonné ceux qui espéraient une réponse impétueuse. Le dévouement et l'abnégation qui sont à l'œuvre dans ce projet, témoignent d'une ferme et obstinée volonté des promoteurs à aller jusqu'au bout d'une logique implacable. L'un d'entre eux a commis des travaux sur Frantz Fanon et il n'est pas impossible qu'il ait médité ces propos de l'auteur des Damnés de la terre: " Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission : la remplir ou la trahir".

Il apparaît ainsi que les initiateurs de l'UdM ont compris, avec Bacon, que " Knowledge is power ". Il ne s'agit évidemment pas de quelque entreprise séditieuse, comme pourrait le laisser croire une approche superficielle, hâtive et politicienne de la notion de pouvoir. Il est question d'une forme d'activation de la capacité endogène d'une communauté - au sens large du terme- à imaginer les solutions aux questions qui la travaillent avec une gravité certaine, et à ne pas prolonger une forme de mendicité désespérante vis-à-vis de l'Etat.


Valentin Siméon ZINGA, La Nouvelle Expression/RFI
Yaoundé, Cameroun

 

Partenaires
UdM - UNIKIN : une coopération sud-sud au coeur de l'Afrique

La rencontre

C'était un beau matin du mois d'octobre 2003. L'université de Kinshasa (UNIKIN) était en effervescence. Un grand événement allait avoir lieu : l'inauguration du réseau informatique de l'UNIKIN par fibre optique (backbone) par le Ministre belge de la Coopération, en présence du Ministre congolais de l'Enseignement Supérieur et universitaire et d'autres responsables politiques du pays. Le Recteur que j'étais alors, était descendu sur le terrain pour prendre la température des préparatifs.

Dans les couloirs du bâtiment administratif, j'avisai deux messieurs qui, franchement, encombraient le passage. mais, apprenant qu'ils venaient de loin pour tenter de me rencontrer, je les envoyai aussitôt m'attendre chez mon Assistant Principal. C'était le Dr. Jacques DJOKO TAMNOU, envoyé spécial du Prof. Fabien KANGUE EWANE, Président de l'UdM, accompagné du Dr. KANANDA des Cliniques Universitaires de Kinshasa, lui servant de facilitateur.

Voilà comment l'UdM et l'UNIKIN se sont rencontrées pour la première fois, un peu au hasard, comme pour donner raison à Gilbert CESBRON qui, dans " Il est minuit Dr.SCHWEITZER", écrit que " Toute grande vie commence par une rencontre avec " un grand hasard ".


Vocation africaine de l'UNIKIN

L'UNIKIN est l'ancienne Université Lovanium, perle au cœur de l'Afrique, créée en 1954 par l'Université de Louvain en Belgique. Elle a pris l'appellation Université de Kinshasa en 1981, après avoir été Université Nationale du Zaïre, Campus de Kinshasa de 1972 à 1981.

La vocation africaine de l'UNIKIN, bien connue depuis Lovanium s'est réaffirmée après l'embargo international qu'a connu la RDC de 1990 à 2001 et qui a bien failli lui coûter la vie suite à l'arrêt brutal de toute coopération internationale avec les pays du nord. Les conséquences de l'embargo ont ainsi mis en exergue importance vitale de la coopération sud - sud.

En 2001, l'UNIKIN s'est comme 'réouverte' au monde. Le réseau d'informatisation par fibre optique inauguré en 2003 est l'un des signes les plus manifestes de cette nouvelle naissance. Dans ce contexte, l'UNIKIN était déterminée à négocier, aussi vite que possible, avec les universités africaines, des accords de partenariat sud - sud à côté de ceux, traditionnels, nord - sud. A cet effet, le Recteur de l'UNIKIN allait d'ailleurs effectuer un voyage de contact dans les universités francophones d'Afrique en décembre 2003.

Voilà l'état d'esprit dans lequel se trouve l'UNIKIN au moment où l'UdM y débarque. Elle ne pouvait pas mieux tomber !

Convention de partenariat UdM - UNIKIN.

Le 26 juin 2004, soit presque une année après le premier contact, fut signée à Kinshasa la convention de partenariat UdM - UNIKIN.

La convention fixe les conditions de collaboration entre les Facultés de Médecine et de Pharmacie de l'UNIKIN et la Faculté des Sciences de la Santé de l'UdM.

D'autre part, elle assure une couverture académique de l'UdM par l'UNIKIN dans les filières Médecine et Pharmacie qui comprend :

- la validation des programmes d'enseignement ;
- la participation aux activités pédagogiques : enseignements, évaluations, direction des mémoires et suivi des stages, jury, etc. ;
- la participation au Conseil Scientifique et d'Evaluation de l'UdM,
- la mise en place des programmes d'échanges d'enseignants et d'étudiants,
- la supervision des activités académiques dans le but de garantir le niveau de formation conduisant aux doctorats de Médecine et de Pharmacie.

Une réunion conjointe annuelle et des réunions extraordinaires assureront planification et suivi des activités.

Il est important de remarquer que cette convention vise également la codiplômation des étudiants de l'UdM par les deux universités, ce qui constitue une innovation de taille actuellement en Afrique.

Les premiers pas

La convention de partenariat UdM - UNIKIN connaît déjà un début d'application très satisfaisant. En effet, depuis le 26 juin 2004, date de la signature de la convention entre les deux universités, les échanges n'ont pas manqué comme il est possible de le vérifier ci - après:

- Avril 2005 : Visite de travail d'une semaine à l'UdM du Prof. Penge ONOKOKO, Doyen de la Faculté de Pharmacie à l'UNIKIN. Au cours de cette visite, les points suivants ont été traités : Harmonisation des programmes, échanges d'enseignants et d'étudiants, élaboration de programmes communs de recherche, diplomation des étudiants de l'UdM…Il a alors été entendu que les cours de toxicologie, bromatologie, phytopharmacie et pharmacologie devaient être ajoutés au programme à l'UdM et assurés par les Profs de l'UNIKIN. Il fut également convenu que les étudiants de la filière Pharmacie de l'UdM pourraient venir en stage d'industrie à Kinshasa où existent de grandes industries pharmaceutiques. Les thèses de fin d'études seront dirigées en cotutelle par les Profs de l'UdM et de l'UNIKIN.

- Début mai 2005 : première visite d'enseignement d'un Prof. de l'UNIKIN à l'UdM. Il s'agit de la visite du Prof. Christophe MASIALA TSOBO , spécialiste en Bromatologie, venu dispenser le cours de Bromatologie ou analyse des denrées alimentaires.

- Du 15 mai au 10 juin 2005 : deuxième visite d'enseignement du Prof. Jos NDELO-di-PHANZU, Recteur Honoraire de l'UNIKIN, toxicologue, venu dispenser les cours de Toxicologie et Phytopharmacie.

- Mai 2005 : choix de directeurs de thèses en cotutelle pour les étudiants de la filière Pharmacie de l'UdM: le Prof. PENGE encadrera deux étudiants, et les Prof. MASIALA et NDELO chacun un étudiant.

- Du 03 au 09 juillet 2005 : visite de travail à l'UdM du Prof. Richard KALALA LUNGANZA, Doyen de la Faculté de Médecine. A l'ordre du jour : poursuite des thèmes abordés au cours de la visite du Doyen de la Faculté de Pharmacie au mois d'avril 2005 à savoir harmonisation des programmes, échange d'enseignants, échange d'étudiants, programmes de recherche, diplomation des étudiants de l'UdM par l'Unikin ... Quelques propositions pouvant faciliter cette diplomation ont notamment été faites.

- Novembre 2005 : visite à l'UNIKIN du Président de l'AED, le Prof. KAPTUE. Au cours de cette visite, le Prof KAPTUE a été reçu par le nouveau Recteur de l'UNIKIN, le Prof. Bernard LUTUTALA MUMPASI. Ce dernier l'a assuré de sa volonté d'appuyer sans ambages la convention de partenariat UdM - UNIKIN, signée par son prédécesseur, le Prof. NDELO. Il a promis d'effectuer un voyage à Bangangté dès que son calendrier le lui permettra. Au cours de cette visite, une séance de travail a également été organisée avec le bureau décanal de la Faculté de Médecine et sur l'initiative du Prof. NDELO, l'organisation, au mois de janvier 2006, d'un séminaire de pédagogie universitaire fut planifiée. Le Prof. NDELO fut chargé de proposer les thèmes et d'assurer la préparation.

- Début janvier 2006 : arrivée de quatre étudiants de l'UdM finissant la filière Pharmacie et arrivant en stage d'industrie à Kinshasa, sous l'encadrement de la Faculté de Pharmacie de l'UNIKIN. Le stage durera quatre mois. Les quatre étudiants sont dans deux industries différentes, parmi les meilleures de Kinshasa. Tout se passe bien. Le niveau des étudiants est très appréciable et ils sont, de leur côté, contents du stage qui leur ouvre beaucoup d'horizons sur la plan de la production pharmaceutique. Les stagiaires profitent de leur présence à Kinshasa pour approfondir leurs sujets de thèse avec leurs directeurs respectifs.

Du 02 au 08 février 2006 : séminaire de pédagogie universitaire à l'UdM.
animé par les équipes suivantes, du côté congolais:
Pr. Jos NDELO, Toxicologue, Faculté de Pharmacie, Recteur Honoraire de l'UNIKIN,
Pr. SESEP NSIAL, linguiste, Faculté des Lettres, UNIKIN, Secrétaire de la Commission Permanente des Etudes, Ministère de l'Enseignement Supérieur et Universitaire.
Et du côté camerounais :
Pr. Fabien EBOUSSI BOULAGA, Philosophe, ancien professeur à l'Université de Yaoundé 1, Directeur de la revue Terroirs
Pr. Lazare KAPTUE : Agrégé des Facultés de Médecine, Doyen de la Faculté des Sciences de la Santé à l'UdM

Au mois de mars 2006, d'autres visites sont projetées, comme celle du nouveau Doyen de la Faculté de Médecine, le Prof. Samuel MAMPUNZA, accompagné des chefs de département de pédiatrie, gynéco - obstétrique, médecine interne et chirurgie.
- Fin avril - début mai, le Prof. NDELO effectuera une mission d'enseignement en toxicologie et phytopharmacie.

Les premiers pas du partenariat de l'UdM et de l'UNIKIN sont très prometteurs et les nouvelles autorités de l'UNIKIN, les Profs. Bernard LUTUTALA MUMPASI, nouveau Recteur , Christophe MASIALA TSHOBO, nouveau Doyen de la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et enfin Samuel MAMPUNZA, nouveau Doyen de la Faculté de Médecine, s'y impliquent à leur tour, sans réserve.

La tâche des pionniers aura été de préparer la terre. D'autres viendront semer, d'autres encore moissonneront car la vie n'est pas une course de fond mais bien une course de relais.

Jos NDELO, Recteur Honoraire de l'Université de Kinshasa
RDC

Des futurs pharmaciens de l'UdM en stage dans les industries pharmaceutiques kinoises

Dans le cadre des accords entre l'Université de Kinshasa (Unikin) et l'UdM, quatre étudiants de sixième année de pharmacie - Rosine CHOUGOUO, Anne SEUYAP, Yimta FOUTSE et moi-même, Olivier NGONGANG - sommes allés en République Démocratique du Congo (RDC) pour effectuer notre stage de fin d'études dans des industries pharmaceutiques de Kinshasa.


Clinique Universitaire de l'Université de Kinshasa
Université de Kinshasa
Arrivés à l'aéroport de Njili le mardi 10 janvier 2006 à 19 heures, nous avons été immédiatement pris en charge par le Doyen de la Faculté de Pharmacie de l' Unikin, le Professeur Penge ON'OKOKO qui, avec l'aide de la communauté camerounaise nous a installés pour la nuit. Dès le mercredi, il s'est lancé dans une rude bataille pour résoudre notre problème de logement. Après 3 nuits blanches, il a enfin pu trouver une solution ! Dans le même temps, nous avons discuté avec lui de nos protocoles de thèse. Par la suite, nous avons eu droit à une présentation du stage puis à une visite des différents sites de stage pour être mis en contact avec les différents responsables. Après cette formalité suivie d'une visite guidée de la ville de Kinshasa, nous avons pris congé du doyen qui nous a rassuré quant à la qualité de la formation dans ces entreprises et quant à sa disponibilité pour nous en cas de problème. Évidemment les problèmes n'ont pas manqué et le Prof Penge, heureusement, a tenu parole.

Nous avons été répartis de la manière suivante : Foutse YIMTA et Rosine CHOUGOUO ont été envoyés au laboratoire PHATKIN tandis que Anne SEUYAP et moi, Olivier NGONGANG, avons été accueillis par le laboratoire ZENUFA.
Nous avons donc été pris en charge par les responsables qui ont organisé le stage.

Dès le premier jour de stage, nos encadreurs nous ont présenté les différentes unités de travail et ont commencé à évaluer notre niveau académique et ainsi la formation reçue à l'UdM. En quittant le Cameroun, nous avions quelques appréhensions quant au milieu industriel où nous allions travailler. Mais très rapidement, nous avons compris que nous avions tout le bagage nécessaire et qu'il ne nous restait plus qu'à l'utiliser au bon moment pour comprendre tel phénomène ou pour résoudre tel autre problème qui pouvait se poser. Très tôt, nous avons appris à prendre des responsabilités sans attendre le pharmacien responsable de l'unité.

Pendant les trois prochains mois, nous apprendrons à préparer les comprimés, les gélules, les pommades et les poudres pour suspension buvable; nous devrons aussi être capables de discuter des problèmes de formulation de médicaments. Spécialisés dans la production de médicaments génériques, ces laboratoires fabriquent un important éventail de classes thérapeutiques: antibiotiques, antiparasitaires, antalgiques, antitussifs, antigrippaux, antiépileptiques, anticonvulsivants, vitamines, etc.

Au début de chaque semaine, nous participons à une réunion de travail avec nos encadreurs et nos camarades pharmaciens stagiaires de l'Unikin. Au cours des réunions, des exercices liés à la production (problèmes de formulation...) ou au contrôle de qualité, que ce soit des médicaments ou encore des locaux et des appareils, nous sont proposés par les pharmaciens encadreurs. Pendant les séances de travail, nous nous sommes distingués et avons spontanément imposé le respect que ce soit auprès de nos encadreurs ou auprès de nos camarades de l'Unikin. Nos encadreurs n'ont de cesse de nous faire comprendre que le métier de pharmacien est un art et que nous devons être fiers de la profession que nous avons choisie.

Au bout de deux mois passés dans ces structures, nous sommes capables d'assurer sans crainte que dans une boîte de médicaments prise au hasard à la sortie de l'entreprise, le contenu correspond bien à la composition figurant sur l'étiquette, ceci grâce à la connaissance des "bonnes pratiques de fabrication des médicaments" qui leur assurent une sécurité absolue depuis la première jusqu'à la dernière étape de la production, l'étiquetage, en passant par le contrôle de qualité qui seul décide de la libération d'un lot de médicaments fabriqués.

À la différence du Cameroun où pullulent les " pharmacies du poteau " et où, dans les établissements hospitaliers, tous les personnels du secteur de la santé (médecins comme infirmiers) peuvent se déguiser en pharmacien et nuire à la profession, en RDC, il suffit d'avoir de l'argent pour ouvrir une boutique portant l'enseigne "Pharmacie", dénigrant ainsi, mais d'une autre façon cette profession. Nous ne cesserons de le rappeler : le médicament peut être un poison et le métier doit être laissé aux spécialistes en la matière. Autant une erreur médicale peut être fatale à un individu, autant une seule erreur dans la formulation d'un médicament peut décimer toute une population. Par ailleurs, seul le spécialiste peut aider le médecin en découvrant une erreur glissée au hasard lors de la rédaction d'une ordonnance. Face à la multitude d' "officines " et profitant d'une politique gouvernementale qui ne taxe pas indûment les industries pharmaceutiques locales se sont lancées dans la production de médicaments génériques. Des pharmaciens camerounais viennent s'y ravitailler. Bien plus, la politique du pays qui facilite l'obtention d'Autorisation de Mise sur le Marché de nouveaux médicaments, fait qu'on y trouve beaucoup de produits actifs à base de plantes locales. D'ailleurs, tous les pharmaciens responsables dans les différentes entreprises qui nous accueillent, ont été formés à l'Unikin (et non à l'étranger) et ils pratiquent leur art avec maestria alors qu' au Cameroun, nous continuons de penser que la meilleure formation doit venir de l'Occident ou, en tout cas, de l'étranger…

Le rythme de vie ici est très différent. De plus, gérer dollar et franc congolais n'est pas aisé; mais le climat à Kinshasa est semblable à ce que nous vivons à Douala. Dans les "homes" (cité universitaire), les garçons et les filles sont logés séparément et n'ont pas le droit de se rendre réciproquement visite, au risque de se faire rapatrier. Ce règlement nous a empêchés de travailler ensemble et de mettre en commun les expériences vécues dans les deux laboratoires. La plus grande difficulté est cependant celle de la langue. 98% de personnes communiquent en lingala. Le transport urbain est un véritable combat ! Côté nutrition, c'est le triomphe du riz et du couscous !

Peu importe car grâce au partenariat UniKin/UdM, nous avons eu l'honneur d'effectuer notre stage de fin de formation à Kinshasa où nous avons pu expérimenter des difficultés de la vie professionnelle qui nous attend. Mais nous avons aussi pu prouver qu'à l'UdM, la formation est bel et bien compétitive. Nous souhaitons à nos camarades de médecine de vivre une pareille expérience afin de comprendre combien il nous faut lutter pour nous affirmer.

Olivier NGONGANG, Pharmacie 6ième année
UdM/UniKin, Bangangté/Kinshasa

 

BabillardLe Pr. Christophe MASIALA TSOBO, actuel Doyen de la Faculté de Pharmacie de l'Université de Kinshasa, est arrivé au Cameroun le 24 avril 2006 pour une mission d'enseignement d'une semaine à l'UdM.

Le Pr. Jos NDELO, enseignant à la Faculté de Pharmacie de l'Université de Kinshasa, sera en mission d'enseignement à l'UdM du 4 mai au 1er juin 2006.

Le Pr. Pierre CARTERET, ancien directeur du Centre Universitaire des Sciences de la Sante (CUSS) devenue Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l'Université de Yaoundé, effectuera à compter du 15 mai 2006, une mission d'enseignement de cinq semaines à l'UdM. Cette mission est organisée en partenariat avec l'association AGIRabcd basée en France.

On annonce la visite à l'UdM du Pr. B. Lututala MUMPASI, Recteur de l'Université de Kinshasa. Les échanges sont encore en cours pour les dates exactes de cette visite qui est prévue pour l'instant du 27 mai au 1er juin prochain.

UdM.Comm
B.P. 208 Bangangté
Cameroun

Tel: + (237) 348 90 89
Fax: + (237) 348 45 79
Courrier électronique:
udm.comm@wanadoo.fr


Edité par l'AED (Association pour l'Education et le Développement)
Association à but non lucratif (Loi du 19 Décembre 1990)
Enregistrée le 26 Août 1994 (Déclaration N0 23/RD/F36/BAPP)

Directeur de publication :
André NTONFO


UdM.Comm
Contact : udm.comm@wanadoo.fr

Rédacteur en chef :
Ambroise KOM

Conseiller à la rédaction :
Noël TOCHE MBAH

Secrétaires de rédaction :
Véronique CHARTIER-TCHOUMTA
Armelle CRESSENT

Maquette et Informatique :
Françoise GANDON

Rédaction :
Jean-Pierre CHAUNGUEU
François Xavier Luc DEUTCHOUA
Alphonse DJAPIAPSI
Innocent FUTCHA
Luc KAMGA
Marcelle KOM
Rosine NZIETCHUENG
Anselme NZOKO


Relecture :
Chantal POLONY
Marie Astrid AUSLOOS