UdM.Comm
Une publication de l'AED


Focus

Campus Echo


Partenariat
One can compromise over programme but not over principle. Nkwame Nkrumah, Consciencism.

Sommaire


Numéro 4 - avril 2008

Edito

Campus Echo

Rentrée académique 2007-2008 à l’Université des Montagnes
Election du nouveau bureau de la Mutuelle des Etudiants de l’UdM
Université des Montagnes - Le restaurant des enseignants au rendez-vous de l’excellence aussi !!
Les hôpitaux publics ouvrent leurs portes aux étudiants de l’UdM
Modernisation du campus
An Emotional Trip to Bangangté
La conférence de C. Monga sur le campus : Réaction

Focus

Une campagne de financement pour une autre lutte contre la pauvreté
Comment contribuer?
Formulaire de contribution

Vu par

Pour la première fois, un sentiment d’émerveillement au Cameroun

Partenariat


La coopération à l'UdM: le triomphe d'une idée fondatrice
Le partenariat UdM-UNIKIN: Quel bilan en 3 ans d'existence
Perspective: Nuages bleus au dessus de la coopération

Anciens Udemois

Première promotion de pharmaciens: Parcours de combattants
Le marché de l'emploi appécie les produits de l'UdM

Babillard


l'UdM recherche - besoins urgent...
Le « GRT » pour contribuer à l’amélioration de l’offre de formation à l’UdM

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Edito

Éditorial

Being Part of History!


(Extraits de l’argumentaire de la campagne de levée de fonds)

 

“Si vous croyez que l’éducation coûte cher, essayez donc l’ignorance !” Ce mot célèbre de Derek Bok, ancien Président de l’Université Harvard, résume bien l’urgence du défi majeur qui interpelle notre génération. Face aux problèmes que nous traversons, plusieurs attitudes sont possibles : l’on peut opter pour la recherche d’un coupable idéal ou d’un bouc émissaire quelconque, y compris du côté des institutions étrangères. Mais se complaire dans la lamentation ne résout pas les problèmes des jeunes qui traînent comme des ombres faméliques dans les rues des villes camerounaises—beaucoup d’entre eux espérant réussir une carrière de “Feyman” ou, à la rigueur, de brigand.

Dès lors on peut s’en sortir en favorisant et en soutenant les initiatives citoyennes dans le secteur de l’enseignement supérieur dans toutes les régions du Cameroun. Il ne s’agirait surtout pas d’abandonner les universités publiques dans leur situation actuelle, mais de stimuler à leurs côtés l’émergence d’un réseau d’institutions privées originales dans leur curriculum et rigoureuses dans leur organisation et dans leur gestion—capables de canaliser l’énergie, le dynamisme et la soif de connaissance de la jeunesse vers de nouveaux horizons.

Sujets de notre propre histoire

Le sociologue Jean-Marc Ela a souvent recommandé que les Africains cessent d’être l’objet des interrogations et des spéculations des autres et s’imposent comme sujets de leur propre histoire. Dans le domaine de l’enseignement supérieur, cette troisième voie permettrait de répondre aux attentes de la jeunesse et de l’économie camerounaises en encourageant la création d’universités privées de qualité où seraient formés des citoyens à part entière, pas simplement des diplômés. C’est l’objectif que s’est fixée l’Université des Montagnes (UdM), une initiative de l’Association pour l’Education et le Développement (AED, association à but non lucratif aux termes de la Loi du 19 décembre 1990). Au-delà de son caractère privé et de son focus sur l’excellence, elle offre aux étudiants de toutes les régions du pays qui y sont admis un curriculum à prédominance scientifique, juste dosage d’efficacité dans l’enseignement des sciences “dures” et de vision philosophique du défi que représente le seul fait d’être Africain dans le monde actuel. L’UdM voudrait promouvoir au sein de la jeunesse une fierté à la fois solide et modeste, une ambition forte et raisonnée, et un engagement ferme et tranquille au sein de la société.

Comment entrer dans l’Histoire ?

Inutile d’insister cependant sur l’ampleur de la tâche : l’UdM n’étant le projet d’aucun individu ou groupe, son budget pour les investissements et le fonctionnement se limite pour l’instant aux frais de scolarités payés par les étudiants (à raison de 550.000CFA/an pour des études en technologie et de 1.100.000 CFA en médecine et pharmacie), aux frais d’adhésion à l’AED, et au soutien matériel (dons d’ouvrages et d’équipement) et financiers généreusement offerts par des Camerounais et le soutien des amis ou sympathisants de toutes nationalités et de toutes conditions sociales. Si l’UdM est rapidement parvenue à s’imposer dans le paysage intellectuel camerounais comme un acteur crédible, attirant désormais des centaines d’étudiants triés sur le volet et quelques-uns des meilleurs enseignants du pays, elle ne saurait cependant s’établir comme une institution durable et fonctionnelle sans une mobilisation systématique et vigoureuse de tous ceux qui croient en l’avenir de la jeunesse camerounaise. Logée dans des locaux provisoires à Bangangté, elle se prépare à accueillir dans les prochains mois son premier grand bâtiment sur le site de Banekane. Ce centre hospitalier universitaire conçu par l’architecte Théophile Yimgaing Moyo aura coûté près de 150 millions de FCFA.

Ce premier pas important dans le domaine de la construction des infrastructures devra être suivi rapidement par d’autres avancées. C’est la raison pour laquelle les responsables de l’AED m’ont demandé d’organiser une campagne nationale et internationale en vue du financement d’un autre bâtiment important, baptisé le Pavillon des Connaissances. Ayant eu la chance et le privilège d’étudier et d’enseigner dans quelques unes des meilleures universités privées occidentales et de percevoir le poids de leur contribution à la prospérité économique, il m’était évidemment impossible de décliner la requête des dirigeants de l’AED, ceci malgré l’ampleur de la tâche. J’ai donc engagé cette campagne pour inviter des hommes et femmes de bonne volonté qui partagent la vision d’une université d’envergure internationale à Bagangté à contribuer à l’histoire du Cameroun et du continent africain—Being Part of History!

Devoir de citoyenneté

Sur la base d’estimations de coûts de matériaux de construction (essentiellement locaux), du chiffrage de la main d’œuvre et des services, et de quelques hypothèses et projections sur les perspectives d’évolution de l’économie camerounaise, l’objectif de la campagne Being Part of History est de collecter avant le 31 décembre 2008 la somme de 200 millions de FCFA, soit environ 300.000 euros, ou 360.000 dollars. Cet argent sera versé directement sur le compte bancaire spécial ouvert pour le Pavillon des Connaissances de l’UdM auprès d’une banque camerounaise et géré directement par le trésorier de l’AED. Vous pouvez contribuer à la réalisation de cette importante initiative en apportant votre appui financier à cette campagne. C’est donc à un devoir de citoyenneté que je vous convie.

Pour marquer symboliquement son appréciation de votre contribution, l’UdM est disposée à offrir d’importants signes de gratitude, allant d’un nom gravé sur une plaque à l’entrée principale du Pavillon (à compter de 5.000 dollars de contribution), à la décision de baptiser une salle de classe ou un amphithéâtre du nom de ses plus généreux bienfaiteurs (à partir de 15.000 dollars). Il est clair cependant qu’aucune rétribution ne serait suffisamment attrayante pour exprimer le bonheur des milliers d’étudiants à qui vous aurez redonné les moyens de rêver d’un meilleur avenir.

Vous l’avez compris : l’UdM n’est l’affaire de personne en particulier, mais de chacun d’entre nous. J’écris ces mots avec d’autant plus de certitude que je n’occupe moi-même aucune fonction officielle ou officieuse ni en son sein, ni au sein de l’AED. Mon adhésion pleine et entière à cette cause tient simplement à la beauté et à la force de l’idée. N’étant qu’un individu (mais un parmi des millions d’autres), je sais pouvoir compter sur votre appui et votre engagement personnels. La vie ne nous offre pas toujours des occasions de nous rendre utiles aux générations à venir. L’UdM est clairement une de ces initiatives qui permettent de donner un contenu élégant à nos existences. "It's going to be a spiritually uplifting event!"

Célestin Monga

 
 
Campus Echos

Rentrée académique 2007-2008 à l’Université des Montagnes

Le 8 octobre 2007, la cérémonie de rentrée de l’UdM a réuni plus de cent cinquante nouveaux étudiants et autant d’anciens autour de différents acteurs de l’université dont pour l’AED le Pr. Lazare Kaptué (Président de l’AED), le Pr. Innocent Futcha, (Secrétaire Général Adjoint), M. Jean Pierre Chaungueu (Trésorier) ; étaient également présents M. Jean Kamdem, Président de l’Association des Parents d’Etudiants de l’UdM et M. Alain Kamdem Djokam, Président de la Mutuelle des Etudiants de l’UdM, ainsi que deux membres éminents de l’Association AGIR-abcd, le Pr. Michel Mouillon, ophtalmologue et le Dr Michel Marignier, cardiologue.

Cette cérémonie fut l’occasion de rappeler aux étudiants les enjeux de leur formation au niveau personnel et national. Le règlement intérieur du campus ainsi que le contrat académique qui lie l’étudiant à l’université sont quant à eux consignés dans le « green book » de l’UdM.

Les cours ont débuté le jeudi 11 octobre 2007 pour les premières années, toutes filières confondues.

Alain Kamdem Souop

Election du nouveau bureau de la Mutuelle des Etudiants de l’UdM


Le bureau élu le 14 novembre 2007 lors de l’Assemblée Générale de la Mutuelle des Etudiants de l’Université des Montagnes (ME-UdM) a pris ses fonctions le 12 décembre 2007. Alain Kamdem, (4e année de médecine), président sortant, a passé le relais à Adrienne Kouatchouang (3e année de médecine). Les priorités de la nouvelle année académique restent notamment l’attribution d’aides aux majors de toutes les filières et de tous les niveaux, le soutien aux initiatives des étudiants par le canal exclusif de la ME-UdM, afin que cette mutuelle gagne en autorité et en responsabilités dans la gestion de l’institution.


Adrienne Kouatchouang, présidente de la ME-UdM

La Mutuelle des Etudiants de l’Université des Montagnes créée en 2002 a entre autre pour objectif de développer des activités autres que pédagogiques et scientifiques avec le soutien de l’UdM, dans le respect de son principe premier, la laïcité. Cette démarche a été respectée et la Mutuelle met également un point d’honneur à donner l’exemple en matière d’intégrité dans la gestion des fonds mis à sa disposition. Les premières années d’existence de la ME-UdM n’ont pas toujours permis aux étudiants de les faire fructifier. Cependant les différents bureaux successifs ont toujours été force de proposition et de soutien auprès des étudiants notamment à travers d’activités culturelles et sportives mais aussi, prochainement, de séminaires.

Alain Kamdem Souop

 

 
 

 

Université des Montagnes - Le restaurant des enseignants au rendez-vous de l’excellence aussi !!

Avez-vous déjà un imaginé un séjour à Bangangté sans son restaurant de l’hôtel des enseignants ou même sans cet hôtel ? Les logements convenables sont déjà rares à Bangangté, et les restaurants aussi. Or au Restaurant des enseignants de l’UdM, le service est moderne. Un petit coup de sonnette et vous êtes servi. Trois repas par jour : un petit déjeuner (omelette – thé – café – déjeuner), un déjeuner (avocat à la vinaigrette - porc sauté, riz, plantain - papaye au citron), un dîner (salade - bar rôti, frites – ananas). Ce genre de menu y est servi quotidiennement. Le mérite en revient au maître d’hôtel Houmybé Boniface et ses cuisinères, Mme Kemassing et Mme Tchatal, qui préparent non seulement les repas au quotidien mais aussi lors d’assemblées générales ou de séminaires. Au restaurant des étudiants, la Mutuelle se bat également pour obtenir des repas de qualité. On n’y entendra jamais parler de « sauce coca » ou « sauce fanta » comme dans nos universités d’état. A l’UdM pas de tape à l’œil, pas de somptueux édifices, mais là encore preuve est faite qu’on peut faire de très grandes choses avec de petits moyens. Et si aujourd’hui l’Université avance, le restau apporte bien sa pierre à l’édifice.


Dieudonné Lompa, Bangangté

Les hôpitaux publics ouvrent leurs portes aux étudiants de l’UdM

Les étudiants en médecine de l’UdM de 4ème, 5ème et 6ème année ont pu parfaire leur formation au cours de stages pratiques en hôpitaux, d’une durée de quatre mois en général, dans différentes disciplines : médecine générale, chirurgie, gynécologie, obstétrique, pédiatrie, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie ainsi que kinésithérapie. C’est dans les hôpitaux de Bafoussam, Garoua, Ndounge, Bamenda et Ndop que les étudiants se sont frottés concrètement aux (dures) réalités de leur futur métier.


Un jeune Udémois en consultation

Des deux côtés, chacun souhaite renouveler l’expérience, enrichissante non seulement par sa complémentarité avec le cursus de l’UdM, mais aussi pour son aspect social et humain. Une seule ombre au tableau demeure d’ailleurs : l’accueil des étudiants, qui ne bénéficient pas toujours de conditions d’hébergement satisfaisantes lors de ces stages.

 

 

Modernisation du campus

Depuis sa création, l’UdM n’a de cesse d’améliorer les conditions d’accueil des étudiants notamment par l’aménagement de nouvelles salles de cours et de laboratoires. Le meilleur exemple est en effet le site de BANEKANE dont le CHU vient d’être doté d’une unité d’imagerie médicale servie par un nouveau local technique. L’activité électrique y sera pilotée par un transformateur acquis en décembre 2007 et dont l’action sera complétée par d’autres options d ‘énergie renouvelable : énergie solaire, énergie éolienne et mini-barrage. L’unité d’imagerie médicale sera constituée quant à elle des entités suivantes : radiologie, échographie, stérilisation, décontamination et buanderie. L’UdM s’est par ailleurs dotée d’un groupe électrogène pour parer aux coupures intempestives de courant ainsi que d’un incinérateur permettant la destruction d’une grande partie des déchets. D’autre part un forage et des travaux de canalisation sont en cours pour assurer l’alimentation en eau de l’hôpital dont le bon fonctionnement semble être en bonne voie.


Le CHUdM fin prêt

An Emotional Trip to Bangangté

Célestin Monga revient sur sa dernière mission à l'université des Montagnes

“At the invitation of the Univ
ersité des Montagnes (UdM), I did travel to Bangangté, Cameroon, on December 19-20, 2007. The main purpose of the visit was to meet with the leadership of the AED and update them on progress made by our group on the fundraising campaign we started last year to finance an important building on the UdM campus in Bangangté. Though my visit was short, it was quite intense and gratifying.


Célestin Monga à l'UdM

• I was invited to give a public lecture on campus on “Civil Society and Entrepreneurship in Cameroon: Challenges and Opportunities for the UdM”. This provided me with the opportunity to interact with students, faculty, members of the parents’ association, and a wide array of representatives of civil society and community groups.

• I also had very productive meetings with the senior leadership of the AED and to have a complete field visit with detailed briefings on ongoing major projects at the university.

“To my surprise, the visit was extensively covered by the media. The communications team on campus did an excellent job mobilizing a large audience. Even before I arrived in Bangangté, news articles had been published in several local papers—most notably Mutations, Le Jour, Le Messager, and La Nouvelle Expression. Radio France International also interviewed me during my stop-over in Paris and broadcasted the piece a couple of days before the Bangangté lecture. All this media attention brought several hundred people on campus and the audience had to be split into two amphitheaters with giant screens so that people who had traveled from far away places such as Douala, Bafoussam, Foumbot, or Dschang could be accommodated.

“Before the trip, I was unsure about its outcome and even had second thoughts about the net results. At some point, I wondered whether it would be better to save the cost of my trip and add those few thousand dollars to the money already collected. Professor Kom insisted that I go. In the end, I realized that he was right. The energy, momentum, and sense of optimism which I brought from home were definitely worth the effort.”


Célestin Monga


Conférence de Célestin Monga : Réactions


Au sortir de la conférence animée par Célestin Monga, quelques personnes ont bien voulu s’exprimer. Voici un ramassé de quelques propos tenus.


« Je ne connaissais pas M. Monga. J’ai été impressionné par son parcours académique. Il est captivant et j’apprécie son franc-parler. »
S.B.N., Etudiant en EM3


« J’avis déjà entendu parler de lui, mais sans avoir l’occasion de le rencontrer. J’ai failli bouder la conférence et au final je ne regrette pas d’y avoir assisté. Je ne savais pas que c’est ainsi qu’il fallait percevoir l’Université des Montagnes. Ça change beaucoup de choses dans ma tête […] Je crois que je verrai comment adhérer plus tard à l’AED pour continuer à porter l’UdM. »
E.M., Etudiante en IR3

« L’on se souvient avec beaucoup d’émotions des prises de position de M. Célestin Monga dans les années 1990 et les tourments que cela lui a valu. Mais l’on retiendra sans doute de cet après-midi son insistance à rappeler aux Camerounais qu’ils doivent se défaire d’une mentalité qui a fait le nid du défaitisme et de l’accusation gratuite d’autrui. Il est temps, je suis d’avis avec lui, de se réinventer de nouveaux horizons. L’UdM y contribue, a-t-il dit au point de rééquilibrer les échanges avec le Nord, notamment en se posant en partenaire plutôt qu’en assisté. Je suis honoré de travaillé pour une telle entreprise. »
J.P.T., Cadre de l’UdM


« Cette conférence était attendue, car cela faisait seize ans que Célestin Monga n’en avait pas tenu. Mais personne ne s’imaginait que pour une reprise, il choisirait le calme de Bangangté à l’agitation des grandes cités que sont Yaoundé et Douala. Je dois avouer que le choix du thème n’est pas exactement ce à quoi nous nous serions attendus. On l’attendait plutôt sur le terrain politique où il a marqué de nombreux esprits durant les années de braise. J’ai été frappé par son propos sur « l’internalisation de la désespérance et de la douleur » dont les Camerounais doivent se défaire pour aller résolument vers la modernité. »

B.N., Journaliste

Propos recueillis par Alain Kamdem Souop

 

 
Focus

"L'Université des Montagnes gagne de plus en plus en notoriété et en crédibilité aussi bien à l'intérieur du Cameroun qu'à l'extérieur du triangle national. En témoigne, le nombre toujours croissant de candidats aux concours d'admission. Installé depuis sa création dans les locaux provisoires de Mfétum, L'UdM éprouve un besoin en infrastructure immobilière qui se fait de plus en plus pressant. Célestn Monga a accepté d'animer et de parrainer une campagne de levée de fonds en vue de bâtir un pavillon baptisé "pavillon de la connaissance" qui abritera des salles de cours et des laboratoires. Cette campagne trouve déjà un écho favorable aussi bien à l'intérieur du Cameroun qu'auprès de camerounais de la diaspora et de leurs relations. La rédaction de UdM.Comm a choisi de faire de cette campagne, le point d'orgue de ce numéro. La rédaction se joint aux autorités de l'AED pour remercier Célestin Monga de cette initiative. Un merci tout particulier aux contributeurs, à tous les bénévoles qui se mobilisent pour cette campagne. Un proverbe africain dit "qu'une seule main n'est pas suffisante pour emballer un paquet". Aussi, nous vous invitons à relayer cette campagne aussi largement que possible. Merci d'avance de votre contribution pour que notre jeunesse ait accès sur place au pays à une formation de qualité qui soit en prise avec les besoins du territoire tout en étant ouverte sur le monde."

La rédaction

Une campagne de financement pour une autre lutte contre la pauvreté


Il y a quelques années, le journal La Nouvelle Expression m’avait invité à Yaoundé pour la cérémonie de remise du Prix de l’Homme de l’Année à Ndi Samba, promoteur des établissements privés portant son nom. J’avais accepté avec plaisir d’effectuer ce déplacement et de me prêter de bon cœur à une cause dont la noblesse ne peut laisser personne indifférent. Il faut un sens stratégique hors du commun et une fermeté dans la persévérance pour s’établir comme entrepreneur dans le marché de l’éducation au Cameroun. Des hommes comme Ndi Samba est donc des pionniers dont il convient de saluer l’esprit visionnaire et l’acharnement à défier la culture du laisser-aller et du découragement qui prévaut au Cameroun.

Aujourd’hui, un autre groupe de citoyens aussi inspirés et téméraires ambitionne de placer la barre à un niveau encore plus élevé, en approfondissant l’intuition de Ndi Samba et en lui donnant une élégance éthique rarement observée dans ce pays où la quête frénétique de l’argent facile est l’obsession la plus partagée. Les promoteurs de l’Université des Montagnes (UdM) ont décidé de choquer la conscience collective : au lieu de créer un établissement d’enseignement supérieur comme on crée une entreprise, ils en ont fait la propriété d’une association à but non lucratif. Autrement dit, pour noble qu’elle soit, la quête du profit ne peut être le seul moteur de l’Histoire. L’utopie, conçue comme le refus du fatalisme et de l’hédonisme mais plutôt comme la foi en un autre possible, mérite elle aussi d’être prise au sérieux.

L’accès inégal à un système éducatif de qualité est une arme de destruction massive.

Depuis que le grand économiste indien Amartya Sen a montré que la pauvreté n’est pas simplement une affaire de niveau de revenu, tout le monde semble avoir compris que les dimensions intellectuelles du dénuement peuvent être plus dangereuses que les considérations matérielles. L’accès inégal à un système éducatif de qualité est une arme de destruction massive. La pauvreté de l’esprit est bien plus dangereuse que la pauvreté matérielle, à laquelle est d’ailleurs souvent liée. De l’avoir compris n’est pas un des moindres mérites des promoteurs de l’UdM, qui incluent des Camerounais de toutes obédiences politiques.




Je considère donc comme un honneur rare le fait qu’ils m’aient demandé de diriger une campagne internationale de collecte de fonds en vue de la construction d’un bâtiment qui abritera des salles de cours et des laboratoires, et permettra ainsi d’offrir aux étudiants en médecine, pharmacie et technologie une éducation de première qualité. Autant j’avais accepté avec joie l’invitation à honorer Ndi Samba il y a quelques années, autant je me sens privilégié de participer fort modestement aujourd’hui à une œuvre utile, dont il est encore tôt pour établir les contours et les réverbérations. Car ne nous leurrons pas : l’action des promoteurs de l’UdM, des étudiants, des parents d’élèves et des nombreux sympathisants à travers le monde n’est rien de moins qu’une véritable réinvention de la société civile.

Il s’agit de restaurer le blason de notre dignité bafouée par plusieurs siècles d’oppression et de mépris de nous-mêmes, sortir de la mentalité d’assistés qui fait de l’Afrique actuelle une caricature sur la scène internationale. Il s’agit de nous prouver ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes sans attendre de validation dans le regard des autres. De nous libérer collectivement des médiocres versions du nihilisme qui nous font douter constamment de notre humanité et de notre intelligence, prostrés dans le hors-monde, un peu comme Godot, le héros de Samuel Beckett, dans l’attente hypothétique d’un Messie vêtu aux couleurs de l’Etat.

Célébrant l’éthique de la sobriété qui marque la gestion de l’UdM, Fabien Eboussi Boulaga rappelait dans son célèbre article intitulé “Pour saluer l’UdM” qu’une “accumulation primitive de capital ne peut se faire sans une bonne dose d’austérité, cette violence qu’on exerce contre soi-même au prix de mille privations, pour s’affranchir de ces attaches qui empêchent l’initiative, l’autonomie et la libre entreprise, ancrant les individus et les nations dans une dépendance et une mendicité abjectes.” C’est pour cela que les promoteurs de cette université ne se sont pas précipités auprès des milliardaires de pacotille qui pullulent au Cameroun pour quémander leur appui. Jaloux de la liberté académique qui est gage de qualité pour un établissement d’enseignement supérieur, ils ont choisi de s’adresser au grand public, pour dépendre de tout le monde, c’est-à-dire en fin de compte de personne.

Exprimer la solidarité agissante qui nous lie tous à cette terre d’où nous venons.

L’initiative dont j’ai accepté la responsabilité—bénévolement, cela va sans dire, comme des milliers d’autres sympathisants de l’UdM à travers le monde—ambitionne aussi d’offrir une plate-forme d’expression de leur citoyenneté à tous les Camerounais de nationalité, d’adoption et de cœur qui s’interrogent souvent sur le meilleur moyen de se rendre utile au pays. Elle envisage d’interpeller notamment cette diaspora disséminée sur tous les continents, et capables de faire la différence dans n’importe quel domaine où elle veut bien s’engager. Cette initiative vise donc à aider les uns et les autres à exprimer la solidarité agissante qui nous lie tous à cette terre d’où nous venons, à ce pays arbitrairement tracé mais qui nous est cher. Cette initiative est enfin une manière de remboursement de l’immense dette que nous avons tous à l’égard de notre pays et de notre continent.

Je ne saurais terminer sans dire les microscopiques peines et les joies que cette campagne a stimulées dans mon univers quotidien et dans mon imaginaire. Rien de plus pédagogique que de voir des citoyens du monde entier se préoccuper du sort d’étudiants inconnus dans cette Afrique lointaine, de recevoir des contributions de montants les plus variables et provenant souvent de personnes aux revenus modestes. Rien de plus instructif également que de buter sur le scepticisme habituel de mes compatriotes les plus aisés, toujours prompts à verser dans le doute le plus superficiel et le cynisme gratuit pour éviter de contribuer à une initiative qui ne sert pas directement à caresser leurs egos… A cet égard, je me suis parfois étonné de voir des Camerounais collecter en quelques jours des dizaines de milliers de dollars pour financer la campagne électorale de l’Américain Barack Obama, eux qui se montrent toujours si créatifs dans la dérision et le scepticisme dès qu’il s’agit d’envoyer une infime fraction de cet argent à une école ou bibliothèque en Afrique. Car pour talentueux et sympathique qu’il soit, Barack Obama se préoccupe bien peu de l’Afrique, et il a sûrement moins besoin de nos économies que les étudiants de Banganté, de Ngaoundéré, de Buéa ou de Mfou.

Qu’à cela ne tienne : à ce jour, plus de 60.000 (soixante mille) dollars ont quand même été collectés dans le cadre de cette campagne. C’est peu, et c’est beaucoup. Ce n’est pas si mal, mais beaucoup reste à faire pour atteindre nos objectifs. Je mets donc au défi tous ces Camerounais de la diaspora qui sont si enclins à céder à l’aigreur et au découragement, à engager cette autre lutte contre la pauvreté.

Célestin Monga
Banque mondiale/MIT
celestin.monga@mit.sloan.ed

 

Comment contribuer à la campagne « Being part of the History » ?

L’AED-UdM est heureuse de recevoir votre contribution et vous en remercie d’avance. Veuillez déposer votre contribution à l’un des comptes bancaires ci-dessous et renvoyer le formulaire de contribution à AED-USA, P.O. Box 3662 Gaithersburg, MD 20878, USA ou par courriel à: celestin.monga@mit.sloan.edu

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Vu par


Pour la première fois, un sentiment d’émerveillement au Cameroun

En octobre 2007 j’ai pu visiter l’Université des Montagnes à Bangangté. Depuis sa fondation, j’en avais entendu parler par ses promoteurs et j’avais envie de découvrir la réalité de cette institution. Non seulement je n’ai pas été déçue, mais j’ai été émerveillée par cette réalisation, sentiment qu’il faut l’avouer, j’éprouvais pour la première fois au Cameroun, où c’est plutôt l’indignation et la colère qui m’habitent devant ce que je vois quotidiennement des conditions de vie des habitants et du fonctionnement des diverses institutions, notamment celles de l’État.

Il y a d’abord le campus. Un ensemble de modestes bâtiments sont dispersés dans un parc boisé bien entretenu. Des allées conduisent de l’un à l’autre : salles de cours, laboratoire, bibliothèque, tout est parfaitement propre et rangé dans une ambiance de simplicité voire d’austérité. Partout il n’y a que le strict nécessaire en équipement. Une ambiance recueillie règne dans la bibliothèque dont toutes les tables sont occupées par des étudiants plongés dans leurs occupations studieuses. Un rapide coup d’œil sur les rayons qui débordent de livres me surprend par la richesse et la variété des ouvrages, parfaitement répertoriés.
Les différents services fonctionnent sur le même principe de modestie et de rigueur, bureaux, habitation du directeur, hôtellerie sont d’une grande simplicité mais pourvus de tout ce qui est nécessaire à leur fonction. Tout le monde vaque tranquillement à ses occupations. L’activité humaine est soutenue et organisée. Mon admiration vient de l’alliance entre l’économie des moyens et la performance des résultats, qui engendre une grande satisfaction intellectuelle.
En arrivant dans cette même ville de Bangangté on avait longé le mur interminable d’une propriété luxueuse, pavages, éclairages, grilles, immense maison, qu’on m’avait dit appartenir à un notable local, directeur ou ministre, peu importe. Cet étalage grandiose, propriété d’un particulier, était parfaitement choquant, côtoyant le tout venant d’une agglomération camerounaise qui exhibait ses plaies habituelles : habitations sordides, voies défoncées, foule oisive, véhicules brinquebalants et surchargés, étalages hétéroclites dans le plus grand désordre, le tout donnant la plus désolante impression d’abandon et de pauvreté.

Une volonté farouche de servir la collectivité

L’après-midi on est allé visiter le bâtiment de l’hôpital d’application construit par l’AED (association créatrice de l’Université des Montagnes) à quelques kilomètres de Bangangté. Situé sur un terrain de deux cents hectares, don du chef local à l’UdM, où doit se déployer le futur campus universitaire, l’édifice imposant, sur trois niveaux, est maintenant entièrement équipé. Deux blocs opératoires complets et leurs annexes, plusieurs appareils de dialyse, lits, fauteuils, appareils et outillages de toutes sortes, tout est prêt à fonctionner et n’attend que l’approvisionnement en eau et les autorisations administratives qui traînent.
Je pense à Mongo Beti, décédé prématurément en 2001 parce qu’aucun hôpital de Yaoundé, capitale du Cameroun, ne pouvait alors effectuer une dialyse. Ce que tous les moyens de l’Ètat n’ont pas réussi à faire en plusieurs dizaines d’années de gabegie et de dilapidation criminelle, le dévouement et l’intelligence de simples Camerounais, animés de la volonté farouche de servir la collectivité l’a réussi en quelques années avec un minimum de moyens.
Cette réussite bien loin d’être saluée comme elle le méritait s’est heurtée aux plus grandes résistances des Institutions officielles : difficultés pour l’autorisation d’ouverture, difficultés accrues lorsqu’il s’est agi de sanctionner les résultats par des diplômes. La première promotion d’étudiants a dû être envoyée à Kinshasa pour l’obtention du titre de médecin et de pharmacien.
La qualité et le sérieux des études, reconnus par des autorités universitaires internationales, n’ont servi qu’à attiser l’hostilité de gens pour qui le bien public est une notion incompréhensible. Les exigences émises par la Faculté de Médecine de l’Université de Yaoundé I pour une homologation des diplômes sont sidérantes : reversement d’une partie substantielle des droits versés par les étudiants, mainmise sur l’organisation du recrutement, c’est-à-dire le racket contre le mérite. Alors que l’Etat devrait offrir des subventions à ceux dont le dévouement réalise ce qui devrait être à la charge de l’autorité publique, certaines de ses administrations viennent, tel un parasite, se nourrir d’un organisme pour en sucer la substance jusqu’à le faire dépérir. Au Cameroun celui qui a un tampon administratif a une rente. Assis et inutile, il s’engraisse des ressources de ceux qui s’échinent durement du matin au soir pour gagner leur vie ou créer des activités.

Persévérer malgré les obstacles

L’exceptionnelle réussite de l’Université des Montagnes, dont la réputation dépasse maintenant les frontières du Cameroun, montre tout ce qu’on peut faire avec un minimum d’argent, beaucoup de compétence et de dévouement à la collectivité. C’est cet esprit qui est le bien le plus précieux, qu’il faut absolument préserver dans un environnement peu propice, où la vertu est pourchassée et pénalisée. Si cet esprit avait habité ceux qui ont présidé aux destinées du Cameroun depuis cinquante ans, le pays et ses habitants brilleraient de bonheur et de prospérité.
Cet exemple montre ce dont sont capables de simples citoyens Camerounais unis par la volonté de construire l’avenir. Puissent-ils persévérer malgré les obstacles. Leur victoire fait honneur au Cameroun, bien plus que tous les trophées cache-misère dont le peuple s’enivre pendant 24 heures avant de retomber dans les tourments de la pauvreté. Puisse cet exemple ne pas demeurer isolé et entraîner de nombreuses entreprises citoyennes qui rompront avec la course à l’enrichissement personnel dont le pouvoir actuel donne le déplorable exemple, pour une course à l’épanouissement collectif, seul gage d’un avenir meilleur.

Odile Biyidi Awala

 


 
Partenariat

La Coopération à l’UdM : Le triomphe d’une idée fondatrice

Au moment où la première promotion de médecins formés à l’UdM, est jugée digne de prononcer le serment d’Hypocrate, après les deux premières promotions de pharmaciens et les trois de licenciés en technologie, il convient de célébrer ce sans quoi cette abondante moisson n’aurait pas été possible, à savoir la « coopération ».

Pendant sept longues années d’un stressant combat pour la survie d’abord et pour la crédibilité ensuite, c’est sur la coopération que la jeune Institution, alors inattendue dans le paysage universitaire camerounais et, partant, non acceptée, a pris appui pour poursuivre son bonhomme de chemin.
Mais, il convient de le souligner, cette coopération n’aura point été une simple roue de secours improvisée pour les besoins de la circonstance. Elle est au contraire à considérer comme accomplissement d’une des idées fondatrices du projet de l’UdM, laquelle a été pensée pour être une institution ouverte sur le monde.

Au commencement était l’Université de Kinshasa.

Faisant ici nôtre l’adage : « A tout Seigneur, tout honneur », et remontant à la genèse de cette coopération, nous dirons « qu’au commencement était l’UNIKIN ». N’est-ce pas elle qui, sous l’impulsion de son Recteur d’alors, le Pr. Jos Ndelo, homme doté d’une véritable vision prophétique, a accueilli à bras ouverts le projet pour lequel l’Association pour l’Education et le Développement (AED), frappait à ses portes ? En engageant depuis 2003, la vieille et néanmoins prestigieuse Université de Kinshasa auprès de la toute jeune Université des Montagnes, à travers des accords de partenariat, Jos Ndelo a non seulement donné à l’UdM la nécessaire et indispensable onction académique, mais encore, il a inauguré une coopération inter-universitaire Sud-Sud qui entrera sûrement dans les annales de l’histoire de nos universités.

 


Le Pr Jos Ndelo, animateur du séminaire de pédagogie

L’économie de cette brève présentation ne permet pas de s’étendre sur les multiples évènements à caractère scientifique que cette coopération a rendu possibles. Toutefois, comment ne pas évoquer la valse des enseignants kinois à Bangangté avec comme point d’orgue, la mission décisive en avril 2006 de tous les Chefs de Département de la Faculté de Médecine qui, après une bonne semaine d’évaluation des étudiants de la première promotion alors en 6ème année, ont solennellement consacré la qualité de la formation donnée à l’UdM ? Comment ne pas revoir ces mêmes étudiants, quelques mois plus tard, comme poissons dans l’eau aux Cliniques Universitaires de Kinshasa, et néanmoins tenus à l’œil par le très rigoureux Pr. Panda ?
Comment ne pas penser à la qualité des présentations et des débats ainsi qu’à la solennité de l’ambiance lors de la soutenance, dans un amphithéâtre plein à craquer de l’UNIKIN, des mémoires de sortie de la première promotion de pharmaciens en décembre 2006 ? Comment ne pas se remémorer les propos combien élogieux et émouvants du Doyen Massiala et du Président de l’Ordre des Pharmaciens de la RDC lors du serment de Gallien des nouveaux lauréats ? Comment ne pas revoir, au grand amphi de l’UdM, et en compagnie du Pr. Sessim, Jos Ndelo dans son rôle d’animateur de séminaire de pédagogie universitaire, et dans son « attitude de danseur… comme tout bon Congolais » selon l’amical commentaire de Fabien Eboussi Boulaga?
On l’aura donc compris, la coopération avec l’UNIKIN, en plus d’être académiquement salutaire, aura été particulièrement active et marquée d’inoubliables temps forts.



1ère promo de pharmacie

Un partenariat universitaire diversifié.

Outre l’UNIKIN, d’autres Institutions universitaires aussi bien africaines qu’européennes ont apporté un soutien multiforme.
Dans ce registre, l’Université de Parakou au Bénin est à placer aux premières loges. En effet, le partenariat a été négocié et paraphé au plus haut niveau, puisque le Recteur accompagné du Doyen de la Faculté de Médecine et du Directeur des Affaires Académiques a fait le déplacement à l’UdM pour la circonstance. Et qui plus est, ce partenariat stipulait non seulement un échange d’enseignants, mais aussi d’étudiants. Et ici encore, il s’agit d’un partenariat particulièrement actif, puisqu’il ne se passe pas un seul semestre sans que l’UdM accueille des missionnaires de Parakou pour divers enseignements.
Partenariat Sud-Sud donc, mais aussi partenariat Sud-Nord. En effet, l’UdM s’est également et rapidement ouverte aux universités du Nord, notamment avec Paris 13 d’abord, puis Paris 10 et Paris 11 pour la France, et avec les Universités de Milan et d’Udine pour l’Italie.
Dans ce registre, l’Université de Paris 13, dont les enseignants se sont succédés à Bangangté à un rythme soutenu, aura été d’un grand apport pour la filière Sciences et Technologie. Et il est aujourd’hui établi que les produits de cette filière, désormais éparpillés dans le monde, soit pour d’autres études, soit pour des raisons professionnelles, n’ont point à rougir de leur formation.

La coopération avec les Associations, Structures Professionnelles et autres ONG.

Les partenaires de l’UdM, en matière de coopération, ne sont pas uniquement des Institutions universitaires. Nombreuses sont en effet les Associations et autres structures professionnelles qui, depuis le début, lui ont été d’un précieux concours tant en matière scientifique et pédagogique qu’en équipements. On peut citer : AGIR-abcd (Association Générale des Intervenants Retraités - Actions de Bénévoles pour la Coopération et le Développement), Esperade (Association française des Sapeurs Pompiers), BSF (Biologistes sans Frontière), Biagne, UdM-Ngom, AED-F, AAED, autant d’associations au sein desquelles des compatriotes vivant respectivement en Allemagne, en France et au Canada s’investissent, avec leurs amis des pays d’accueil, pour un soutien multiforme à l’UdM et dont l’exemple est en passe d’être suivi dans d’autres pays comme les Etats-Unis et la Belgique.

Pour 2007-2008 : Déjà la vitesse de croisière ?

Tous les partenaires évoqués plus haut sont ceux avec lesquels l’UdM a collaboré jusqu’à l’année académique 2006-2007 et qui lui ont permis d’amorcer la concrétisation de certains objectifs de sa philosophie fondatrice, à savoir être une Institution ouverte sur le monde et constituant un véritable carrefour, un lieu de rencontre et d’échange par excellence.
Mais avec les nouveaux partenaires déjà entrés en scène pour l’année académique 2007-2008 ou qui sont annoncés, on est tenté d’affirmer qu’en matière de coopération, la vitesse de croisière est en passe d’être atteinte. En effet, trois nouvelles conventions sont déjà signées ou en cours de signature avec l’Université El Hadj Ibrahima Niasse (UEIN) de Dakar, avec l’Université Louis Pasteur de Strasbourg et avec l’institut d’Automatisation industrielle (iAi) de la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton Vaud (HEIG-VD) en Suisse.
De même, de nouvelles associations sont entrées en lice, à savoir : Table-Montréal Afrique (TMA) engagée dans la construction d’un Hôpital de référence à Bangangté, Marchez Nord-Sud – association sans but lucratif (MNS-asbl), une ONG dont le siège est à Marche-en-Famenne en Belgique et qui compte des médecins, pharmaciens, ingénieurs et professionnels de tout bord, prêts à apporter leur savoir-faire, l’Association des Pharmaciens Africains de France (APAF) dont le soutien à la filière est désormais acquise. De plus, des offres de collaboration à titre individuel des spécialistes en diverses disciplines tombent de plus en plus régulièrement dans la messagerie de l’UdM. Résultats, pour le seul premier trimestre de l’année universitaire 2007-2008, plus de quinze enseignants missionnaires ont déjà défilé sur le campus de l’UdM à Bangangté.
On le voit, la coopération à l’UdM est dynamique, et d’aucuns pourraient même la trouver envahissante. Mais il n’en est rien. Car elle s’inscrit, telle quelle, dans la philosophie fondatrice de l’Institution. Elle a été pensée pour en être partie intégrante et de manière permanente. Elle vise entre autres, à offrir aux étudiants ainsi qu’à toute la communauté universitaire, l’occasion de rencontres scientifiquement et humainement enrichissantes et à tous ceux de nos compatriotes expatriés qui en ont parfois longuement rêvé, un espace pour la réalisation de l’utopie du retour. Elle vise à offrir également du répondant aux universitaires et autres scientifiques qui, de par le monde, sont en quête de partenaires africains avec qui partager leur science et leur expérience.
C’est dire que les portes de l’Université des Montagnes restent largement ouvertes à toute offre de partenariat, qu’elle vienne des Institutions, Associations, Organisations diverses ou des personnes physiques ou morales prêtes à contribuer à la pérennisation de cet aspect particulièrement stimulant de sa philosophie fondatrice qu’est la coopération.


André Ntonfo
SG/AED – DAAC/UdM

 


Partenariat UdM -UNIKIN : Bilan après 3 ans d'existence

Depuis novembre 2004, au regard des similitudes et de la complémentarité de leurs programmes de médecine et de sciences pharmaceutiques, l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et l’Université des Montagnes (UdM) ont pris l’engagement d’œuvrer en partenariat pour la promotion de leurs établissements respectifs. Après 3 ans d’existence, voici le bilan de cette coopération.

Découverte réciproque des universités concernées
Les accords conclus ont conduit en tout premier lieu à la découverte réciproque des deux institutions. En effet, les membres de la communauté universitaire des montagnes ont pu profiter, une fois à Kinshasa, des imposantes infrastructures de la première université fondée en Afrique Centrale en 1954. Monseigneur Luc Gillon, à l’origine de cette université, l’a voulue comme une véritable cité autonome dotée d’infrastructures scolaires hospitalières, commerciales, sportives, routières reliant ces lieux au reste de la ville. De plus, on est frappé par le dynamisme et l’inventivité des enseignants et des chercheurs de cette université qui, avec les moyens de bord, réalisent une production scientifique de qualité, trouvant des débouchés économiques tels que la mise sur le marché de médicaments traditionnels améliorés (manadiar, meamycine, diazostimul, antougine…)


Inversement en se rendant à Bangangté, les membres de la communauté universitaire de Kinshasa ont été frappés par la volonté et l’esprit de solidarité d’une communauté en développement, à l’image de l’imposant module de chirurgie construit et prêt à être utilisé sur le site de Banekane. Ce module constitue le socle actuel du centre hospitalier universitaire de l’UdM en construction. Nul doute que les retombées d’une telle réalisation ne se feront pas attendre.

Au regard du dynamisme et de la volonté des uns et des autres, des infrastructures existantes ou en construction dans l’une ou l’autre institution, l’idée ou mieux la détermination à coopérer pour l’épanouissement des communautés des deux universités a fini par germer et faire du chemin à tel point qu’aujourd’hui les résultats sont concrets et palpables.

Bilan académique
Les accords de ce partenariat se sont concrétisés depuis l’harmonisation des programmes de pharmacie en 2005 et l’évaluation des étudiants de médecine de sixième année par une équipe professorale de l’Unikin en 2006.
Depuis, cette coopération a diplômé deux promotions de pharmaciens: la première fut proclamée le 12 décembre 2006 et comprenait cinq lauréats tandis que la seconde l’a été le 29 septembre 2007 avec une seule lauréate. La lauréate de 2007, en l’occurrence Mlle Nadège Tchanga Noumi, est inscrite de façon particulière dans les annales de l’Unikin car elle a pu décrocher le prix Rawji de 2500$ qui récompense le meilleur lauréat de l’année de chaque faculté obtenant son diplôme en première session avec au moins la mention "distinction". On lui a décerné aussi le trophée Shalina, d’une valeur de 1000$, qui récompense le meilleur lauréat en pharmacie proclamé en première session.


Participants au séminaires de pédagogie 2008


Par ailleurs, en collaboration avec les chercheurs de deux institutions partenaires, un inventaire ethno-pharmacologique des plantes médicinales du Département de Ndé a été dressé et pourra être exploité ultérieurement lors de recherches en médecine traditionnelle. Des plantes antipaludiques et antidiabétiques de l’arsenal thérapeutique traditionnel du Cameroun ont été « investiguées » et ont conduit à des résultats intéressants. D’autres résultats ont été obtenus dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments consommés au Cameroun : ils ont concerné particulièrement les composés secondaires toxiques des boissons de fabrication traditionnelle et les composés toxiques naturels, en l’occurrence l’acide cyanhydrique, dans les produits à base de manioc. Tous ces travaux ont été réalisés dans le cadre de mémoire de fin d’études en pharmacie et feront l’objet de publications. Les deux institutions prévoient d’ailleurs la création d’un laboratoire d’analyse et de contrôle des médicaments et des aliments à l’UdM à l’instar de celui qui fonctionne à l’Unikin. Les résultats découlant de travaux de mémoire de fin d’études obtenus précédemment justifient la mise en route d’un tel projet. Nous noterons également comme résultat du partenariat, l’organisation à l’UdM des séminaires de pédagogie destinés aux enseignants, une pratique en vogue dans le système de l’enseignement supérieur et universitaire congolais, et qui vise l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

Dans quelques jours, l’événement attendu sera le couronnement des études de médecine avec la sortie des premiers médecins de l’Université des Montagnes, ayant bénéficié d’une solide formation théorique acquise à l’UdM et d’une expérience pratique consolidée à Kinshasa aux côtés de professeurs renommés de la RD Congo

Il est prématuré pour le moment d’apprécier les résultats obtenus en recherche dans le domaine de la médecine étant donné que l’ancien programme de médecine, encore en cours dans les universités publiques de la RD Congo, ne prévoit pas de mémoire en dernière année de doctorat, situation qui a été corrigée dans le nouveau programme. Dans tous les cas, les jeunes médecins attendus de l’UdM pourront mettre à profit leur spécialisation dans la résolution des problèmes sanitaires observés au Cameroun et ceci en collaboration avec leurs professeurs de l’UdM et de l’UNIKIN.


Professeur Dr C. Masiala Tsobo, Doyen
Faculté des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Kinshasa
République Démocratique du Congo

 

 
 


Nuages bleus au dessus de la coopération


La coopération interuniversitaire se porte bien. Au cours des derniers mois, elle a pris de l’ampleur et étendu ses ailes au-delà des frontières qui lui étaient connues. Elle s’est diversifiée en Afrique comme en Europe pour intéresser à la fois l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé (ISSS) et l’Institut Supérieur des Sciences et de Technologie (ISST). Voici quelques exemples répertoriés :


Paris XIII - UdM

L’Université de Paris XIII appuie l’Institut Supérieur des Sciences et de Technologie depuis sa création en 2001. Cet appui est visible dans l’expertise en montage des curricula et dans une dizaine de missions d’enseignement.

Le Docteur Homère Kwawo, spécialiste d’Automatique et Télécommunications, est l’un des enseignants ayant le plus effectué de voyages sur Bangangté dans le cadre de la coopération entre l’UdM et Paris XIII.


Milan / Centre cardiologique de Monzino - UdM

Des travaux de recherche sont effectués par des chirurgiens italiens sur le campus de Mfetum. Ces travaux portent sur la mise au point de nouvelles techniques chirurgicales de la moëlle épinière. Le laboratoire d’anatomie comparée et de chirurgie expérimentale de l’UdM, don du Centre Cardiologique de Monzino, sert de terrain d’exercice de l’équipe italienne lors de ses séjours en terre camerounaise.

Les tests, pratiqués actuellement sur les babouins, seront effectués sur l’homme lorsqu’ils seront concluants.


ULP – UdM

L’Université des Montagnes et l’Université Louis Pasteur de Strasbourg préparent un accord de coopération dont l’un des objectifs est la création d’un second cycle à la Faculté des Sciences et de Technologie de l’UdM. A cet effet, le campus de Mfetum a accueilli du 22 au 26 octobre 2007, le Professeur François Lasbennes de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg.

L’Université Louis Pasteur de Strasbourg entretenait déjà de manière informelle des relations cordiales avec l’Université des Montagnes, puisque quatre de ses anciens étudiants, détenteurs d’une Licence professionnelle, y poursuivent leurs études depuis 2004. Les termes de la coopération qui s’étendra sur trois ans portent entre autres, sur l’accueil par l’Université Louis Pasteur de deux étudiants de l’UdM, titulaires d’une Licence en Instrumentation et Maintenance biomédicale à Strasbourg en vue des études de Master en imagerie biologique.

Les échanges ont été facilités par le fait que le Pr. Lasbennes est le responsable académique de la spécialité Imagerie biologique en Master Sciences, mention Images, Sciences et technologies de l’information de l’ULP.


HEIG-VD - UdM

L’Université des Montagnes et la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (Suisse) ont entamé des discussions en vue d’un accord de coopération dont un des axes vise l’accélération de l’ouverture du second cycle de formation en Technologie à l’UdM. En outre, cet accord permettra à l’UdM de devenir un centre de concours d’entrée en première année pour les étudiants camaerounais désireux de poursuivre leurs études en Suisse.

Le Professeur Georges Corday (l’ex-Directeur Adjoint de HEIG-VD, poste qu’il cumulait avec ceux de Chef du département Systèmes industriels et Microtechniques et de Responsable des services techniques de l’Ecole) et M. Philippe Moser (Chef de service Technique), ont visité les campus de Mfetum et Banekane du 28 au 30 septembre 2007. Le Professeur Freddy Mudry, enseignant d’Electronique analogique et de Signaux et systèmes à l’Institut d’Automatisation Industrielle (iAi), l’un des six instituts du Département de Technologies Industrielles de la HEIG-Vd a également séjourné à l’UdM.

UEIN - UdM

L’Université des Montagnes et l’Université El Hadj Ibrahima Niasse de Dakar (Sénégal) ont signé une convention de coopération lors du séjour à Bangangté les 15 et 16 août 2007 du Professeur El Hadji Ibrahima Diop, Doyen de l’Ecole de Médecine Saint Christopher Iba Mar Diop de l’Université El hadji Ibrahima Niasse de Dakar (UEIN).

Les deux institutions sont l’une et l’autre, les fruits de la volonté des Africains de proposer à leurs concitoyens des projets pertinents pour résoudre des problèmes endogènes.

Le projet de l’Université El Hadji Ibrahima Niasse a commencé à germer dans l’esprit de ses fondateurs dès le début des années 1980. Elle doit son nom à l’ex-guide religieux de la famille Tidiane de Kaolack (Baye Niasse). Elle compte parmi ses établissements opérationnels l’Ecole de Médecine Saint-Christopher Ibar Mar Diop qui a été inaugurée le 17 juin 2003 par le chef de l’Etat sénégalais, Me Abdoulaye Wade.

Cette école qui compte environ une centaine d’étudiants issus de seize nationalités africaines (dont le Cameroun) admet des étudiants sur étude de dossier. L’autre particularité de cette école qui, selon les mots de son doyen, a voulu innover dans le fond et la forme, est d’avoir une « année » académique de trois semestres au lieu de deux comme partout ailleurs. Ce qui fait que l’étudiant en médecine boucle ses études en cinq ans au lieu de sept, mais dans le respect scrupuleux du contenu des programmes tels qu’ils existent à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ou dans d’autres universités africaines. Outre les frais d’inscription qui s’élèvent à 100 000 Fcfa, les étudiants payent leur scolarité par semestre à hauteur de 350 000 Fcfa pour un coût global de la formation plafonnée à vingt-trois millions de francs.

Les enseignants qui viennent essentiellement de l’Université de Dakar adhèrent aux nouvelles méthodes pédagogiques mises en place dans cette école. Mais les enseignements sont complétés par des cours dispensés par des enseignants d’autres universités et parfois à distance. Les responsables de cet établissement ont très tôt mis un point d’honneur à signer des accords avec des universités telles que Yale (Connecticut-USA) ou encore Columbia (New-York-USA) afin d’accéder à leurs programmes, à leurs enseignements et surtout à leurs bibliothèques.

Selon, le Pr. Diop, l’ambition de l’Ecole est de mettre sur le marché « des médecins de type nouveau capables d’exercer partout et d’intégrer les équipes de recherche et de soins partout dans le monde, en particulier aux Etats-Unis qui sont nos partenaires dans ce projet. » L’on peut comprendre que des similitudes aient été identifiées entre les deux institutions.

Alain Kamdem Souop

 

Anciens Udemois


Première promotion de pharmaciens : parcours de combattants

Depuis 2001, l’UdM offre une solide formation en pharmacie, avec des enseignements certes calqués sur le modèle européen, mais assurant un sérieux background à ses étudiants, dont certains ayant choisi l’option Industrie ont effectué quatre mois de stage à Kinshasa. A cette occasion, ces stagiaires ont prouvé leur aptitude à s’adapter à un nouveau mode de vie, dans un pays étranger où tout est nouveau : nourriture, climat, langue.

Malgré les difficultés, ces pharmaciens fraîchement émoulus de l’UdM se sont distingués positivement sur leur lieu de stage qui, au-delà de ses vertus académiques, est également une aventure humaine dont chacun profite.


Dr Rosine Chougouo et Dr Yimta Foutse
1ère Promotion de Pharmaciens
Attachées à l’Enseignement et à la Recherche

 

 



Que sont-ils devenus ?

Le marché de l’emploi apprécie les produits de l’UdM

Les premiers diplômés de l’UdM ont fait leurs premières armes sur le marché de l’emploi où leurs compétences ont été appréciées aussi bien au sein d’entreprises privées spécialisées dans les domaines médicaux, informatiques et financiers, ainsi qu’au sein de l’université en tant qu’assistants informatiques. La prochaine promotion aura, à coup sûr, à cœur de faire aussi bien et de se mettre en valeur à l’occasion de stages en entreprise.

Alain Kamdem Souop

 
Babillard



L’UdM recherche…

Comme vous vous en doutez les besoins de l’UdM sont innombrables. En voici quelques-uns des plus urgents. N’hésitez pas à nous contacter si vous pouvez aider à répondre à une de ces nécessités. Envoyez votre courriel à : info@udesmontagnes.org
Merci d’avance,
La rédaction.


Ressources humaines :

1 Médecin permanent
2 Infirmiers permanents
3 Pédiatres temporaires
4 Internistes temporaires
5 Chirurgiens temporaires
6 Gynécologues-Obstétriciens temporaires
7 Kinésithérapeute temporaire

Ressources matérielles :

1 Matériels de cœlioscopie
2 Equipements de buanderie

Le « GRT » pour contribuer à l’amélioration de l’offre de formation à l’UdM.

L'Université des Montagnes, initiative de la société civile camerounaise, a le souci permanent d'offrir à tous les camerounais, la possibilité de participer à cet ambitieux projet éducatif. Désormais ils peuvent contribuer directement à l’amélioration de l’offre de formation à travers les Groupes Thématiques de Réflexion (GTR).


Le groupe thématique de réflexion est un organe consultatif dont le but est l’amélioration de l’offre de formation dispensée à l'UdM (excellence, adéquation aux besoins et à l'environnement local, alternative à l'offre étatique…). Les groupes de réflexions se veulent de véritables laboratoires d’idées pour le développement des formations à l'UdM.

L'UdM a donc démarré en novembre 2007, un groupe thématique pilote de réflexion sur les NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication). La mission première était de réunir des spécialistes hautement qualifiés dans le domaine de l'informatique, des réseaux et des télécommunications. C'est donc chose faite. Le groupe constitué planche sur les formations actuellement dispensées au sein de la filière « Etudes Technologiques » et devra produire des avis et des recommandations pour le fonctionnement de ce domaine (formations, partenariats, développement...).

Ce groupe pilote va donc servir de banc d'essai, avant le lancement d'autres groupes dans d’autres domaines de formation de l'Université, tels que les études médicales et pharmaceutiques.


Comment est constitué le GTR?

Il est proposé à une vingtaine de personnes volontaires, localisées indifféremment dans le monde, de faire partie du « collège de spécialistes » pour une thématique précise. Le collège représente différents corps de métiers susceptibles d'intervenir au cours de la formation des étudiants.
Par exemple pour les NTIC, il s'agit d'ingénieurs travaillant pour des sociétés de services informatiques, pour des opérateurs en télécommunication ou pour des industriels, mais aussi d'enseignants-chercheurs travaillant en sciences appliquées ou dans des écoles d'ingénieurs.
Pour les études médicales, le groupe devrait réunir quant à lui des médecins, des enseignants-chercheurs en facultés de médecine, des pharmaciens, et d'autres professionnels de santé travaillant dans des hôpitaux, dispensaires, centre de santé, cabinets de consultation….
A noter qu'il est possible à tout moment de proposer sa participation à un GTR déjà créé, à condition de posséder au moins 5 ans d'expérience professionnelle dans le domaine concerné pour être éligible à un collège.

Comment fonctionne le GTR ?

Un animateur est désigné pour le GTR conjointement par la direction des affaires académiques de l'UdM et la filière où se fait l'enseignement de la thématique. L'animateur constitue alors le collège de spécialistes et définit ensuite avec la direction de l'UdM les axes de réflexion à mener. Il (Elle) anime les échanges correspondants. Les spécialistes sont ainsi invités à donner leur avis et recommandations sur les sujets de réflexion identifiés ou à en proposer de nouveaux.

Le groupe pilote pour l'informatique, les réseaux et les télécommunications a défini 6 axes de réflexion prioritaires :
• L'amélioration du programme de licence Informatique et Réseaux
• Les objectifs d'un programme de Master
• La constitution d'un pool d'enseignants missionnaires
• La formation continue des enseignants
• Les partenariats académiques et industriels
• Le training des étudiants pour la création d'entreprise

L'animateur du groupe de réflexion a aussi pour mission de synthétiser régulièrement les avis échangés sous la forme de recommandations à transmettre à la direction de l'UdM et au département d'études concerné.


Comment contribuer à partir de n’importe où dans le monde ?

Les experts étant disséminés dans le monde, l’outil de fonctionnement du GTR est exclusivement électronique.
Le groupe pilote sur les NTIC est formé de spécialistes vivant en Amérique du Nord, en Afrique, en Europe et en Asie…. Les contributions s'effectuent via un portail web. Les membres du groupe thématique échangent sur un forum, mais aussi en direct par tchat.

En conclusion
Malgré l'éloignement, il devient possible de contribuer à son rythme et dans son domaine de prédilection, au développement de ce joyau d'éducation et vecteur développement qu’est l’UdM. Nous vous y attendons.

Eric Njedjou, co-animateur du groupe pilote
Contact : eric_njedjou@hotmail.com

 
 

UdM.Comm
B.P. 208 Bangangté
Cameroun

Tel: + (237) 348 90 89
Fax: + (237) 348 45 79
Courrier électronique:
Udm.comm@udesmontagnes.org


Edité par l'AED (Association pour l'Education et le Développement)
Association à but non lucratif (Loi du 19 Décembre 1990)
Enregistrée le 26 Août 1994 (Déclaration N0 23/RD/F36/BAPP)

Directeur de publication :
André Ntonfo


UdM.Comm
Contact : Udm.comm@udesmontagnes.org


Rédacteur en chef :
Ambroise Kom

Conseiller à la rédaction :
Noël Toche Mbah

Secrétaire de rédaction :
Véronique Chartier

Maquette et Informatique :
Françoise Gandon

Rédaction :
Jean-Pierre Chaungueu
Alphonse Djapiapsi
Innocent Futcha
Alain Kamdem Souop